Du sommet au minimum : Patrik Laine vers une signature qui fait jaser toute la LNH

Du sommet au minimum : Patrik Laine vers une signature qui fait jaser toute la LNH

Par William Petit Lemay le 2026-03-23

Patrik Laine n’est plus le même joueur.

Et aujourd’hui, la réalité frappe de plein fouet.

On parle d’un ancien deuxième choix au total. D’un marqueur élite capable de changer un match en un seul tir. D’un joueur qui, à une certaine époque, faisait trembler les gardiens à chaque présence.

Mais en 2026?

On est rendu ailleurs.

Complètement ailleurs.

La saison actuelle résume tout. Cinq matchs. Une seule petite mention d’aide. Aucune réelle séquence marquante. Et surtout… une absence constante. Blessures, mise à l’écart, perte de confiance : tout s’est accumulé.

Et à Montréal, le message est clair depuis un bon moment déjà.

Patrik Laine ne fait plus partie du plan.

Ce n’est même plus subtil. À l’entraînement, il sert de figurant. De joueur de soutien. On l’utilise pour simuler des écrans devant le filet, pour aider dans des drills secondaires. On l’a même vu traîner les bouteilles d’eau comme un joueur en extra.

Une image qui frappe.

Une image qui fait mal.

Parce qu’on ne parle pas d’un joueur de quatrième trio. On parle d’un ancien sniper élite de la LNH.

Et pourtant… c’est là qu’il est rendu.

Ce qui rend la situation encore plus brutale, c’est ce qui s’en vient.

Cet été, Laine sera joueur autonome.

Et contrairement à ce qu’on aurait pu croire il y a quelques années… le marché n’est pas à ses pieds.

Bien au contraire.

Selon plusieurs projections, il pourrait être forcé d’accepter un contrat à court terme, à bas prix. Un « prove it deal ». Un contrat pour prouver qu’il peut encore jouer, encore produire, encore rester en santé.

Un scénario impensable… il n’y a pas si longtemps.

Quand on regarde les comparables autour de la ligue, la réalité devient encore plus dure à avaler. Des joueurs comme Anthony Mantha ou Jeff Skinner, malgré leurs défauts, ont dû accepter des contrats d’un an autour de 2,5 à 3 millions de dollars.

Et Laine?

Il pourrait se retrouver dans cette même catégorie.

Patrik Laine pourrait devoir accepter un contrat d’un an autour de 3 millions de dollars… une chute vertigineuse comparée à son salaire actuel de 8,7 millions.

Oui, il a encore un tir élite. Oui, il peut marquer 20 buts s’il est en santé. Mais tout le reste de son jeu inquiète. Son implication défensive. Son impact sans la rondelle. Sa mobilité. Sa constance.

Et surtout… sa santé.

C’est ça, le vrai problème.

Parce que le talent est encore là.

Mais il est devenu imprévisible.

Et dans la LNH d’aujourd’hui, les équipes ne veulent plus prendre ce genre de risque… à gros prix.

Alors on se retrouve avec un scénario complètement renversant.

Un ancien joueur à 8,7 millions de dollars… qui pourrait signer près du salaire moyen.

Du sommet… au minimum.

C’est violent.

C’est brutal.

Mais c’est la réalité.

Et malgré tout ça, il y a un élément qui continue de faire réfléchir.

Son attitude.

Parce que même dans cette tempête, même dans cette chute évidente, Laine reste irréprochable. Présent dans le vestiaire.

Positif. Engagé avec ses coéquipiers. Aucun scandale. Aucun débordement.

Un gars qui accepte son rôle.

Même si ce rôle ne lui ressemble plus du tout.

Et c’est peut-être ça qui pourrait lui donner une dernière chance.

Parce qu’il suffit d’une équipe.

Une seule.

Une équipe prête à tenter le pari. À lui donner un rôle offensif protégé. À miser sur son tir. À espérer un retour.

Des formations comme Colorado, Dallas ou même Pittsburgh pourraient être tentées.

Mais une chose est certaine.

Le prochain contrat de Patrik Laine ne ressemblera en rien à ce qu’il a connu.

Et pour un joueur de ce calibre-là…

C’est peut-être la plus grande claque de sa carrière.

Ouch.