Elias Pettersson à Montréal : tout est à vendre à Vancouver

Elias Pettersson à Montréal : tout est à vendre à Vancouver

Par André Soueidan le 2026-01-14

La reconstruction n’est plus une interprétation à Vancouver.

Jim Rutherford l’a dit noir sur blanc.

« C’est de notre devoir d’écouter les offres concernant tous nos joueurs. »

Cette phrase-là change tout.

Plus rien n’est protégé.

Plus rien n’est intouchable.

La transaction de Quinn Hughes avait déjà envoyé un message clair à la ligue.

Les propos du président des opérations hockey viennent maintenant confirmer que Vancouver ouvre officiellement les lignes.

Même les vétérans sous contrat à long terme se retrouvent dans les discussions.

Et forcément, un nom ressort plus fort que tous les autres : Elias Pettersson.

Pendant longtemps, l’idée même d’un échange paraissait absurde.

Statut de joueur de concession.

Contrat massif.

Pression médiatique énorme.

Mais le contexte a basculé.

Rutherford le reconnaît lui-même :

« Il serait insensé de ne pas écouter les offres concernant n’importe quel joueur. »

Cette déclaration n’est pas anodine.

Elle place Pettersson dans une zone grise où l’écoute devient réelle, même si la décision finale reste complexe.

La production offensive ne fait plus peur comme avant.

28 points en 38 matchs.

Un rendement honnête, mais loin des attentes associées à un salaire de 11,6 M$ par saison jusqu’en 2032.

Malgré tout, la valeur demeure élevée à travers la ligue.

Patrick Johnston l’a bien résumé : un centre responsable, élite défensivement, capable de jouer de grosses minutes contre les meilleurs trios adverses.

Le profil a changé, mais l’utilité reste majeure.

Chicago et San Jose demeurent les destinations les plus logiques.

Deux organisations en reconstruction avancée.

Deux jeunes prodiges déjà en place.

Deux masses salariales capables d’absorber un contrat aussi lourd sans se tirer dans le pied.

Montréal observe… mais sans se précipiter.

Amener Elias Pettersson au Centre Bell, ce n’est pas seulement ajouter un gros nom.

Ça redessine complètement la structure offensive.

Un centre de plus soulève immédiatement une question : où placer Kapanen?

Toujours avec Demidov?

Déplacement vers un rôle secondaire?

Effet domino inévitable.

Le besoin réel du Canadien se situe peut-être ailleurs.

Un ailier top 6 établi pour compléter Suzuki et Caufield représente une option plus naturelle.

Texier apporte de l’énergie et de l’intelligence, mais le statut de top 6 permanent reste encore à confirmer sur une saison complète.

Le contrat demeure le véritable mur.

Huit ans.

92,8 M$.

Même avec une rétention salariale, l’engagement à long terme limite sérieusement la flexibilité.

Rutherford le sait.

Vancouver le sait.

La ligue le sait.

Voilà pourquoi, malgré l’ouverture publique, une transaction immédiate reste improbable.

Relancer la valeur du joueur demeure l’option la plus logique avant de reprendre les discussions cet été, lorsque les équipes auront une lecture plus claire de leur structure salariale.

Ce dossier ne signifie pas qu’un échange est imminent.

Ce dossier signifie que le marché est officiellement ouvert.

Vancouver teste l’eau.

La ligue répond.

Et Montréal, fidèle à sa philosophie, regarde sans se laisser emporter.

La vraie question ne concerne pas le talent.

La vraie question concerne le prix… et le timing.

À suivre ...