Destruction d'Alexandre Texier: un journaliste tient des propos horribles

Destruction d'Alexandre Texier: un journaliste tient des propos horribles

Par David Garel le 2026-01-14

La Gazette nous donne mal au coeur.

Il y a des réactions qui en disent beaucoup plus long sur celui qui parle que sur l’événement qu’il commente. La prolongation de contrat d’Alexandre Texier, deux ans à 2,5 M$ par saison, en est devenue un exemple parfait.

Alors que le Canadien consolide tranquillement un noyau qui croit à quelque chose de plus grand, il fallait bien qu'un journaliste anglophone choisisse de détruire le Français.

« Prolonger Alexandre Texier pour deux autres années est absolument ridicule. Ça n’a aucun sens. Quelle est l’urgence de faire ça maintenant? Ça n’a aucun sens. Attendez de voir ce qu’il va devenir. »

Comme si le vestiaire, l’humain, le timing et la confiance n’existaient pas.

La sortie de Brendan Kelly est inacceptable. Avant même de regarder ce que représente vraiment Alexandre Texier pour le Canadien aujourd’hui, le journaliste a traité la signature de ridicule.

Pourtant, quand on prend une seconde pour lever les yeux du clavier, le geste posé par Kent Hughes apparaît non seulement logique, mais profondément cohérent avec tout ce que le CH construit depuis deux ans.

Ce qui choque profondément dans cette sortie du journaliste de The Gazette, c’est l’aveuglement volontaire.

Qualifier la prolongation d’Alexandre Texier de « ridicule » et dire que ça « ne fait pas de sens » après tout ce qu’il a vécu, montré et intégré à Montréal, c’est faire abstraction complète du contexte humain, sportif et stratégique.

Texier ne sort pas de nulle part : il s’est reconstruit, il a gagné sa place dans le groupe, il a performé, il a accepté moins d’argent pour être ici, il s’est enraciné, sa mère est venu le rejoindre à Montréal, il parle du club comme d’un projet de vie et il a publiquement dit croire que cette équipe peut gagner la Coupe Stanley.

Dans ce contexte-là, attendre serait justement l’erreur : attendre, c’est risquer de payer plus cher, de perdre un joueur convaincu, ou de fragiliser un équilibre de vestiaire qui fonctionne.

À 2,5 M$, ce contrat est une aubaine, une flexibilité totale, top 6 quand ça clique, bottom 6 quand il faut, et certainement pas un geste précipité:

Suggérer que cette signature annonce forcément une transaction, c’est projeter un dégoût anti-Texier sans fondement.

Montréal n’a pas signé Texier par panique, mais par cohérence. Après tout ce qu’il a traversé, après la façon dont il s’est intégré et après le message que le CH envoie depuis deux ans à ses joueurs ( si tu t’investis ici, on s’investit en toi), venir réduire ça à un « wait and see » froid et déconnecté, c’est passer à côté de l’essentiel.

Et franchement, c’est indigne de la lucidité qu’on est en droit d’attendre d’un observateur sérieux.

Cette sortie publique résume parfaitement le malaise. Parce que la vraie question n’est pas pourquoi maintenant, mais pourquoi attendre ?

Texier n’est pas un billet de loterie. Il est la preuve vivante que l’environnement, la confiance et la stabilité transforment une carrière.

En novembre, il avait des offres plus lucratives ailleurs. Il a choisi Montréal. Il a choisi un projet. Il a choisi un vestiaire.

Et le Canadien, pour une fois, n’a pas attendu que le prix explose pour reconnaître la valeur d’un joueur qui a livré exactement ce qu’on lui demandait, et plus encore.

Parler d'un mauvais "move", c’est refuser de voir ce que cette signature représente réellement : un message interne.

Un message envoyé au vestiaire. À ceux qui se battent. À ceux qui acceptent des rôles. À ceux qui croient au plan. Le message est clair : ici, si tu t’embarques pour vrai, on te le rend. Pas dans deux ans. Pas quand il sera trop tard. Maintenant.

À 2,5 M$, Alexandre Texier n’est pas un risque. Il est une assurance. Une assurance de profondeur, de polyvalence, d’intelligence de jeu, mais surtout une assurance culturelle.

Et pendant que certains crient à l’absurde sur les réseaux sociaux, le Canadien, lui, continue d’avancer avec une rare cohérence.

Ce n’est pas une signature impulsive.

C’est une signature qui assume une vision... contrairement aux propos horribles d'un journaliste en manque de clics.