Entrevue de perdant: Samuel Montembeault enrage le Québec

Entrevue de perdant: Samuel Montembeault enrage le Québec

Par David Garel le 2026-01-23

L'entrevue de Samuel Montembeault a mal passé au Québec.

Cette défaite expose, brutalement, la fracture entre la réalité et le discours du joueur censé protéger le filet. Hier soir, Samuel Montembeault a offert à Montréal non pas une explication… mais une démonstration involontaire de déconnexion totale.

Une entrevue qui a fait exploser les réseaux sociaux, une sortie qui a irrité jusqu’aux plus patients des partisans québécois, et un moment où tout le monde a compris que Samuel Montembeault n’était plus seulement en difficulté : il était coupé du monde réel.

Pendant que le Canadien dominait outrageusement les Sabres (34 tirs contre 16), une maîtrise du jeu rare dans cette ligue, Montembeault, lui, trouvait encore le moyen d’échapper les lancers pourtant arrêtable, de tuer l’élan de son équipe et de ressembler à ce qu’il est devenu depuis le retour de Laval : un gardien à qui on a redonné trop vite un rôle qu’il n’est plus capable d’assumer.

Puis est venue l’entrevue. Et là, tout a explosé sur les réseaux sociaux tellement les gens sont en furie envers lui.

Dans le vestiaire, alors que toute l’organisation aurait eu besoin d’un mea culpa clair, Samuel Montembeault a plutôt offert ce qui ressemble à un aveu involontaire de déconnexion.

« Statistiquement, ce n’est pas top. Je me sens tout de même bien », a-t-il lancé d’un ton cherchant la pitié, comme si les chiffres qui s’accumulent contre lui n’avaient plus vraiment de portée.

Il a insisté :

« Je ne pense pas avoir donné de mauvais but. Peut-être le deuxième, peut-être un read. Je ne pensais pas qu’il y avait l’espace pour aller de l’autre côté. Peut-être que j’aurais joué différemment, mais sinon, je pense que c’est un bon match. »

Pendant que l’organisation se noie dans des défaites évitables contre un rival de division (2e défaite tellement coûteuse contre les Sabres) et que 34 lancers contre 16 finissent en humiliation, Montembeault explique qu’il n’a, au fond, pas grand-chose à se reprocher.

Même sur la question urgente de commencer chaque match en retard sur l’adversaire, il se résume à constater :

« Ils ont fait un bon jeu sur un 2-contre-1 pour entrer sur la feuille rapidement. »

Sur la poussée du CH en deuxième période, il évoque des « bad bounces », une rondelle « qui allait large ». Et après avoir encaissé des buts qui tuent l’élan, il ose dire :

« On a vraiment bien joué. Sur 60 minutes comme ça, les chances que ça tourne de notre bord sont pas mal plus hautes. »

On écoute ça, et on comprend exactement pourquoi ce club a renvoyé le mauvais gardien à Laval. Pendant que l’un refuse de nommer les vrais problèmes, l’autre, Fowler, les corrigeait, les absorbait, les effaçait. Et le Québec est en furie.

Sur les réseaux sociaux, ce fut instantané :

Les gens n’en peuvent plus du discours de victime de Montembeault.

Toujours la même chanson :

« Statistiquement, c’est pas top, mais j’ai bien joué. »

« Je ne pense pas avoir donné de mauvais but. »

« C’est des bonds bizarres. »

« On mérite mieux. »

Le public québécois, qui sait reconnaître l’effort, reconnaît aussi quand un joueur refuse d’assumer sa part du blâme. Et là, la coupe est pleine.

Hier, Montembeault avait l’occasion parfaite de dire une phrase simple :

« Ce deuxième but-là, je dois l’arrêter. »

Point.

Mais il ne l’a pas dit.

Pire : il a tenté d’expliquer que son match était « bon », alors que ses statistiques continuent de s’enfoncer dans un gouffre impossible à ignorer.

Depuis deux semaines, Montembeault affiche des chiffres qui flirteraient avec le renvoi immédiat dans n’importe quelle organisation de la LNH :

Moyenne de buts alloués : 3,42

Pourcentage d’efficacité : ,871

Aucun contrôle de la mitaine

Buts faibles dans tous les matchs importants

Des chiffres indignes d’un numéro un. Indignes même d’un adjoint solide.

Et pendant que Fowler stabilisait la situation, qu’il donnait des victoires, qu’il relevait l’équipe, qu’il offrait une sérénité devant le filet qu’aucun autre gardien n’avait, le Canadien a tout de même pris la décision risquée de le renvoyer à Laval.

La réaction des fans est claire :

On a renvoyé le mauvais gardien.

Ce qui a frappé beaucoup de partisans, ce n’est pas seulement le discours… c’est l’image.

Montembeault avait l’air épuisé, boursouflé, comme s’il avait repris du poids et qu’il n’était plus dans la forme physique nécessaire pour survivre au rythme de la LNH.

Les Québécois sont très sensibles à ça : ils voient un joueur qui n’a plus l’air d’un numéro un, ni mentalement, ni physiquement.

La conclusion qui se dégage, et qui fait désormais consensus :

Samuel Montembeault n’est pas un gardien numéro un.

Il ne l’a jamais été.

Il ne le sera jamais.

Hier soir, alors que le CH dominait outrageusement, il devait faire l’arrêt clé.

Il ne l’a pas fait.

Encore.

Et ce n’est pas un hasard.

C’est un pattern.

Un pattern qui explique pourquoi, partout en ville, on dit la même chose :

Fowler aurait dû rester.

Montembeault aurait dû céder sa place.