Émotion forte: Patrick Roy ouvre son coeur pour Rodger Brulotte

Émotion forte: Patrick Roy ouvre son coeur pour Rodger Brulotte

Par David Garel le 2026-03-21

Le nom de Rodger Brulotte a traversé le vestiaire comme une onde de choc... même du côté des Islanders de New york.

Et même chez quelqu’un comme Patrick Roy, même dans le feu d’une course aux séries, même dans ce mode compétition constant… tout a arrêté.

Son visage a changé.

L’entraîneur dur, intense, concentré… a laissé place à autre chose.

De l’émotion.

De la tendresse.

Et surtout, des souvenirs.

“Je me suis toujours amusé à le faire fâcher, je l’appelais Roger et il n’aimait pas ça. Il disait : “toi, mon maudit !””

Et juste avec ça, tout le monde a souri.

Parce que ça résume exactement qui était Rodger Brulotte.

Un gars vrai.

Un gars accessible.

Un gars qui embarquait dans le jeu.

Patrick Roy ne parle pas d’un monument. Il parle d’un homme avec qui il avait une vraie relation. Un voisin en Floride. Un gars qu’il croisait sur un terrain de golf, avec qui il jasait, avec qui il riait.

“Je l’avais rencontré cet été sur un terrain de golf… c’était une personne très agréable à côtoyer, fun à jaser, qui avait des histoires à raconter.”

Et c’est là que ça frappe.

Parce que même pour quelqu’un comme Roy, qui en a vu d’autres, qui a côtoyé les plus grands, Rodger Brulotte restait quelqu’un à part.

Quelqu’un qui marquait.

Quelqu’un qui restait.

Et ce n’est pas juste Roy.

Partout, dans tous les sports, dans tous les milieux, le même constat revient. Tout le monde aimait Rodger. Pas pour rien que le Centre Bell va honorer a mémoire ce soir:

Denis Casavant en parle avec une précision presque touchante. Lui, il l’a vu de près. Longtemps. Très longtemps.

“Rodger suivait tous les sports.”

Pas juste le baseball.

Tout.

“Il m’appelait après les matchs pour me parler des Carabins… c’était un gars de sport.”

Un passionné.

Un vrai.

Un de ceux qui regardent, qui écoutent, qui vivent chaque match comme si c’était le sien.

Et cette curiosité-là, elle allait encore plus loin.

“En ce moment, il suivrait le March Madness.”

Même malade.

Même affaibli.

Il restait branché.

Il restait connecté.

Parce que le sport, pour lui, ce n’était pas une job.

C’était une vie.

Et surtout… c’était les gens.

Toujours les gens.

Casavant raconte une scène qui résume tout.

“On est à New York pour la Série mondiale… il me dit : donne-moi le magnétophone.”

Et là, Rodger part dans le corridor.

Il voit passer Richard Nixon.

Il l’arrête.

“Mr. Nixon, I’m Rodger Brulotte from Montreal.”

Et il fait l’entrevue.

Comme ça.

Naturellement.

Sans peur.

Sans hésitation.

“Rien ne l’intimidait et personne ne lui disait non.”

C’est ça, Rodger Brulotte.

Un instinct.

Une audace.

Un entregent que tu ne peux pas apprendre.

Et ce même instinct-là, il l’avait encore… jusqu’à la fin.

Casavant va le voir en centre de réadaptation.

Et même là…

Rien n’avait changé.

“On a fait la tournée du centre… il me présentait tout le monde.”

Les gens.

Toujours les gens.

“Même s’il était malade… il avait la même bonne humeur.”

Et ça, c’est peut-être la plus grande preuve de qui il était.

Pas à la télévision.

Pas au micro.

Mais dans la vraie vie.

Patrick Roy l’a dit à sa façon.

Casavant l’a confirmé avec ses histoires.

Martin St-Louis l’a résumé simplement : “Il naviguait beaucoup avec de la gentillesse.”

Alexandre Carrier se souvient aussi d'un homme... aimé...

Et c’est exactement ça qui ressort aujourd’hui.

Rodger Brulotte n’était pas seulement une voix.

C’était une présence.

Un lien.

Un gars qui pouvait parler à tout le monde.

Un gars que tout le monde aimait.

Et dans un monde comme le sport, où les egos prennent souvent toute la place…

Ça, c’est rare.

Très rare.

Ce n’est pas pour rien que, même au Centre Bell, on lui rend hommage.

Pas comme à un commentateur.

Comme à un grand.

Un vrai.

Parce qu’au final, que ce soit Patrick Roy sur un terrain de golf en Floride, Denis Casavant dans une cabine de diffusion, ou n’importe quel Québécois devant sa télé…

Tout le monde dit la même chose.

Rodger Brulotte, ça ne se remplace pas.