TVA Sports a relancé un scénario qui risque de faire énormément jaser à Montréal.
De plus en plus de recruteurs trouvent l’idée intéressante.
Selon le journaliste Nicolas Cloutier, plusieurs contacts à travers la LNH ne considèrent pas du tout farfelue la possibilité de voir Brock Boeser associé au Canadien de Montréal dans une transaction impliquant notamment Brendan Gallagher comme "salary dump" et des actifs d’avenir.
Il faut se rappeler un élément important que plusieurs ont déjà oublié.
À l’été 2025, avant sa prolongation de contrat avec Vancouver, le Canadien était extrêmement agressif dans le dossier Boeser.
Kent Hughes cherchait déjà un attaquant capable d’évoluer dans le top-6, capable de marquer des buts et capable de compléter un noyau offensif qui manquait encore de profondeur derrière Nick Suzuki, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky et Ivan Demidov.
Finalement, Boeser avait surpris tout le monde en signant une prolongation de sept ans à 7,25 millions de dollars par saison jusqu’en 2031.
Le dossier semblait mort.
Aujourd’hui, il revient pourtant par la grande porte.
La raison est simple.
Vancouver et son nouveau DG Ryan Johnson veulent tout détruire pour reconstruie. Les Canucks cherchent des jeunes joueurs, des espoirs et des jeunes actifs capables de partir la reconstruction du bon pied. Montréal possède exactement ce genre de monnaie d’échange.
Et un nom revient constamment dans les discussions : Adam Engström.
Le jeune défenseur suédois plaît énormément à plusieurs organisations de la LNH. Son coup de patin, sa mobilité, sa capacité à transporter la rondelle et son potentiel de défenseur top-4 attirent l’attention partout dans la ligue.
Du côté de Vancouver, le profil d’Engström serait particulièrement apprécié.
Lorsque tu regardes la profondeur actuelle du Canadien à gauche avec Lane Hutson, Kaiden Guhle, Mike Matheson, Jayden Struble et Arber Xhekaj (s'il n'est pas échangé), il devient plus facile de comprendre pourquoi certaines équipes appellent Montréal à son sujet.
Surtou qu'Adam Engström n'est pas un défenseur robuste. Il est un défenseur qui va monter la rondelle comme le vent et qui va faire une solide première passe.
La réalité est que le CH a déjà beaucoup trop de défenseurs dans ce moule.
Jusqu’où Kent Hughes est-il prêt à aller pour ajouter un attaquant établi?
Boeser n’est pas parfait.
Il aura 29 ans.
Son contrat est long.
Son salaire n’est pas négligeable.
Mais il demeure l’un des meilleurs marqueurs naturels disponibles parmi les joueurs qui pourraient réellement changer d’adresse.
On parle d’un ailier droit capable de jouer avec du talent offensif, capable de marquer plus de 30 buts lorsque tout va bien et capable de profiter des passes d’un joueur comme Ivan Demidov, surtout si on place le Russe au centre.
L’image est facile à imaginer.
Demidov qui distribue la rondelle.
Boeser qui décoche son tir sur réception.
C’est exactement le genre de combinaison que plusieurs dirigeants tentent de construire autour du jeune phénomène russe.
Le dossier Gallagher ajoute également une dimension intéressante.
Vancouver représente depuis longtemps la destination logique pour le vétéran du Canadien. Son leadership, son caractère et ses racines dans l’Ouest canadien font de lui un candidat naturel pour les Canucks qui veulent bâtir une nouvelle culture.
Si Ryan Johnson accepte d’absorber le contrat de Gallagher, les discussions deviennent automatiquement plus simples.
Le défi consiste maintenant à trouver la bonne compensation pour obtenir Boeser en envoyant Gally chez les Canucks.
Selon TVA Sports, il faudrait inclure un choix de premier tour et un espoir "de grade B".
Adam Engström? Un autre Suédois dans l'histoire des Canucks? Avec les Sedin qui sont arrivés comme co-présidents de l'équipe, ce serait tellement logique.
Le lien entre Montréal et Brock Boeser n’a jamais complètement disparu.
Le Canadien le voulait avant sa prolongation.
Le Canadien cherche toujours le même type de joueur aujourd’hui.
Et lorsque plusieurs recruteurs commencent à dire que l’idée n’est pas folle du tout, il devient difficile d’ignorer complètement la possibilité qu’un jour, Brock Boeser finisse par porter le chandail bleu-blanc-rouge.
