Frissons à Montréal: Alexandre Texier prédit la Coupe Stanley

Frissons à Montréal: Alexandre Texier prédit la Coupe Stanley

Par David Garel le 2026-01-14

Alexandre Texier n’a pas simplement signé une prolongation de contrat avec le Canadien de Montréal. Il a posé un geste de foi.

Un geste lourd de sens, presque à contre-courant dans une ligue où chaque dollar est négocié comme une victoire personnelle.

En acceptant deux années supplémentaires à 2,5 millions de dollars par saison, le Français a envoyé un message clair, assumé, viscéral : Montréal n’est pas une étape. Montréal est une destination.

Il faut se souvenir d’où il vient pour mesurer la portée de ce moment. Il y a quelques mois à peine, la carrière d’Alexandre Texier était à l’arrêt.

À Saint-Louis, ça ne fonctionnait plus. Le projet était mort. Les portes se fermaient. Fin novembre, il résiliait son contrat d’un commun accord avec les Blues et se retrouvait joueur autonome, à la croisée des chemins.

Le Canadien, lui, n’a pas hésité. Un contrat d’un million pour finir la saison. Une chance. Une vraie. Pas une promesse vide, pas un essai cosmétique : une opportunité concrète de relancer une carrière.

Texier a répondu sur la glace. 16 points en 25 matchs, 7 buts, une intelligence de jeu qui saute aux yeux, une promotion sur le premier trio aux côtés de Nick Suzuki et Cole Caufield. Mais surtout, quelque chose de plus rare : une adhésion totale au projet.

Selon des informations obtenues par TVA Sports, Montréal n’était pourtant pas l’offre la plus lucrative sur la table en novembre. Texier avait le choix. Il a choisi le Canadien. Il a choisi l’environnement. Il a choisi le sens. Et aujourd’hui, il recommence.

Son agent, Dan Milstein, ne cache pas à quel point les discussions ont été simples.

« On nous a approchés il y a une semaine. On a littéralement eu deux conversations. Disons deux ou trois. C’était très facile », a-t-il confié.

Facile, parce que les deux côtés voulaient la même chose.

« Montréal le voulait ici. Et Alex voulait être ici. »

Milstein va plus loin, et ses mots donnent des frissons.

« Il adore l’équipe, ses coéquipiers. Il adore absolument la ville. Sa mère l’a rejoint pour le reste de la saison. Il aime tout de Montréal. »

Ce n’est pas un discours d’agent en vitrine. C’est un joueur qui s’enracine. Qui s’installe. Qui choisit.

Mais la phrase qui change tout, celle qui fait basculer ce dossier dans une autre dimension, c’est celle-ci :

« Maintenant, il a le sentiment que ce club a ce qu’il faut pour possiblement gagner la coupe Stanley. Il voulait en faire partie. »

Pas peut-être compétitif. Pas en reconstruction. Gagner la Coupe Stanley.

Ce refrain commence à devenir une constante à Montréal. Mike Matheson l’a fait. Lane Hutson l’a fait. Des joueurs qui laissent de l’argent sur la table pour rester.

Texier s’inscrit exactement dans cette lignée. Il l’avait déjà fait en novembre. Il le refait aujourd’hui, avec encore plus de conviction.

Ce n’est pas un hasard. C’est le fruit d’un climat. D’un vestiaire. D’un message porté par Martin St-Louis, et exécuté par Kent Hughes.

Un message où l’humain compte autant que la performance. Où le caractère ne se mesure pas au volume de la voix, mais à la constance des gestes. Où un joueur peut renaître sans être brisé.

Texier a gagné son pari. Sur toute la ligne. Et le Canadien aussi. Parce qu’au-delà des chiffres, ce contrat raconte quelque chose de beaucoup plus grand : Montréal redevient un endroit où l’on choisit de rester. Un endroit où l’on croit que quelque chose de spécial est en train de se bâtir.

Quand un joueur qui sort de l’ombre regarde le Centre Bell et se dit : « C’est ici que je veux gagner », ce n’est plus un simple contrat.