Départ de Kirby Dach: la tempête commence

Départ de Kirby Dach: la tempête commence

Par David Garel le 2026-02-17

Le retour à l’entraînement du Canadiens de Montréal marque officiellement le début de la vraie tempête.

Parce qu’en coulisses, ça bouge. Beaucoup.

Et pendant que les joueurs reprennent la glace, le téléphone de Kent Hughes ne déroule pas.

Pendant des semaines, plusieurs rêvaient encore d’un scénario hollywoodien impliquant Sidney Crosby. Le genre de coup qui ferait exploser Montréal et changerait instantanément la trajectoire du club. Mais ce chapitre est fermé. Les Penguins de Pittsburgh sont dans le portrait des séries, Crosby n’est pas disponible, point final.

Alors on revient à la réalité.

Et cette réalité-là porte un nom : Nazem Kadri.

Kadri est devenu, très clairement, le meilleur centre vétéran accessible sur le marché. Pas parfait. Pas jeune. Pas donné. Mais réel. Et surtout : ouvert à Montréal.

C’est là que le dossier prend une tournure sérieuse.

Kadri gagne 7 M$ par saison jusqu’en 2029. Il a 35 ans. Son contrat est lourd. Mais son profil, lui, répond exactement à ce que cherche le CH à court terme : un centre capable d’absorber des confrontations difficiles, de jouer dans le trafic, d’enlever de la pression à Nick Suzuki et de donner une vraie chance au club en séries.

Et du côté des Flames de Calgary, on écoute.

Calgary n’a pas une banque d’espoirs débordante. Ils savent que Kadri est leur meilleur levier pour se repositionner. Ils veulent du jeune, du contrôlable, et idéalement un joueur déjà capable de jouer dans la LNH.

C’est là que Kirby Dach entre dans l’équation.

Son nom circule fort. Très fort.

À Calgary, évidemment.

Mais aussi au Minnesota.

Et même du côté de Los Angeles.

Ce n’est plus une rumeur isolée : Dach est bel et bien disponible.

Malgré les fleurs que lui lance Martin St-Louis, malgré son regain d’énergie récent, malgré ses petites poussées offensives, tout le monde dans la ligue comprend la même chose : Montréal est prêt à s’en servir comme pièce maîtresse dans un échange.

Pourquoi?

Parce que Dach reste un pari.

Quatre saisons marquées par les blessures. Un statut de joueur autonome avec compensation qui s’en vient. Un salaire actuel autour de 3,36 M$. Et une production qui n’a jamais réellement décollé de façon durable depuis son arrivée à Montréal.

Pour Calgary, c’est un projet intéressant : jeune, gros gabarit, ancien choix élevé, encore malléable.

Pour Montréal, c’est une carte.

Mais Dach seul ne sera pas assez.

Les Flames veulent plus.

Ils regardent du côté de la défensive gauchère du CH. Ils aiment le profil de jeunes comme Jayden Struble. Ils poussent même pour Adam Engström, mais sur ce point, Montréal est beaucoup plus ferme.

Et il y a toujours la question du choix de première ronde.

Le CH pourrait en inclure un… mais seulement si Calgary accepte une rétention salariale sérieuse sur Kadri. Sans ça, Hughes ne sacrifiera pas Dach + un défenseur + un premier choix pour avaler un contrat de 7 M$ jusqu’en 2029.

Autre ligne rouge : Oliver Kapanen.

Les Flames l’adorent. Ils l’ont demandé. Mais Montréal refuse de l’inclure. Malgré le débat sur son plafond réel comme deuxième centre, Kapanen est vu comme un pilier de transition, pas comme une monnaie d’échange.

Donc, présentement, la vraie discussion ressemble à ça :

Kirby Dach est disponible.

Un défenseur gaucher peut entrer dans le montage. (Adam Engström ou Jayden Struble, à moins que les Flames poussent pour Arber Xhekaj).

Un choix peut être ajouté si salaire retenu.

Kapanen, non négociable.

Pendant ce temps, Kadri continue de glisser à Calgary. Ses matchs récents n’aident pas sa valeur. Son implication est remise en question. Et plus ça traîne, plus le rapport de force bascule tranquillement vers Montréal.

Ajoutez à ça que d’autres équipes sont dans le coup, mais aucune n’a la combinaison d’actifs jeunes + flexibilité salariale que possède le CH.

On comprend aussi pourquoi Kent Hughes ne se précipite pas.

Il sait qu’il est en position de patience.

Il sait que Kadri est le meilleur centre réaliste sur le marché.

Et il sait surtout qu’il ne doit pas hypothéquer l’avenir pour un joueur de 35 ans, même aussi compétitif soit-il.

Mais une chose est claire : le rêve Crosby est mort.

Le marché est actif.

Kirby Dach est partout dans les conversations.

Et Nazem Kadri est devenu le pivot de toutes les projections montréalaises.

Ce n’est plus un fantasme de partisans.

C’est un vrai dossier.

Et à Montréal, ça commence sérieusement à chauffer.