Fin annoncée : Jacob Fowler pousse Samuel Montembeault vers la sortie

Fin annoncée : Jacob Fowler pousse Samuel Montembeault vers la sortie

Par André Soueidan le 2026-02-10

Impossible d’ignorer ce qui est en train de se produire devant le filet du Canadien de Montréal.

Les faits s’accumulent.

Les signaux deviennent trop clairs.

Et le segment livré par Nicolas Cloutier à BPM Sports vient d’enlever le dernier vernis de doute qui restait encore dans ce dossier-là.

Jacob Fowler n’est plus en apprentissage.

Jacob Fowler n’est plus en observation.

Jacob Fowler est en train de dominer.

Sept matchs en quinze jours. Six victoires.

Une charge de travail déraisonnable pour un gardien supposément en développement. Une moyenne solide. Une constance qui saute aux yeux.

Et surtout, un constat brutal : la Ligue américaine ne lui sert plus à grand-chose.

Ce n’est pas une opinion. C’est un fait.

Quand un gardien enchaîne les départs à ce rythme-là, quand il gagne malgré la fatigue, quand il stabilise une équipe sans forcer, on ne parle plus d’un projet à long terme.

On parle d’un joueur prêt à monter dans la hiérarchie. Et à Montréal, cette hiérarchie-là commence sérieusement à manquer d’espace.

Et pendant ce temps-là, Samuel Montembeault devient de plus en plus ce qu’aucune organisation ne veut conserver trop longtemps : un gardien de transition.

Utile, respectable, parfois spectaculaire… mais pas aligné avec le futur.

La soirée de Montembeault à Winnipeg a été émotive.

Une revanche. Un rappel qu’il peut encore voler un match.

Mais ce genre de performance ne règle rien structurellement.

Au contraire, ça complique tout. Parce que chaque bon match relance une question que le Canadien ne veut plus se poser : qu’est-ce qu’on fait avec lui?

Or, la réponse est de plus en plus évidente.

Montembeault aura 30 ans.

Il coûte plus cher que les jeunes.

Il n’est pas le gardien d’avenir.

Il occupe un espace critique dans l’organigramme.

Et pendant que Jacob Fowler démontre qu’il est déjà trop fort pour la Ligue américaine, garder Montembeault devient une distraction inutile.

Une patate chaude. Un dossier qui traîne alors que la direction tente précisément d’éliminer ce genre de zones grises.

Kent Hughes n’est pas en train de reconstruire pour revivre les mêmes dilemmes que sous l’ancienne administration.

Il ne bâtit pas un pipeline de gardiens pour bloquer la porte à ceux qui frappent déjà. Fowler frappe fort.

Le garder à Laval ne lui apporte plus rien.

Le rappeler dans la LNH pour jouer sporadiquement ne fait aucun sens.

Le brûler sur le banc derrière Montembeault serait une erreur.

Alors il ne reste qu’une option logique : libérer de l’espace.

Et cet espace-là ne se libère pas en échangeant Fowler ou Dobeš. Il se libère en capitalisant sur le seul gardien qui peut encore rapporter quelque chose sur le marché.

Samuel Montembeault.

Un gardien établi. Un contrat raisonnable. Une expérience NHL réelle.

Une option crédible pour une équipe en difficulté devant le filet.

Et la ligue en compte plusieurs.

Edmonton en tête, avec un Tristan Jarry qui fait peur à tout le monde. Mais aussi d’autres formations coincées entre deux solutions, exactement comme Montréal l’était il y a quelques années.

C’est là que la logique de Kent Hughes devient implacable.

Pourquoi conserver un gardien qui n’est pas ton futur, qui bloque ton pipeline, et qui te force à gérer une pression constante chaque fois qu’un jeune performe?

Pourquoi attendre que sa valeur baisse? Pourquoi risquer une controverse inutile?

La réponse est simple : tu ne le fais pas.

Jacob Fowler force la main de l’organisation. Pas par des mots. Pas par des demandes. Par son jeu. Par sa constance. Par le fait qu’il rend le statu quo intenable.

Et ce qui était encore un débat il y a quelques semaines devient tranquillement une évidence. Montembeault n’est plus au centre du projet. Il est sur le bord. Et plus Fowler domine, plus cette sortie devient inévitable.

Ce n’est pas une question de respect.

Ce n’est pas une question de loyauté.

C’est une question de timing.

Le Canadien est en train de fabriquer ses gardiens. Quand une organisation atteint ce stade-là, les vétérans cessent d’être des piliers. Ils deviennent des actifs.

Et dans ce contexte précis, Samuel Montembeault est exactement ce genre d’actif.

La fin n’est peut-être pas officielle.

Mais elle est clairement annoncée.

À suivre ...