On a la chair de poule.
Il y a des moments où le hockey devient complètement secondaire. Et ce qu’on a vu au Centre Bell dimanche soir en faisait partie.
Voir Renaud Lavoie réapparaître au match des Canadiens de Montréal, quelques jours seulement après avoir frôlé une véritable tragédie, a donné des frissons à la province du Québec en entier.
.@RLavoieTVA est présent au Centre Bell 🥹 pic.twitter.com/nFfGh1KCiv
— TVA Sports (@TVASports) May 10, 2026
Personne ne s’attendait à le voir là. Encore moins aussi rapidement.
Il y a un peu plus d' une semaine, tout avait basculé pour le journaliste de TVA Sports. Une journée normale de séries. Un entraînement. Puis ce fameux « pop » dans la tête. Les vertiges. La perte de sensation. Et finalement un diagnostic terrifiant : une déchirure de l’artère carotide suivie de deux AVC.
Quand on connaît la gravité d’un tel événement, simplement voir Renaud debout, souriant, capable de parler avec Félix Séguin au Centre Bell… ça vient chercher quelque chose de profondément humain.
Le Centre Bell était ému comme jamais:

Renaud Lavoie lui-même a encore de la difficulté à réaliser ce qu’il venait de traverser. Il a ce mélange de gratitude, d’émotion et de lucidité dans la voix.
« Je suis chanceux d’être avec vous », a-t-il lancé avec beaucoup d’émotion, dans une phrase qui résume probablement toute la gravité de ce qu’il vient de traverser.
Parce qu’il faut le rappeler : il ne parle pas d’une petite alerte de santé. Il parle de deux AVC. Dans la même journée.
Quand il raconte ce qui s’est passé, on comprend à quel point tout aurait pu basculer rapidement. Ce fameux entraînement banal qui se transforme soudainement en cauchemar. Un bruit dans sa tête. Une sensation étrange. Puis les symptômes qui s’accumulent rapidement. La perte de sensation dans la main gauche. La difficulté à parler. Les étourdissements.
Et lui-même l’a reconnu publiquement : il sait très bien à quel point il a été chanceux.
« Si les caillots avaient été un peu plus gros, je ne serais probablement pas ici à vous parler aujourd’hui », a-t-il admis avec une honnêteté désarmante.
C’est aussi ce qui rendait sa présence au Centre Bell si touchante. Parce qu’on ne voyait pas seulement un journaliste revenir au travail. On voyait quelqu’un qui venait presque de perdre sa vie… revenir dans un endroit qu’il aime profondément.
La réaction du public québécois a été instantanée. Beaucoup de gens étaient sincèrement heureux de le revoir debout, souriant, capable de retrouver un peu de normalité après une épreuve aussi brutale.
Dans une soirée où toute l’attention devait être sur les Canadiens de Montréal et les Sabres de Buffalo, il y avait presque quelque chose de plus grand que le hockey.
Voir Renaud Lavoie au Centre Bell, quelques jours après un tel drame, donnait un rappel assez puissant : la santé peut basculer en quelques secondes… et parfois, juste être là devient déjà une immense victoire.
Encore plus quand on apprend que, si ça n’avait dépendu que de lui, il serait déjà retourné travailler beaucoup plus vite, mais que les médecins lui ont conseillé d’être prudent et d’attendre. Malgré tout, le voir présent au match, entouré de cette ambiance qu’il aime tant depuis des années, avait quelque chose de symbolique.
Ce n’était plus seulement le journaliste qu’on voyait.
C’était quelqu’un qui venait de passer très près de perdre beaucoup plus qu’un match de hockey.
Dans une soirée remplie d’émotions, de bruit, de tension et de passion au Centre Bell, la présence de Renaud Lavoie a rappelé une chose essentielle : parfois, le plus beau gain n’a rien à voir avec le pointage.
Le Québec du hockey était sincèrement heureux de le revoir.
Nos pensées continuent de l’accompagner. Parce qu’après une telle épreuve, le simple fait de le voir sourire dans son environnement, entouré du monde du hockey qu’il aime, représentait déjà une immense victoire.
