Cauchemar pour la femme de Martin St-Louis: elle ne mérite pas ce traitement

Cauchemar pour la femme de Martin St-Louis: elle ne mérite pas ce traitement

Par David Garel le 2026-01-17

Nos pensées sont avec Heather St-Louis. Elle ne mérite pas ce traitement médiatique.

Hier, une information dans le monde du sport montréalais a pris une tournure inutilement anxiogène. Le Canadien de Montréal a annoncé que Martin St-Louis était absent de la pratique pour ce qui a d’abord été décrit comme des « raisons familiales ».

Rapidement, les spéculations ont pris le dessus. Certains sites ont sauté sur l’occasion, amplifiant la nouvelle, laissant planer le doute, alimentant l’inquiétude volontairement pour créer une tempête médiatique.

Pourtant, la précision est arrivée vite : il s’agissait d’un engagement familial, d’un événement prévu, normal, humain. Rien de plus. Rien de moins.

Mais le mal était déjà fait.

Parce que dans l’esprit de bien des gens, les mots « Martin St-Louis » et « raisons familiales » ne sont plus neutres. Ils sont chargés. Traumatisés, même.

Tout le monde se souvient de ce qui s’est passé avec son fils Mason. Tout le monde se rappelle l’angoisse, la peur, l’attente. Et c’est exactement pour ça que cette nuance était capitale. Elle ne l’a pas été pour tout le monde.

Ce qui s’est produit avec Mason St-Louis n’était pas anodin, ni banal, ni « juste une blessure de hockey ». En 2024, lors d’un match, son fils cadet a subi une collision violente qui l’a laissé inconscient sur la glace.

Le genre de scène qui glace le sang. Transporté d’urgence à l’hôpital, le diagnostic est rapidement devenu préoccupant : une enflure à la boîte crânienne, accompagnée d’une complication neurologique rare mais sérieuse.

Pendant plusieurs jours, l’incertitude a plané. Les médecins ont dû intervenir rapidement pour contrôler la pression intracrânienne et éviter des séquelles permanentes. On a craint pour sa vie.

Dans ces moments-là, Heather St-Louis n’a pas quitté son fils. Pas une journée. Pas une nuit. Elle est restée à son chevet, dans une vigilance constante, incapable de dormir, incapable de s’éloigner.

Martin, lui, a quitté l’équipe temporairement pour rejoindre sa famille, complètement bouleversé. Et même après la stabilisation de Mason, une décision lourde s’est imposée : Heather resterait au Connecticut, auprès de son fils, pendant toute sa réhabilitation.

Depuis ce jour, la séparation du couple n’est plus seulement liée au hockey ou à une décision de carrière. Elle est liée à un événement traumatique qui a changé l’équilibre familial.

C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre les propos de Martin St-Louis lorsqu’il parle de la distance, du sacrifice, et de cette vie à deux vitesses.

Il l’a dit lui-même à Salut Bonjour : ses trois fils ont toujours voulu qu’il aille coacher le Canadien. Ils ont compris ce que ça représentait pour lui.

Mais comprendre ne veut pas dire que c’est facile à vivre. Martin est à Montréal, seul, plongé dans la pression quotidienne d’un marché exigeant.

Heather est restée là-bas, par choix, par instinct maternel, par nécessité. Parce qu’après ce que Mason a vécu, on ne prend plus de risques. On ne s’éloigne plus. On protège.

C’est aussi pour ça que Martin a expliqué, avec émotion que 2026-2027 marquera la fin de cette séparation. Mason termine sa dernière année au secondaire et ira à l'Université. Après ça, Heather pourra enfin le rejoindre à Montréal.

C’est l’aboutissement de plusieurs années de retenue, de patience, de nuits blanches et de compromis. C’est la lumière au bout d’un tunnel que peu de gens voient, mais que cette famille traverse depuis trop longtemps.

Alors quand, hier, l’annonce d’une absence « pour des raisons familiales » a circulé sans précision immédiate, il ne faut pas se surprendre que ça ait provoqué une vague d’inquiétude.

Ce qu’on ne voit pas, derrière ces manchettes, c’est Heather St-Louis quoi a dû recevoir des centaines de messages d'inquiétude hier, de gens inquiets, paniqués, sincèrement apeurés que quelque chose de grave se soit produit.

Des messages qui, même bien intentionnés, ramènent brutalement à des souvenirs qu’on ne souhaite jamais revivre.

Il faut le dire clairement : ça a dû être extrêmement confrontant.

On parle d'une femme qui, depuis des années, porte un poids immense dans l’ombre.

La séparation, la distance, la solitude, ce n’est pas un concept abstrait pour la famille St-Louis. C’est leur quotidien depuis des années.

Martin vit à Montréal, loin de sa femme, loin de ses fils, pour réaliser un rêve professionnel qui exige tout. Heather, elle, vit l’envers de la médaille. Elle gère la maison, les émotions, les blessures, les silences. Elle est celle qui rassure quand les nouvelles sont floues. Celle qui absorbe les peurs quand le téléphone se met à vibrer sans arrêt.

Hier, ce n’était pas une journée de hockey. C’était une journée de famille. Et ça aurait dû s’arrêter là.

Il est temps de se rappeler que derrière les entraîneurs, derrière les décisions, derrière les absences, il y a des êtres humains. Des familles. Des cicatrices. Et parfois, simplement, un événement familial qui mérite le respect, pas l’alarmisme.

Nos pensées vont à Heather St-Louis. À sa force. À sa patience. À tout ce qu’elle encaisse sans jamais être sur la feuille de match.

Et un rappel s’impose : quand ça touche la famille, c'est sacré...