À la veille du match contre les San Jose Sharks, l’atmosphère était plutôt détendue autour du Montreal Canadiens. Le club amorce un voyage important dans l’Ouest américain et les joueurs défilaient devant les journalistes pour parler de la séquence à venir.
Puis, au détour d’une question, Phillip Danault a échappé une phrase qui n’est pas passée inaperçue.
Une phrase qui, sans être méchante, a créé un moment de malaise.
Dans l’échange avec les journalistes, Danault parlait de la mentalité du groupe et du fait que plusieurs joueurs dans le vestiaire n’avaient jamais encore goûté à une conquête de la Coupe Stanley. C’est là que la discussion a pris un drôle de tournant.
Danault a lancé :
« Je pense qu’il n’y en a pas ici qui ont gagné la Coupe Stanley… »
Les journalistes l’ont immédiatement corrigé.
Un nom a été mentionné : Alex Newhook.
Newhook a remporté la Coupe avec l’Colorado Avalanche en 2022.
Et c’est là que Danault a ajouté la phrase qui fait maintenant jaser :
« Oui, mais je parle du vrai core. »
Une phrase lancée rapidement, probablement sans mauvaise intention.
Mais une phrase lourde de sens.
Parce que dans un vestiaire de la LNH, parler du « vrai core » d’une équipe, c’est essentiellement définir les joueurs qui forment le noyau dur du groupe.
Et dans cette formulation, Alex Newhook semblait soudainement se retrouver… à l’extérieur.
Une phrase qui peut piquer
Pour un joueur comme Newhook, entendre ce genre de commentaire peut forcément faire réfléchir.
Parce que Newhook n’est pas un vétéran en fin de parcours.
Il a 25 ans.
Exactement le même âge que Cole Caufield.
Autrement dit, il est en plein dans la tranche d’âge du noyau que le Canadien est en train de bâtir.
Et pourtant, dans les mots de Danault, il semble davantage être perçu comme un joueur en rotation autour du groupe principal.
Rien de méchant dans l’intention.
Mais dans une ligue où chaque mot est analysé, la nuance peut piquer.
Une acquisition qui avait coûté cher
La situation devient encore plus intéressante quand on se rappelle le prix payé pour amener Newhook à Montréal.
À l’été 2023, le directeur général Kent Hughes avait frappé un coup important au repêchage en envoyant deux choix de première ronde aux Avalanche pour acquérir le jeune centre.
Ces choix étaient les 31e et 37e sélections.
Un prix important pour un joueur qui devait devenir une pièce importante de l’avenir du club.
L’organisation voyait en lui un attaquant capable d’amener vitesse, polyvalence et production offensive au sein du groupe.
Bref, un joueur appelé à faire partie du projet à long terme.
La perception à l’intérieur du vestiaire
Et c’est là que la déclaration de Danault devient fascinante.
Parce qu’elle révèle peut-être une perception différente à l’intérieur même du vestiaire.
Dans plusieurs équipes, le « core » se définit souvent de manière informelle.
Ce sont les joueurs qui portent l’identité du groupe.
Les visages de la reconstruction.
Dans le cas du Canadien, plusieurs noms viennent naturellement en tête :
Nick Suzuki,
Cole Caufield,
Juraj Slafkovsky,
Alex Newhook, Ivan Demidov & Juraj Slafkovsky at Habs casino night pic.twitter.com/vUSMhLe3BW
— /r/Habs (@HabsOnReddit) February 25, 2026
Et certains jeunes défenseurs comme Kaiden Guhle.
Dans cet esprit-là, Danault parlait peut-être simplement du noyau qui a grandi ensemble dans cette reconstruction.
Mais la nuance reste frappante.
Parce qu’Alex Newhook, lui, a été ajouté plus tard au projet.
Et dans la perception de certains joueurs, cela peut parfois faire une différence.
Une petite tape sur les doigts à prévoir
Évidemment, Danault n’a jamais voulu lancer une flèche à Alex Newhook. La remarque est sortie rapidement, presque instinctivement, dans une conversation qui avançait à toute vitesse.
Mais dans un marché comme Montréal, ce genre de nuance ne passe jamais inaperçu.
Parce que derrière une phrase lancée à la légère, il y a parfois une réalité plus subtile : la façon dont les joueurs eux-mêmes perçoivent la hiérarchie du vestiaire.
Et quand un joueur affirme qu’il parle du « vrai core », ça veut dire qu’un cercle existe déjà.
Un cercle qui n’inclut pas tout le monde.
Du côté de l’organisation, on préférera probablement que cette discussion reste très courte. Ce genre de petite sortie médiatique se règle habituellement rapidement, souvent avec un rappel discret que certaines nuances sont meilleures à garder à l’intérieur du vestiaire.
Et dans une organisation aussi structurée que celle du Canadien, ce genre de message finit presque toujours par passer.
Même quand la phrase a déjà fait le tour du vestiaire… et des réseaux sociaux.
Ouch...
