Frissons à Toronto : Rodger Brulotte fait vibrer le stade une dernière fois

Frissons à Toronto : Rodger Brulotte fait vibrer le stade une dernière fois

Par André Soueidan le 2026-03-27

Un stade de la Ligue majeure qui se tait complètement… pour un Québécois.

Pas pour une légende locale. Pas pour une icône torontoise.

Pour Rodger Brulotte.

Avant même que la saison ne commence officiellement pour les Blue Jays, avant les hymnes, avant le spectacle… tout s’est arrêté. Silence total au Rogers Centre. Un moment suspendu, lourd, chargé d’émotion.

Et là… ça frappe.

Parce que ce n’est pas à Montréal.

C’est à Toronto.


Une organisation complète du baseball majeur qui prend le temps de rendre hommage à un descripteur québécois. Juste ça, ça devrait suffire à faire comprendre l’ampleur de l’homme.

Un moment de silence.

Simple. Puissant.

Dévastateur.

Ce geste-là… ce n’est pas une formalité. Ce n’est pas une petite pensée lancée vite fait entre deux publicités. C’est une reconnaissance. Une vraie.

Parce que Rodger Brulotte, ce n’était pas seulement une voix familière pour les amateurs de baseball au Québec.

C’était une signature.

Une identité.

Une façon de vivre le sport.

Pendant des décennies, il a accompagné des étés complets. Des soirées interminables. Des matchs sans importance… qu’il rendait importants.

Et là… même à Toronto… on a compris.

On a compris que ce gars-là avait marqué bien plus que le Québec.

Le contraste est frappant.

Un descripteur. Pas un joueur. Pas une superstar. Pas un dirigeant.

Un descripteur.

Et pourtant… il a droit à un moment de silence dans une Major League.

C’est immense.

Parce que le baseball, ce n’est pas un petit marché. C’est une machine mondiale. Des millions de spectateurs. Une industrie gigantesque.

Et dans tout ça… le nom de Rodger Brulotte a résonné assez fort pour qu’on arrête tout.

Juste pour lui.

Ça donne des frissons.

Évidemment, les Blue Jays ont poussé l’hommage encore plus loin. Une séquence publiée sur leurs réseaux sociaux… ce fameux circuit de Vladimir Guerrero Jr. au Stade olympique.

Et soudainement, la voix revient.

« Vladimir ! Vladimir ! Vladimir ! Bonsoir, elle est partie ! »

Impossible de rester de glace.

Impossible de ne pas ressentir quelque chose.

Mais ça… c’est presque secondaire.

Parce que le vrai moment… le vrai coup en plein cœur… c’était ce silence.

Ce respect.

Ce moment où un stade entier reconnaît qu’il vient de perdre une voix unique.

Même du côté de TVA Sports, l’émotion était impossible à cacher. Denis Casavant, après 40 ans aux côtés de Brulotte, l’a dit avec une sincérité désarmante.

« On espérait qu’il soit là, mais le destin en a décidé autrement. »

Pas besoin d’en dire plus.

Tout est là.

Un grand frère. Un mentor. Une présence.

Et maintenant… un vide.

Ce qui frappe, au fond, ce n’est pas seulement l’hommage.

C’est l’ampleur de l’impact.

Parce qu’on parle souvent des joueurs qui marquent une génération. Des vedettes qui traversent les époques.

Mais les voix… les vraies voix… celles qui accompagnent, qui racontent, qui donnent une âme au sport…

Elles sont encore plus rares.

Rodger Brulotte était de celles-là.

Et vendredi soir, à Toronto… le baseball majeur l’a reconnu.

Sans détour.

Sans hésitation.

Avec respect.

Et pendant quelques instants… tout le monde a compris.

Le match pouvait attendre.

Le spectacle pouvait attendre.

Parce qu’il y avait plus important.

Se souvenir.

Et dire merci.

Wow…