Disparition de Cole Caufield: la chambre du CH sous enquête

Disparition de Cole Caufield: la chambre du CH sous enquête

Par David Garel le 2026-04-08

Il se passe quelque chose de bizarre autour de Cole Caufield. Et à un moment donné, il faut arrêter de faire semblant.

Parce que ce n’est plus subtil.

Depuis qu’il est bloqué à 49 buts, Caufield a complètement disparu du radar médiatique. Pas d’entrevues. Pas de disponibilité. Même après avoir été nommé première étoile d’un match, il n’a pas parlé sur la flace. Rien. Silence total.

Et ça, dans un marché comme Montréal, ça n’arrive jamais par hasard.

Ce n’est pas le joueur qui décide ça tout seul.

C’est une décision organisationnelle.

Et derrière ça, il y a un nom : Chantal Machabée.

Le département des communications est en train de contrôler le narratif. De gérer l’image. De filtrer l’accès.

Autrement dit : on protège Caufield.

Mais à quel prix?

Parce que ce qu’on nous vend, c’est une gestion “normale”. Une façon de calmer la tempête. De réduire la pression. De permettre au joueur de respirer.

La réalité?

On manipule la perception.

On enlève Caufield du spotlight au moment précis où il est au centre de l’histoire. On choisit quand il parle. On choisit quand il ne parle pas. On décide de ce que le public voit… et de ce qu’il ne voit pas.

Et ça devient problématique.

Parce que les partisans ne sont pas dupes.

Ils voient un joueur frustré sur la glace.

Ils voient une équipe qui le cherche constamment.

Ils voient un moment qui grossit.

Et en parallèle, ils voient une organisation qui ferme les micros.

Ouch. Le paradoxe est violent.

Surtout quand tu regardes la scène de l’autre soir : première étoile… mais aucun mot. Aucun visage. Aucune réponse.

Dans un contexte normal, c’est impensable.

Et ça envoie un message.

Pas juste aux médias.

Pas juste aux partisans.

Au vestiaire aussi.

Parce que pendant que certains joueurs répondent aux questions, assument, expliquent les performances — bonnes ou mauvaises — la vedette offensive de l’équipe, elle, est placée dans une bulle.

Et ça, ça peut déranger.

Même si l’intention est bonne.

Parce que oui, Caufield ressent la pression. Oui, le 50e but est devenu un poids. Oui, ça affecte le jeu collectif.

Mais l’isoler comme ça?

C’est une solution à court terme qui ressemble beaucoup à un écran de fumée.

Et plus ça continue, plus ça devient évident.

Le Canadien ne gère pas seulement un joueur.

Il gère une histoire.

Et en ce moment, cette histoire-là est contrôlée au millimètre.

Le problème, c’est que quand tu commences à trop contrôler le message…

Tu finis souvent par perdre le contrôle de la réalité.