Déclaration choc : Craig Button s’en prend à Bolduc publiquement

Déclaration choc : Craig Button s’en prend à Bolduc publiquement

Par William Petit Lemay le 2026-02-26

Ce n’était pas une petite critique glissée entre deux analyses.

Ce n’était pas une nuance technique.

C’était une mise au point en pleine lumière.

Craig Button a décidé de parler. Et quand il parle, ça frappe.

En entrevue avec Tony Marinaro, l’ancien dirigeant a pointé directement Zachary Bolduc.

Pas sur son talent. Pas sur ses mains. Pas sur son intelligence offensive.

Mais sur ce qui, selon lui, manque.

La constance.

La fiabilité.

La dépendabilité.

Trois mots répétés. Trois mots martelés.

Et à Montréal, ça sonne comme un rabaissement public.

Parce qu’on ne parle pas d’un vétéran en fin de parcours. On parle d’un Québécois de 23 ans, acquis dans une transaction importante avec les Blues de Saint-Louis contre Logan Mailloux.

Un joueur fier de porter le chandail bleu-blanc-rouge.

Un attaquant qui a déjà montré, par séquences, qu’il peut faire lever le Centre Bell.

Mais voilà.

Jeudi, le 26 février, Zachary Bolduc ne fait pas partie de l’alignement.

Mis de côté par Martin St-Louis.

Remplacé par Alexandre Texier.

Et le timing de la déclaration de Button ne pouvait pas être plus violent.

Parce que Bolduc navigue déjà dans une zone fragile.

Hier, on écrivait qu’il était entré dans une trajectoire critique. Que le sortir trop longtemps envoyait un message. Que la gestion devenait stratégique.

Aujourd’hui, Button vient ajouter une couche.

Il dit essentiellement ceci : "tant que Bolduc ne sera pas fiable à chaque présence, il restera du mauvais côté des décisions."

Dire qu’un jeune manque de constance, c’est normal.

Dire publiquement qu’il ne mérite pas encore la confiance complète d’un entraîneur, c’est autre chose.

Surtout dans un marché comme Montréal.

Parce que la réalité est plus nuancée.

Bolduc a connu de très bons passages.

On l’a vu dominer des séquences. On l’a vu créer de l’offensive spontanée. On l’a vu montrer pourquoi il a gagné une Coupe Memorial et pourquoi il était vu comme un marqueur naturel.

Mais oui, il y a eu des creux.

Des matchs plus discrets.

Des erreurs défensives.

Des présences effacées.

Alexandre Texier, lui, offre autre chose. Plus d’expérience. Plus de stabilité. Une lecture défensive plus fiable. Un jeu moins spectaculaire… mais plus prévisible.

Et Martin St-Louis, en période de course aux séries, semble privilégier la sécurité.

Ce qui rend la sortie de Button encore plus délicate, c’est le contexte transactionnel.

Le 6 mars approche.

La date limite.

Chaque décision d’alignement devient un signal aux autres équipes.

Un jeune laissé dans les gradins trop longtemps devient rapidement un actif.

Un joueur qu’on “développe ailleurs”. Un nom qui circule dans des discussions.

Kent Hughes observe.

Jeff Gorton calcule.

Bolduc fait-il partie du noyau long terme?

Ou devient-il une pièce dans un package pour aller chercher un centre établi?

Quand Craig Button affirme que Bolduc doit prouver qu’il peut être fiable “tout le temps”, il met involontairement une pression supplémentaire sur un joueur déjà en équilibre.

Parce qu’à 23 ans, on ne parle plus de projection junior.

On parle de confirmation.

Mais est-ce que c’est vraiment un rabaissement?

Ou est-ce une lecture froide?

Button dit croire qu’il va y arriver. Il répète qu’il pense que Bolduc peut allonger ses bonnes séquences et raccourcir les mauvaises.

Mais le message demeure brutal.

À Montréal, le moindre doute public devient une étiquette.

Et Bolduc se retrouve aujourd’hui coincé entre deux réalités.

D’un côté, un talent offensif réel.

De l’autre, une exigence d’exécution complète.

Le vestiaire regarde.

Les dirigeants regardent.

Les autres équipes regardent.

Et pendant que Texier prend sa place dans l’alignement, la question devient lourde : Martin St-Louis développe-t-il Bolduc… ou est-il en train de tester sa valeur marchande?

Craig Button a peut-être voulu livrer une analyse pédagogique.

Mais à Montréal, ça sonne comme un avertissement.

Et dans un marché où la patience est mince et où la date limite approche à grande vitesse, chaque mot compte.

Surtout quand il est prononcé en direct.

La trajectoire de Zachary Bolduc vient de devenir encore plus fragile.

À suivre...