David Reinbacher serait à deux doigts de St-Louis.
Cette rumeur... vient de Mathias Brunet et le Snake Boisbert. Et ça, dans l’écosystème montréalais, ça change tout.
Brunet a toujours été le plus grand défenseur de Reinbacher (et le plus grand détracteur de Matvei Michkov).
Celui qui a calmé les excès, expliqué la patience nécessaire, rappelé que le développement d’un défenseur droitier structuré ne se mesure pas en highlights, mais en saisons.
Quand un gars comme lui laisse entendre, calmement, que Reinbacher pourrait être sur le marché, c'et un véritable tremblement médiatique. Et depuis cette sortie, la machine s’est excitée.
Dans le podcast qu’il anime avec Simon "Snake" Boisvert, le ton est devenu franchement révélateur. On pose la question sans détour, et elle frappe fort :
« Considérant que ce que l’on sait de Reinbacher et la tenue du top-4 actuel à Montréal, serait-il le temps de l’échanger avec le choix de première ronde du Canadien en 2026 pour un ailier qui pourrait jouer sur le premier trio? »
La réflexion est lourde de sens. Pas parce qu’elle condamne Reinbacher, mais parce qu’elle reflète un changement de philosophie. Boisvert va plus loin, évoquant directement un nom qui circule depuis des mois à Saint-Louis :
« J’imagine qu’il doit penser à Jordan Kyrou, par exemple. Il faudrait que ce soit un joueur qui est encore dans la vingtaine et qui a un bon contrat.
Je ne serais pas contre l’idée, uniquement parce qu’en ce moment, on n’est pas certain du plafond de Reinbacher, alors qu’un joueur top-6 établi, on sait exactement ce qu’il t’apporte. »
Et c’est là que la discussion devient brûlante. Parce que Jordan Kyrou, malgré son talent évident, n’est pas la cible prioritaire du Canadiens de Montréal. À Montréal, on veut Robert Thomas.
Boisvert le dit lui-même, presque à regret :
« Le nom de Robert Thomas a circulé la semaine dernière. Ça ne vous tente pas? Moi, Robert Thomas, je suis dessus… mais c’est sûr qu’il va en demander beaucoup. (Hage ou Zharovsky). Ils l’ont dit. Ils ne donneront pas Robert Thomas (et le CH ne donnera pas Michale Hage). C’est pour ça que je ne l’ai pas nommé. »
Voilà exactement où se situe la ligne de fracture. Robert Thomas est le joueur que Montréal veut vraiment. Centre numéro un établi, encore dans la vingtaine, sous contrat, champion de la Coupe Stanley, profil two-way parfait pour ce que Martin St-Louis et Kent Hughes cherchent à bâtir. Mais à Saint-Louis, Thomas est, officiellement, intouchable. Et quand il ne l’est plus, le prix devient démentiel.
Les Blues demandent beaucoup. Trop, diront certains. Un défenseur central (Guhle ou Reinbacher). Des choix majeurs. Et surtout, ils insistent pour un espoir premium. Michael Hage ou Alexander Zharovsky.
Deux noms que Montréal refuse catégoriquement de mettre sur la table. C’est là que Reinbacher entre dans l’équation. Non pas comme une erreur à effacer, mais comme une monnaie d’échange devenue soudainement… envisageable.
Ce qui est fascinant, c’est que ce débat ne se limite plus aux podcasts ou aux réseaux sociaux. Les médias traditionnels en parlent de plus en plus ouvertement.
« Je ne dis pas que le Canadien va échanger David Reinbacher, mais je dirais qu’ils sont plus proches de le faire maintenant que jamais! »
— commissionathletique (@Commissionathl) January 30, 2026
Ne ratez pas le plus récent épisode de Processus pour une mise à jour complète sur la situation du jeune défenseur.https://t.co/tGCu1xZWut pic.twitter.com/1iSFOMxia8
On ne murmure plus. On affirme. On laisse entendre que le Canadien pourrait avoir lâché la serviette dans le dossier Reinbacher, parce que la fenêtre compétitive commence à s’ouvrir plus vite que prévu. Et dans la LNH, quand la fenêtre s’ouvre, la patience change de valeur.
Surtout quand le défenseur autrichien ne progresse pas à Laval.
À Saint-Louis, on le sait. On le sent. Les recruteurs sont au Centre Bell. À Laval. Les appels continuent. Le dossier chauffe. Vraiment.
Et plus les discussions avancent, plus une réalité dérangeante s’impose : si Montréal veut frapper un vrai coup à la Kyrou, il faudra sacrifier quelque chose de douloureux. Pas la lune comme avec Thomas. Mais quelque chose de significatif.
Ce dossier est rendu à un point de non-retour philosophique. Reinbacher n’est plus seulement un espoir. Il est devenu un malaise organisationnel. Et quand même Mathias Brunet, son plus fidèle défenseur, ouvre la porte à cette possibilité, ce n’est plus une rumeur. C’est un moment charnière.
Ce qui se joue entre Montréal et Saint-Louis n’est pas un simple échange. C’est un choix de trajectoire.
Et pour la première fois depuis longtemps, le Canadien semble prêt à envisager que la réponse ne soit plus la patience… mais l’audace.
Reinbacher pour Kyrou et un choix de 1re ronde? Ça chauffe...
