Frissons dans le dos : Mitch Marner craque devant la foule de Toronto

Frissons dans le dos : Mitch Marner craque devant la foule de Toronto

Par André Soueidan le 2026-01-23

Trois vidéos racontent à elles seules tout le malaise de ce retour à Toronto.

Première scène : l’échauffement.

Mitch Marner embarque sur la glace sans casque.

Réception glaciale.

Des huées franches, sèches, sans nuance. Pas un murmure d’hésitation. Le message est clair : l’ancienne idole est devenue l’adversaire à abattre.

Deuxième scène : l’hommage.

Les Maple Leafs lancent une vidéo tribute.

Les buts. Les saisons. Les sourires d’un autre temps.

La foule change de ton. Les huées se transforment en applaudissements.

Moment suspendu. Marner regarde l’écran, visiblement ébranlé.

Toronto se souvient. Toronto pardonne… pour quelques secondes.

Troisième scène : la réalité.

Dès qu’il touche à la rondelle, l’aréna explose.

Pas en applaudissements. En huées.

À chaque présence.

À chaque contrôle de rondelle.

Une unité rare. Presque dérangeante.

Le Scotiabank Arena n’a jamais été aussi coordonné pour huer un seul joueur.

Ce contraste est brutal.

Une ovation pour le passé.

Une hostilité totale pour le présent.

Toronto a applaudi le souvenir… mais a rejeté le joueur d’aujourd’hui.

Et c’est là que le malaise devient réel.

Parce qu’on ne parle pas d’un ennemi naturel.

On parle d’un ancien enfant chéri.

Un produit de la maison.

Un symbole d’un projet qui s’est effondré.

Voir toute une aréna s’unir pour huer Mitch Marner, ce n’est pas banal.

C’est un verdict émotionnel.

C’est une rupture publique.

Peu importe le chandail qu’il porte aujourd’hui, ce moment-là rappelle une chose : quitter Toronto ne veut pas dire quitter Toronto.

Ce retour à Toronto n’était pas un simple match.

C’était un procès public.

Une partie de la foule a voulu se souvenir.

Une autre a voulu régler des comptes.

Et entre les deux, Mitch Marner a compris quelque chose d’essentiel : on ne quitte jamais vraiment Toronto.

Même avec un autre chandail.

Même avec un autre vestiaire.

Même avec une autre vie.

Ce soir-là, les huées ont été plus fortes que les souvenirs.

Et c’est peut-être ça, la vraie cicatrice de cette histoire : Toronto n’a pas seulement perdu Marner…

Toronto a montré à quel point son climat est invivable pour un joueur humain.

Ouch...