Dossier explosif : Kent Hughes au cœur d’une nouvelle polémique

Dossier explosif : Kent Hughes au cœur d’une nouvelle polémique

Par André Soueidan le 2026-03-14

Un malaise grandissant secoue tranquillement les coulisses du hockey québécois… et un nom bien connu des partisans du Canadien de Montréal refait soudainement surface dans cette histoire.

Celui de Kent Hughes.

Le directeur général du Tricolore n’est évidemment pas directement impliqué dans la controverse actuelle. Mais son ancienne vie d’agent de joueurs et le rôle qu’a longtemps occupé son agence dans le milieu refont parler d’eux à la lumière d’un phénomène troublant qui gagne de l’ampleur.

Une réalité qui commence à déranger bien des gens dans le monde du hockey mineur.

Dans un reportage publié samedi par le journaliste Kevin Dubé du Journal de Montréal, une tendance inquiétante est mise en lumière. Des agents de joueurs tenteraient désormais de recruter des athlètes… à un âge extrêmement précoce.

Dans certains cas, à peine 12 ans.

Le cas qui fait le plus jaser ces jours-ci concerne un jeune joueur québécois très prometteur, Liam Tep. À seulement 12 ans, l’attaquant aurait déjà conclu une entente avec l’agence Quartexx Management.

Une agence bien connue dans le milieu.

Et surtout… une agence qui a longtemps été dirigée par Kent Hughes lui-même avant qu’il ne quitte le monde des agents pour prendre les rênes du Canadien.

La situation n’a rien d’illégal.

Les parents d’un jeune joueur ont parfaitement le droit d’accepter ce type d’entente avec un représentant. Mais dans les coulisses du hockey, plusieurs agents reconnaissent eux-mêmes que la situation commence à prendre une tournure inquiétante.

Et certains n’hésitent plus à utiliser des mots très durs.

Dans le reportage du Journal de Montréal, plusieurs agents consultés admettent ressentir un malaise face à cette nouvelle réalité. L’un d’eux résume même la situation de manière brutale.

« La business est rendue malsaine », confie-t-il sous couvert d’anonymat.

Selon plusieurs intervenants du milieu, la multiplication des agences de représentation dans les dernières années a créé une compétition féroce pour dénicher les futurs talents. Résultat : certains représentants n’hésitent plus à approcher des joueurs de plus en plus jeunes.

Parfois dès l’âge de 10 ans.

Oui… 10 ans.

Le phénomène serait particulièrement visible lors du célèbre tournoi Brick Invitational d’Edmonton, une compétition qui rassemble chaque année certains des meilleurs joueurs de 10 ans en Amérique du Nord.

Selon plusieurs sources citées dans le reportage, des représentants d’agences s’y rendent régulièrement pour observer les jeunes talents et identifier les futures vedettes.

Autrement dit… le recrutement commencerait bien avant que ces joueurs aient atteint l’adolescence.

C’est justement lors de ce tournoi que le jeune Liam Tep aurait attiré l’attention de plusieurs agents après avoir battu un record de points appartenant à Cole Caufield.

Un exploit impressionnant… mais qui a aussi déclenché une avalanche d’intérêt.

Selon la famille du jeune joueur, des agents auraient commencé à les contacter peu de temps après leur retour d’Edmonton.

Des appels.

Des rencontres.

Des propositions.

Le genre de pression qui peut devenir difficile à gérer pour des parents… et encore plus pour un enfant.

Plusieurs grandes agences auraient d’ailleurs manifesté leur intérêt pour représenter le jeune prodige, incluant la firme CAA, dirigée par l’influent agent Pat Brisson.

Au final, c’est l’agence Quartexx qui aurait obtenu la signature du jeune joueur.

Encore une fois… rien d’illégal.

Mais la situation soulève une question troublante.

Est-ce qu’un enfant de 12 ans est réellement prêt à être plongé dans cette machine qu’est l’industrie du hockey professionnel?

Certains agents eux-mêmes en doutent.

Un représentant interrogé dans le reportage soulève un point particulièrement inquiétant. Selon lui, accorder le statut de « vedette » à un joueur aussi jeune peut créer des attentes irréalistes et une pression énorme.

Parce que le hockey… à haut niveau… est une jungle.

« À chaque jour, il faut que tu sauves ton lunch », résume-t-il.

Et c’est peut-être là que l’histoire prend une tournure presque ironique.

Kent Hughes connaît mieux que personne cet univers.

Avant de devenir directeur général du Canadien, il a passé près de deux décennies à naviguer dans cette guerre féroce entre agents, contrats et négociations.

Cette réalité rappelle d’ailleurs une autre réflexion qui circule actuellement autour du Canadien de Montréal.

Plusieurs observateurs commencent à se demander si la vision de Kent Hughes pour construire son équipe est la bonne.

Une analyse récente a notamment comparé la reconstruction du Canadien avec celle des Ducks d’Anaheim… une comparaison qui place directement le directeur général montréalais sous les projecteurs.

Un milieu compétitif.

Parfois brutal.

Un milieu que plusieurs observateurs décrivent aujourd’hui comme un véritable champ de bataille pour les futurs talents.

Avec le recul, certains se demandent d’ailleurs si Hughes n’a pas quitté ce monde au moment parfait.

Parce que pendant que les agences s’affrontent désormais pour recruter des joueurs toujours plus jeunes… lui se retrouve aujourd’hui de l’autre côté de la barrière.

À la tête d’une organisation de la LNH.

Et pendant que la bataille fait rage dans les arénas du hockey mineur… Kent Hughes, lui, construit tranquillement l’avenir du Canadien de Montréal.

Misère…