Déclaration choc de François Gagnon : Nick Suzuki a déjà perdu le trophée Selke

Déclaration choc de François Gagnon : Nick Suzuki a déjà perdu le trophée Selke

Par William Petit Lemay le 2026-03-16

Il y a quelques semaines à peine, le nom de Nick Suzuki circulait sérieusement dans les discussions entourant le trophée Selke. Le capitaine du Canadien de Montréal impressionnait autant par sa production offensive que par son efficacité défensive.

Sur la glace, il affrontait les meilleurs joueurs adverses, gagnait ses duels et montrait une intelligence de jeu digne des meilleurs centres défensifs de la Ligue nationale.

Mais aujourd’hui, le discours commence tranquillement à changer.

Et c’est François Gagnon qui a lancé une véritable onde de choc en affirmant que Suzuki n’était tout simplement plus au niveau d’un candidat pour le prestigieux trophée remis au meilleur attaquant défensif de la LNH.

Selon l’analyste, quelque chose semble avoir changé dans le jeu du capitaine du Tricolore depuis le retour de la pause olympique.

Offensivement, Suzuki continue de produire.

Il marque des buts, crée des jeux et reste un moteur important de l’attaque montréalaise.

Mais pour un joueur aspirant au trophée Selke, ce n’est pas suffisant. Ce qui distingue les véritables candidats, c’est leur domination défensive constante, particulièrement à cinq contre cinq.

Et c’est précisément là que le bât blesse.

Gagnon a expliqué que le Suzuki que l’on voyait plus tôt cette saison était un joueur extrêmement responsable dans sa zone. Un centre capable de mettre l’attaque de côté pour neutraliser les meilleurs éléments adverses. Un joueur capable de bloquer des tirs, de gagner des mises en jeu cruciales et d’imposer un rythme défensif irréprochable.

Bref, un vrai joueur complet.

Mais lors du dernier match contre les Ducks d’Anaheim, certains détails ont soulevé des questions.

Suzuki s’est notamment retrouvé sur la glace lors des deux premiers buts des Ducks. Évidemment, ces buts ne peuvent pas lui être attribués directement. Le hockey reste un sport collectif où plusieurs erreurs peuvent mener à une séquence dangereuse.

Cependant, une scène en particulier a retenu l’attention.

Sur une séquence défensive, Suzuki s’est retrouvé devant un tir relativement anodin dirigé vers le filet… et il s’est tassé de la trajectoire de la rondelle.

Pour Gagnon, ce genre de geste est difficile à accepter lorsqu’on aspire au Selke.

Bloquer des tirs, gagner des batailles défensives et accepter les sacrifices physiques font partie du travail des meilleurs centres défensifs de la ligue. Des joueurs comme Aleksander Barkov, qui a remporté le trophée lors des deux dernières saisons, bâtissent leur réputation précisément sur ce type de détails.

Et c’est là que la comparaison devient cruelle.

Suzuki demeure un joueur extrêmement talentueux et un leader important dans le vestiaire du Canadien. Mais le niveau d’exigence pour le Selke est impitoyable.

Le moindre relâchement défensif peut faire glisser un joueur dans la hiérarchie des candidats.

La situation est d’autant plus délicate que Suzuki lui-même semble porter un lourd poids sur ses épaules. Après la défaite de 4-3 contre Anaheim, le capitaine n’a pas tenté de se cacher devant les journalistes.

Au contraire.

Il a assumé sa part de responsabilité sur le but de Leo Carlsson, marqué seulement cinq secondes après une mise au jeu en territoire montréalais.

« Je n’ai pas bloqué le tir et c’est rentré. Ce but-là est ma faute », a-t-il admis.

Un geste de leadership, certes.

Mais aussi le reflet d’un capitaine visiblement frustré par la séquence actuelle de son équipe.

Depuis la pause, le Canadien éprouve d’importantes difficultés défensives. En seulement neuf matchs, l’équipe a accordé 32 buts, un chiffre inquiétant pour un club qui tente de solidifier sa place dans la course aux séries éliminatoires.

Et dans un tel contexte, les projecteurs se tournent inévitablement vers les leaders du vestiaire.

Suzuki en est parfaitement conscient.

Mais la réalité demeure la même : pour être considéré comme un véritable candidat au trophée Selke, chaque détail compte.

Chaque mise en jeu.

Chaque repli défensif.

Chaque tir bloqué.

Et selon François Gagnon, le niveau affiché récemment par le capitaine du Canadien n’est tout simplement plus suffisant pour rester dans cette conversation.

La bonne nouvelle pour Suzuki?

La saison n’est pas terminée.

Et dans la LNH, il suffit parfois de quelques performances dominantes pour complètement renverser une perception.

Mais une chose est certaine : si Nick Suzuki veut relancer sa candidature au Selke, il devra rapidement retrouver le niveau de jeu défensif qui faisait de lui l’un des centres les plus respectés de la ligue.

À suivre...