Frissons dans la salle de presse: Martin St-Louis livre le discours de l'année

Frissons dans la salle de presse: Martin St-Louis livre le discours de l'année

Par David Garel le 2026-05-02

Martin St-Louis a donné des frissons à tout Montréal vendredi soir.

Pas seulement aux partisans du Canadiens de Montréal. Pas seulement à ses joueurs. Même les journalistes présents dans la salle de presse avaient l’air secoués par le discours du coach après cette défaite crève-cœur de 1-0 en prolongation contre le Lightning de Tampa Bay.

On parle d’un entraîneur qui venait de voir son équipe passer à quelques centimètres d’éliminer Tampa Bay devant un Centre Bell complètement en délire. Une foule qui rêvait au plus grand moment depuis 2021. Une soirée où tout semblait aligné pour une célébration historique.

Et pourtant, St-Louis n’avait pas l’air d’un homme abattu.

Au contraire.

Il avait l’air... habité...

Quand il a commencé à parler du fameux match numéro sept qui attend maintenant son équipe, toute la pièce s’est figée.

« C’était le destin qui veut ça pour notre jeune équipe. Plusieurs joueurs n’ont jamais joué un match 7. Ça fait partie de notre parcours. C’est se relever. Let’s go! »

Le mot “destin” est revenu partout après le match.

Dans le vestiaire. Dans les corridors. Dans les entrevues des joueurs.

Comme si Martin St-Louis avait recentré tout le groupe immédiatement après la défaite.

Phillip Danault a pratiquement répété le même message mot pour mot en disant

: « C’était notre destin de se rendre en 7. »

Ce n’est pas un hasard.

On comprend rapidement qu’avant même l’arrivée des journalistes, St-Louis avait déjà parlé à son groupe pour empêcher le vestiaire de sombrer dans le découragement.

Bien joué. Ça a changé complètement l’ambiance.

Normalement, après une défaite en prolongation qui empêche une qualification, tu entres dans un vestiaire qui ressemble à un salon funéraire. Des joueurs silencieux. Des regards dans le vide. Des casiers fermés brutalement.

Vendredi?

Ce n’était pas ça du tout.

Oui, les gars étaient déçus. Oui, la douleur était visible. Mais il y avait aussi une conviction étrange dans cette pièce. Une confiance encore intacte.

Et ça venait directement du coach.

Quand St-Louis a ensuite déclaré devant les médias que c’était « probablement le meilleur match » qu’il avait vu de son équipe dans cette série, plusieurs journalistes ont eu l’impression qu’il parlait presque comme un ancien joueur qui venait de sortir d’une guerre.

« Les gars ont été incroyables. C’est le fun à regarder. J’ai le meilleur siège. »

Tout le monde avait des frissons dans le dos en entendant le coach.

Tu sentais qu’il était fier de son groupe malgré la défaite.

Tu sentais qu’il voyait quelque chose de plus grand qu’un simple résultat.

Même Jake Evans parlait comme un gars complètement convaincu que Montréal allait retourner gagner à Tampa.

« Si on avait mal joué, on arriverait au prochain match avec moins de confiance. Mais on a joué assez bien pour gagner. »

Même discours chez Nick Suzuki.

« Si on joue comme ça, on va gagner la majorité des matchs. »

Même énergie chez Lane Hutson, qui parlait déjà du match numéro sept comme d’une occasion de grandir et de bâtir quelque chose pour l’avenir.

Ce qui impressionne le plus dans toute cette histoire, c’est la maturité émotionnelle que St-Louis semble avoir installée dans cette équipe.

Le Centre Bell était en fusion totale. Le chaos était partout. Les émotions étaient gigantesques. Pourtant, les joueurs parlaient tous du même thème après le match : rester calmes dans le chaos.

Encore une phrase directement sortie du coach.

« Nous étions calmes dans le chaos », a dit St-Louis.

Ça ressemblait presque à un discours de film.

Tu perdais pratiquement de vue le fait que Montréal venait de subir une défaite déchirante.

Tout le monde parlait déjà du prochain chapitre.

Du destin.

Du fameux match numéro sept.

Et pour une des premières fois depuis longtemps, on sent qu’une jeune équipe du Canadien commence réellement à croire qu’elle est capable d’écrire quelque chose de spécial.