Le Canadien de Montréal a peut-être volé deux points à Ottawa, mais ce qui a vraiment marqué la soirée, ce n’est pas la remontée du CH. C’est ce qui s’est passé après la sirène finale, devant les micros.
Jake Sanderson n’a pas seulement parlé.
Jake Sanderson a dérapé.
Deux déclarations. Deux bombes. Deux messages lourds de sens.
Première controverse : le gardien jeté sous l’autobus
Dans une sortie qui a rapidement fait le tour des réseaux, Sanderson a résumé la défaite de manière brutale :
« Tu dois faire plus que dix arrêts pour gagner un match. »
Le contexte rend la chose encore plus délicate. Leevi Meriläinen, 23 ans, disputait un dixième départ consécutif, propulsé dans un rôle de numéro un par la blessure de Linus Ullmark. Six buts accordés sur 19 tirs, oui.
Mais aussi une équipe devant lui qui s’est écroulée mentalement en fin de match.
Ce genre de commentaire, ça ne se dit pas publiquement.
Encore moins quand le gardien est jeune.
Encore moins quand la saison est encore en vie.
Dans un vestiaire sain, ce discours-là se fait derrière des portes closes. À Ottawa, la frustration a visiblement débordé.
Deuxième controverse : la flèche empoisonnée vers les partisans
Puis est venue la phrase qui a tout changé.
Sanderson a admis se sentir habitué de jouer à l’étranger… même à domicile.
Also dropped this one.
— Everyday Sens (@EverydaySens) January 18, 2026
We're going to see more of this if things don't turn around. Can only push moral victories for so long before missing the playoffs becomes a reality. pic.twitter.com/kXtCkzJBfw
Cette déclaration-là ne vise pas le Canadien.
Elle vise les gradins.
Elle vise un aréna où les partisans adverses prennent de plus en plus de place.
Elle vise une base partisane secouée, divisée, fragilisée.
Elle vise une semaine infernale marquée par des rumeurs toxiques, des attaques en ligne et des tentatives claires de miner la chimie de l’équipe.
Ce n’est plus une frustration liée à une défaite.
C’est un ras-le-bol de l’environnement.
Quand un joueur clé commence à dire qu’il se sent à l’étranger dans son propre building, ce n’est jamais anodin. Ça traduit un malaise profond. Une perte de repères. Un sentiment d’abandon.
Une semaine qui a laissé des traces
Les Sénateurs sortaient déjà d’une période agitée.
Rumeurs incontrôlées.
Débats malsains sur l’avenir de certains joueurs.
Ambiance électrique sur les réseaux sociaux.
Dans ce contexte-là, Sanderson n’a pas protégé son équipe.
Sanderson n’a pas protégé son gardien.
Sanderson n’a pas protégé ses partisans.
À travers ses propos, une chose transparaît clairement : le plaisir n’y est plus.
Un contraste frappant avec Montréal
À Montréal, les gardiens sont protégés.
À Montréal, les joueurs parlent d’unité.
À Montréal, les critiques restent internes.
À Ottawa, la frustration sort au grand jour.
Et quand ça commence à sortir comme ça, ce n’est jamais bon signe.
Sanderson a livré un grand match sur la glace. Quatre points. Dominant. Engagé.
Mais devant les micros, le message envoyé est tout autre : jouer à Ottawa devient lourd.
Quand les mots parlent plus fort que le jeu
Ce genre de déclaration ne veut pas nécessairement dire qu’un joueur veut partir demain matin.
Mais ça révèle un état d’esprit.
Un inconfort.
Une lassitude.
Et surtout, ça expose une organisation qui n’arrive plus à contrôler son narratif.
Les Sénateurs ont perdu un match qu’ils dominaient.
Mais la vraie défaite, elle est peut-être survenue après.
Quand un pilier commence à parler comme ça, c’est rarement un accident.
À Ottawa, la glace craque.
Et cette fois, ce ne sont pas les partisans adverses qui ont fait le plus de bruit.
Ouch...
