Geoff Molson furieux en coulisses : Kent Hughes dans l’eau chaude

Geoff Molson furieux en coulisses : Kent Hughes dans l’eau chaude

Par William Petit Lemay le 2026-03-20

Le climat commence à changer à Montréal.

Et cette fois, ça ne vient pas seulement de la glace.

En coulisses, une certaine tension s’installe tranquillement autour du Canadien de Montréal. Parce que plus les matchs avancent, plus la pression augmente… et tout indique que Geoff Molson commence sérieusement à s’impatienter.

La raison est simple.

Le Canadien est en train de jouer avec le feu.

Après avoir passé pratiquement toute la saison dans le portrait des séries éliminatoires, l’équipe de Martin St-Louis se retrouve aujourd’hui dans une position fragile. La course dans l’Association de l’Est est complètement folle. Chaque point compte. Chaque erreur coûte cher.

Et surtout… le CH ne contrôle plus rien.

Il reste exactement 14 matchs à la saison.

14 matchs pour sauver une année qui, il y a quelques semaines à peine, semblait presque assurée de se terminer en séries.

Mais depuis quelque temps, quelque chose cloche.

Défensivement, l’équipe est en train de craquer.

Les erreurs se multiplient. Les couvertures sont hésitantes. Les décisions sous pression deviennent problématiques. Et contrairement à certaines formations plus expérimentées, le Canadien n’a pas la profondeur nécessaire pour absorber ces moments difficiles.

Ce n’est pas une question de gardiens.

Ce n’est pas une question d’attaque.

Le problème est clair : la défense ne tient pas le coup.

Et c’est exactement là que le dossier devient délicat pour Kent Hughes.

Parce que le 6 mars dernier, à la date limite des transactions, le directeur général du Canadien a pris une décision majeure.

Ne rien faire.

Pendant que plusieurs équipes dans la course aux séries ont ajouté des morceaux importants pour solidifier leur alignement, Montréal a choisi le statu quo. Pas de défenseur droitier. Pas de renfort d’expérience. Pas d’ajustement majeur.

Un pari.

Un pari basé sur la confiance envers le groupe actuel.

Mais aujourd’hui, ce pari commence à faire mal.

Parce que sur la glace, la réalité est brutale.

Les autres équipes ont monté d’un cran.

Elles ont ajouté du poids. De l’expérience. De la stabilité.

Le Canadien, lui, doit survivre avec un noyau jeune, encore en apprentissage, dans les moments les plus importants de la saison.

Et c’est exactement ce genre de situation qui peut frustrer un propriétaire.

Parce que pour Geoff Molson, l’enjeu dépasse largement le simple développement des joueurs.

Les séries éliminatoires, c’est vital.

C’est une question d’image.

C’est une question de crédibilité.

Mais surtout… c’est une question d’argent.

Le Centre Bell en séries, c’est une machine.

Des revenus énormes. Une visibilité accrue. Une ville complètement en feu.

Et après une saison complète à vendre l’espoir, à maintenir les partisans engagés dans une course aux séries… rater le portrait au dernier moment serait extrêmement difficile à avaler.

Voire inacceptable.

C’est dans ce contexte que la pression commence à se faire sentir sur Kent Hughes.

Parce que la question devient de plus en plus évidente.

Pourquoi ne pas avoir bougé?

Pourquoi ne pas avoir corrigé une faiblesse aussi flagrante que le manque de profondeur en défense?

Pourquoi ne pas avoir donné un coup de pouce à une équipe qui était clairement en position de faire un pas de plus?

Les options existaient.

Les transactions se faisaient ailleurs dans la ligue.

Et comme plusieurs l’ont mentionné, si le Canadien avait réellement voulu améliorer son équipe… il aurait pu le faire.

Mais la direction a choisi de croire en son groupe.

De miser sur ses jeunes.

De faire confiance au processus.

Un choix noble.

Mais un choix risqué.

Et aujourd’hui, certains commencent à se demander si cette confiance n’a pas viré à l’aveuglement.

Comme si l’organisation était tombée en amour avec son propre projet.

Comme si elle refusait de voir ce qui se passait ailleurs dans la ligue.

Pendant ce temps, les autres équipes avancent.

Elles s’adaptent.

Elles se renforcent.

Le Canadien, lui, tente de s’accrocher.

Et sur la glace, les conséquences sont visibles.

Le match contre Detroit en est le parfait exemple.

Une avance.

Un contrôle du jeu.

Puis une erreur.

Puis une autre.

Et tout bascule.

Parce que dans cette ligue, à ce moment de l’année… les équipes complètes trouvent une façon de fermer les matchs.

Le Canadien, lui, n’y arrive pas.

Aujourd’hui, le message est clair.

Les 14 prochains matchs vont définir la saison.

Mais ils vont aussi définir beaucoup plus que ça.

Parce que si le Canadien de Montréal échappe sa place en séries…

Le 6 mars 2026 ne sera pas oublié.

Et Kent Hughes pourrait rapidement comprendre que la pression ne vient plus seulement des partisans.

Elle vient maintenant directement du bureau de Geoff Molson.