Le but de Macklin Celebrini a fait le tour des réseaux sociaux en quelques minutes.
Connor Ingram sans bâton.
Sorti de son filet.
Les Oilers qui pensent dégager.
Celebrini qui lève la tête… et qui dépose ça dans un filet abandonné.
Not Connor Ingram's finest moment...
— Oilersnation.com, Oily Since ‘07 (@OilersNation) February 28, 2026
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3-1 Sharks avant même que le match respire.
À Edmonton, ça a fait mal.
Très mal.
INGRAM WENT TO GET HIS STICK IN THE CORNER BUT CELEBRINI QUICKLY RE-ENTERED AND SCORED ON THE EMPTY NET 😫😂 pic.twitter.com/xVNz1hHbVE
— Gino Hard (@GinoHard_) February 28, 2026
Parce que ce n’est pas juste un but. C’est un symbole. Encore une fois, les Oilers ont un noyau de feu — Connor McDavid, Leon Draisaitl, Evan Bouchard — et un point d’interrogation devant le filet.
Encore.
On pensait avoir réglé le problème avec Tristan Jarry.
On pensait avoir trouvé une stabilité.
Blessure.
Recul.
Inconstance.
Puis Connor Ingram arrive… et laisse ce genre de séquence s’installer dans le narratif.
Et pendant ce temps-là, à Montréal, un autre gardien vit sa propre montagne russe.
Samuel Montembeault.
Avant la pause olympique, victoire contre Winnipeg. Solide. Rassurant.
Retour de la pause… incapable de conserver une avance contre les Islanders.
Encore une fois, la tendance se répète.
Même si les buts ne sont pas tous “de sa faute”.
Même si des tirs sont voilés, déviés.
Même si la défensive vacille.
La réalité est brutale : quand Montembeault est dans le filet, les avances fondent.
Et c’est là que les deux histoires se croisent.
Frank Seravalli l’a placé au 48e rang de sa liste des 50 cibles potentielles à la date limite. Ce n’est pas un hasard. Ce n’est pas gratuit. Ça veut dire qu’à travers la ligue, son nom circule.
Et à Edmonton, on regarde.
Les Oilers sont troisièmes dans le Pacifique. 66 points. Toujours dans le portrait. Toujours dangereux. Mais derrière Vegas et Anaheim. Et avec Los Angeles qui pousse agressivement sur plusieurs dossiers.
Tu ne peux pas entrer en séries avec un doute constant devant le filet quand tu as McDavid dans son prime.
Tu n’as pas le luxe.
Montembeault, malgré sa saison difficile (3,37 de moyenne, ,874 d’efficacité), demeure un gardien capable de séquences chaudes. On l’a vu l’an dernier. On l’a vu à certains moments cette saison.
Il a déjà porté l’équipe.
Il a déjà été l’histoire positive.
Mais à Montréal, le contexte change.
On a roulé à trois gardiens.
On a protégé Jakub Dobes.
On a donné des chances.
On a espéré que Montembeault récupère ses moyens avant la date limite.
Pour l’instant, ça donne quoi?
Une confiance fragile.
Un filet partagé.
Un malaise silencieux.
Et quand un club commence à penser aux séries pendant que son gardien pense à se retrouver, ça devient dangereux.
Edmonton pourrait offrir exactement ce que Montembeault n’a plus en ce moment : un changement d’air.
Un reset mental.
Un vestiaire dominé par des superstars offensives où il n’aurait pas à voler chaque match. Juste à stabiliser. À faire les arrêts de routine. À ne pas faire l’erreur monumentale.
Parce que c’est ça, le contraste.
Ingram vient de donner à la ligue une séquence qui restera dans les highlights négatifs de la semaine.
Montembeault, lui, ne fait pas des erreurs virales. Il laisse filer des avances. C’est plus subtil. Mais en séries, ce genre de détail tue.
La question est simple : est-ce qu’Edmonton préfère un gardien spectaculaire dans l’erreur… ou un gardien imparfait mais structuré?
Le fit est intrigant.
McDavid et Draisaitl n’ont pas besoin d’un sauveur mythique. Ils ont besoin d’un gardien qui ne coule pas un match à cause d’un moment de panique.
Montembeault dans un autre décor, derrière une attaque dominante, pourrait redevenir ce qu’il a déjà été : un gardien compétitif, calme, capable de suivre le rythme.
À Montréal, la pression est différente.
À Edmonton, elle est immense… mais ciblée sur la Coupe.
Et parfois, un changement de décor change tout.
Est-ce qu’Edmonton observera la situation jusqu’au 6 mars?
Probablement.
Est-ce que la récente séquence d’Ingram donne une douche froide aux décideurs?
Assurément.
Et si Dobes enchaîne les bonnes performances à Montréal, le scénario devient encore plus plausible.
Montembeault ne sera jamais la solution glamour.
Mais dans une ligue où les erreurs monumentales deviennent virales en quelques secondes, la stabilité a une valeur immense.
Edmonton cherche une assurance.
Montréal cherche une décision.
Et au milieu de tout ça, Samuel Montembeault pourrait bien être la pièce silencieuse qui règle deux problèmes à la fois.
À suivre.
