Émotion immense chez la famille de Claude Lemieux :     le Canadien et la LNH sont pointés du doigt

Émotion immense chez la famille de Claude Lemieux : le Canadien et la LNH sont pointés du doigt

André Soueidan
Le 2026-05-30

Une immense tristesse plane encore sur le monde du hockey… mais depuis quelques jours, une autre émotion commence tranquillement à prendre toute la place autour du nom de Claude Lemieux : l’incompréhension.

Parce qu’au moment où toute la planète hockey rend hommage à l’ancien guerrier des séries éliminatoires, une question revient sans arrêt partout au Québec et à travers la Ligue nationale.

Comment Claude Lemieux a-t-il pu être oublié aussi longtemps?

Quatre Coupes Stanley.

Un trophée Conn Smythe remis au joueur le plus utile des séries éliminatoires.

234 matchs de séries.

80 buts en séries éliminatoires.

Des performances historiques dans les moments les plus importants.

Et pourtant… toujours aucune place au Temple de la renommée du hockey.

Aujourd’hui, avec toute l’émotion qui entoure sa disparition, plusieurs pointent directement la Ligue nationale et le comité du Temple de la renommée.

Parce qu’il faut appeler les choses par leur nom.

Claude Lemieux n’était peut-être pas aimé… mais il était exactement le genre de joueur qui gagne des Coupes Stanley.

Et c’est probablement ça, le vrai malaise dans cette histoire-là.

Pendant des années, son nom traînait derrière lui une réputation de joueur salaud, provocateur, dérangeant. Le coup sur Kris Draper à Detroit avait laissé une cicatrice éternelle dans l’histoire de la rivalité Avalanche-Red Wings. Claude Lemieux était devenu le méchant parfait du hockey.

Le problème… c’est qu’on dirait qu’avec le temps, plusieurs ont fini par oublier le joueur derrière la controverse.

Parce que quand on regarde froidement son CV aujourd’hui, il devient extrêmement difficile d’expliquer son absence du Temple de la renommée.

Le processus d’admission fonctionne pourtant de façon très claire.

Un comité de 18 membres vote chaque année pour déterminer quels anciens joueurs méritent leur place parmi les immortels du hockey.

Pour être admis, un joueur doit recevoir au moins 75 % des votes.

Aucun seuil officiel de statistiques n’existe.

Ce n’est pas seulement une question de buts ou de points.

Les membres doivent aussi considérer l’impact du joueur, son héritage, son importance historique et ses accomplissements.

Et c’est là que le cas Claude Lemieux devient presque impossible à ignorer.

En saison régulière, il a disputé 1215 matchs dans la Ligue nationale avec 379 buts et 786 points.

Déjà là, on parle d’une carrière extrêmement solide.

Mais c’est en séries éliminatoires que Claude Lemieux devenait autre chose.

Un monstre.

Un joueur transformé par la pression.

Avec ses 80 buts en séries, il se retrouve encore aujourd’hui parmi les meilleurs marqueurs de l’histoire des séries éliminatoires. Son total dépasse plusieurs joueurs déjà admis au Temple de la renommée.

Et surtout… il a gagné partout où il est passé.

Montréal.

New Jersey.

Colorado.

Le gars était littéralement construit pour le hockey du printemps.

Puis il y a ce fameux Conn Smythe de 1995.

Ça, ce n’est pas un trophée secondaire qu’on remet pour être gentil.

On parle du joueur considéré comme le plus important de toutes les séries éliminatoires cette année-là.

Claude Lemieux avait porté les Devils du New Jersey vers la Coupe Stanley avec une domination absolument terrifiante.

Des joueurs avec un Conn Smythe et quatre Coupes Stanley… il n’y en a presque pas.

Alors pourquoi il n’est toujours pas au Temple?

Plusieurs commencent sérieusement à croire que la réponse est émotionnelle.

Claude Lemieux payait encore pour la haine qu’il provoquait chez les adversaires.

Et honnêtement… c’est ce qui rend toute cette situation encore plus triste aujourd’hui.

Parce qu’il a fallu attendre sa mort pour que le monde du hockey réalise collectivement à quel point son héritage était immense.

Depuis quelques jours, les témoignages explosent partout.

D’anciens joueurs racontent à quel point il était redoutable.

D’anciens adversaires admettent qu’ils détestaient l’affronter… mais qu’ils auraient rêvé de l’avoir dans leur équipe.

Même plusieurs journalistes anglophones commencent maintenant à poser ouvertement la question.

Comment un joueur avec ce genre de pedigree peut encore être ignoré?

Puis il y a un autre malaise énorme dans toute cette histoire-là… un malaise qui touche directement le Canadien de Montréal.

Parce qu’aujourd’hui, plusieurs commencent aussi à se demander comment le numéro 32 peut encore ne pas être retiré au Centre Bell.

Claude Lemieux n’était pas seulement un joueur marquant de la LNH.

Il faisait partie de l’identité même du hockey des Canadiens dans les années 80.

Il a gagné une Coupe Stanley à Montréal en 1986.

Il a marqué des buts gigantesques. Il incarnait exactement ce que les partisans adorent normalement chez un joueur du Canadien : l’arrogance compétitive, le courage, le feu, l’intensité.

Oui, son départ de Montréal avait laissé des cicatrices énormes à l’époque.

La relation avec Pat Burns s’était détériorée dans un contexte extrêmement tendu.

Claude Lemieux avait quitté avec fracas et plusieurs partisans ne lui avaient jamais vraiment pardonné les années suivantes.

Mais combien d’années faudra-t-il encore punir un joueur pour des émotions vécues il y a plus de trente ans?

Le Canadien a retiré le numéro 33 de Patrick Roy malgré une séparation catastrophique avec l’organisation.

Parce qu’à un certain moment, l’histoire devient plus grande que les blessures d’ego du passé.

Et honnêtement… si quatre Coupes Stanley, un trophée Conn Smythe, 80 buts en séries éliminatoires et une réputation de guerrier ultime ne sont pas suffisants pour recevoir cet honneur, qu’est-ce que Claude Lemieux devait faire de plus?

Aujourd’hui, autant le Canadien que la Ligue nationale se retrouvent pointés du doigt.

Parce qu’au final, ce sentiment d’injustice-là dépasse largement les statistiques.

On parle d’un joueur qui aura marqué toute une génération de hockey… et qui mérite maintenant d’être reconnu à la hauteur de son héritage.

Et pendant ce temps-là, la famille Lemieux voit tout ça défiler avec une émotion impossible à décrire.

Parce qu’au-delà des statistiques, au-delà des débats, au-delà de la réputation controversée… il reste une famille qui voit aujourd’hui des milliers de personnes reconnaître enfin la grandeur d’un homme qui aura marqué l’histoire du hockey canadien.

La Ligue nationale ne pourra probablement jamais effacer le vide laissé par sa disparition.

Mais au minimum… elle peut encore corriger un oubli qui devient de plus en plus difficile à défendre.

Parce qu’à force de vouloir juger Claude Lemieux pour les ennemis qu’il s’était faits… le hockey semble avoir oublié qu’il était aussi l’un des plus grands guerriers de séries éliminatoires de son époque.

Et ça, l’histoire finit toujours par le rattraper.

AMEN…