Elliotte Friedman révèle ce qui a vraiment forcé les Sénateurs à réagir aux rumeurs d’adultère

Elliotte Friedman révèle ce qui a vraiment forcé les Sénateurs à réagir aux rumeurs d’adultère

Par André Soueidan le 2026-01-11

Le 8 janvier, on a rapporté qu’une rumeur lourde, grossière et complètement fausse circulait à Ottawa.

Une rumeur née d’un compte anonyme sur X, rapidement supprimé, mais qui avait déjà fait son chemin.

En quelques heures, ça s’est transformé en boule de neige toxique, au point où des joueurs des Sénateurs, leurs familles et leurs proches ont commencé à recevoir des messages, des questions et des insinuations déplacées.

C’est dans ce contexte-là que les Sénateurs d’Ottawa ont décidé de publier un communiqué.

Pas un communiqué neutre.

Pas un communiqué froid.

Un communiqué écrit avec les tripes, avec la colère, avec le ton de quelqu’un qui se sent attaqué.

Et c’est précisément ce choix-là qui a surpris ... et choqué ... une partie du monde du hockey.

Elliotte Friedman est revenu longuement sur cette histoire lors de la fameuse entracte "Headlines" du samedi soir.

Et contrairement à ce que certains pensent, Friedman ne balaie pas la situation du revers de la main.

Il explique très clairement d’où ça vient, pourquoi Ottawa a paniqué… et où l’organisation s’est trompée.

Selon Friedman, même si plusieurs partisans n’avaient jamais vu passer la rumeur, les familles des joueurs, elles, étaient déjà en plein dedans.

Les joueurs étaient sur la route.

Les noms circulaient.

Des spéculations sortaient de nulle part.

Et surtout, des proches vivaient de la peur, de la confusion et de l’incompréhension.

Pas parce qu’ils sont des figures publiques, mais parce qu’ils sont associés à une équipe incapable, à ce moment-là, de contenir l’incendie.

Friedman le dit sans détour : les joueurs acceptent la critique sur la glace.

Les familles, non.

Et c’est là que les Sénateurs ont senti qu’ils devaient intervenir. Rapidement. Fortement. Pour montrer qu’ils protégeaient leurs gars.

Là-dessus, Friedman est clair : l’intention est compréhensible.

Ottawa traîne un lourd passé.

Une réputation d’organisation qui n’a pas toujours soutenu ses joueurs.

Des vedettes qui ont voulu partir.

Des scandales internes qui ont laissé des traces.

Dans ce contexte, le message était aussi destiné au vestiaire : ici, on se tient debout pour nos joueurs.

Mais là où tout dérape, c’est dans la manière.

En utilisant des mots comme « trolls » et « personnes malades », en adoptant un ton agressif et méprisant, Steve Staios n’a pas calmé la situation.

Il l’a amplifiée.

Des gens qui ignoraient complètement l’existence de la rumeur ont soudainement voulu savoir ce qui se passait.

Pourquoi une organisation professionnelle réagissait comme ça.

Pourquoi autant de colère.

Pourquoi autant d’improvisation.

Friedman ne dit jamais que Staios avait tort de défendre ses joueurs.

Mais il souligne que la forme a complètement éclipsé le fond.

Une sortie plus sobre, plus diplomatique, plus posée aurait probablement étouffé l’histoire au lieu de lui donner une deuxième vie.

Un directeur général, ce n’est pas un internaute fâché.

C’est un représentant d’institution.

Quand tu veux calmer le jeu, tu ne parles pas le même langage que ceux que tu dénonces. Tu rassures. Tu protèges.

Tu fermes la porte sans claquer.

Et c’est là que le malaise persiste.

Parce qu’au final, que la rumeur soit vraie ou fausse ... et elle est fausse ...ce que les gens retiennent aujourd’hui, ce n’est pas la défense du joueur.

C’est l’image d’une organisation qui a perdu son sang-froid publiquement. Encore une fois.

Friedman le résume à sa façon : il comprend pourquoi Ottawa a agi.

Il comprend la pression. Il comprend la peur.

Mais il rappelle aussi que dans la LNH, la perception est tout.

Et quand tu réagis comme un troll pour combattre des trolls, tu finis par leur donner exactement ce qu’ils veulent.

Ouch...