Il n’y a plus vraiment de débat, ni à l’interne, ni autour de la ligue : Michael Hage est intouchable. Et chaque match qu’il dispute dans la NCAA ne fait que durcir cette position.
Le message envoyé à Kent Hughes est cinglant.
Depuis son retour du Championnat mondial junior, l’espoir du Canadiens de Montréal n’a pas ralenti une seule seconde. Vendredi soir, contre Ohio State, il a encore livré une performance de joueur déjà mûr pour le hockey professionnel, récoltant trois passes dans une victoire de 6-4 de l’Université du Michigan.
Habs prospect Michael Hage with the assist to open the scoring for Michigan
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Trente-cinq points en 25 matchs. Un rythme élite. Une constance qui saute aux yeux. Et surtout, une impression de contrôle, de maturité et de lecture du jeu qui dépasse largement son âge.
Habs prospect Michael Hage picks up his 3rd assist of the game for Michigan 🔥
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Quand on regarde Hage jouer, on ne voit pas un projet abstrait. On voit un centre qui patine comme un pro, qui gagne des mises en jeu clés, qui comprend le tempo, qui fait les bons choix sous pression.
Ce n’est pas pour rien que, dans les cercles bien branchés, plusieurs murmurent déjà qu’il pourrait aider le Canadien dès la fin de la saison, sur un des trois premiers trios.
Son plafond est immense, et ce qu’on voit présentement n’en est qu’un avant-goût. Voilà pourquoi Montréal a tranché. Voilà pourquoi, malgré l’insistance des Blues de Saint-Louis, Hage ne fait tout simplement pas partie des discussions sérieuses.
Il faut être clair : si le Canadien avait accepté de mettre Michael Hage sur la table, Robert Thomas serait déjà à Montréal. Tout le monde le sait.
Les Blues ont poussé fort. Mais Kent Hughes a choisi. Et ce choix dit tout de la vision de l’organisation. On préfère conserver un centre à très haut potentiel, encore sous contrôle, plutôt que de vider l’avenir pour accélérer brutalement le présent.
Parmi les demandes évoquée par les Blues, le nom de Michael Hage revenait systématiquement comme point de départ, et non comme élément de discussion. Hage + un défenseur majeur (Kaiden Guhle ou David Reinbacher), plus un choix de première ronde comme base de négociations.
À partir de là, on ajoutait parfois un choix conditionnel ou un joueur de soutien. Ce n’était plus une négociation, c’était une liste de courses. À Montréal, on a rapidement compris le message : si vous voulez Thomas, vous devez accepter de briser votre avenir.
Le CH a dit non. Et en disant non, il a accepté une conséquence claire : il n’aura probablement pas Robert Thomas.
À partir de là, les discussions changent de nature. Si Hage est verrouillé, il faut regarder ailleurs pour compléter des packages crédibles.
Et c’est ici qu’entre en jeu L.J. Mooney. Le petit attaquant offensif connaît lui aussi une excellente saison dans la NCAA, avec 21 points en 26 matchs avec l'Université du Minnesota.
Il a encore marqué vendredi soir:
Habs prospect LJ Mooney with a one-timer snipe for Minnesota
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He now has 6 goals & 14 assists for 20 points in 26 games 🔥
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Son tir est déjà un atout de haut niveau. Son flair offensif est indéniable. Mais Mooney vient avec une réalité incontournable : son gabarit.
C’est un joueur qui devra absolument évoluer dans un top-6 pour être pleinement utile. Il ne sera jamais un joueur de soutien. Jamais un gars de troisième ou de quatrième trio. Tout ou rien.
Et c’est précisément pour cette raison qu’il devient disponible, ou du moins négociable. Dans une organisation qui regorge déjà de petits joueurs offensifs, la question se pose légitimement : a-t-on besoin d’un autre attaquant de ce profil, surtout quand on cherche désespérément à grossir, à se structurer, à équilibrer la formation pour les séries?
Mooney conserve une valeur intéressante sur le marché. Comme throw-in intelligent dans un package deal, que ce soit avec les Blues Saint-Louis pour un dossier comme Jordan Kyrou, ou même ailleurs (pensons aux Flames de Calgary et Nazem Kadri, il peut devenir un élément qui fait avancer une négociation sans sacrifier un pilier de l’avenir.
La ligne est donc très nette. Le Canadien choisit Michael Hage. Il le protège. Il le développe. Il le projette déjà dans son avenir immédiat.
En retour, il accepte de fermer la porte à certaines cibles prestigieuses, dont Robert Thomas. Et pour garder une marge de manœuvre sur le marché des transactions, il ouvre discrètement la porte à des profils comme L.J. Mooney, talentueux, excitants, mais plus remplaçables dans l’architecture globale de l’équipe.
Et dans cette équation, Michael Hage n’est pas une monnaie d’échange. Il est une pierre angulaire.
