Le coup bas de Martin St-Louis n'a pas passé.
Lane Hutson est puni... humilié publiquement. Et tout le monde l’a vu.
Dans la défaite du Canadien contre les Blues de St-Louis, le geste de Martin St-Louis a résonné plus fort que n’importe quel but.
Au lieu de miser sur son quart-arrière étoile, son défenseur le plus créatif, St-Louis l’a laissé croupir sur le banc pendant un avantage numérique de deux hommes.
Un 5 contre 3. Le moment parfait pour revenir dans le match.
Et Hutson était assis.
Pourquoi? Pour un simple revirement en première période causant le 2e but des Blues. Une erreur isolée en avantage numérique, alors que Robert Thomas en a profité:
A Hutson turnover and SMOOTH hands from Thomas leads to a Blues shorty 😳🚨 pic.twitter.com/g8t7ETXUJV
— B/R Open Ice (@BR_OpenIce) January 3, 2026
Une grosse erreur, ok. Mais Lane Hutson ne mérite pas d'être envoyé sous l'autobus par son coach. Il méritait de racheter sa bourde.
Mais Dobson a été promu au détriment du jeune prodige.
La scène a choqué. Dobson a beau avoir un meilleur tir que Hutson, il ne trouve pas les lignes de passe. Et Martin St-Louis refuse de changer quoi que ce soit.
Pire : il envoie un message brutal à Hutson.
« T’as fait une erreur? je t'enlève ton bonbon du power play à 5 contre 3. Même si tu es notre joueur le plus dangereux à la ligne bleue. »
C’est exactement ce qu’Éric Bélanger a dénoncé à La Poche Bleue :
« Le 5 contre 3, pour moi, c’est inacceptable que Lane Hutson n’ait pas ça à la glace. T’as besoin de ce but-là pour revenir dans le match. Il trouve des lignes de passe, il est dans les meilleurs pointeurs de la ligue chez les défenseurs. Moi, je comprends pas. »
@lapochebleue La décision de laisser Lane Hutson sur le banc pendant le long 5 contre 3 face aux Blues ne passe pas très bien chez nos animateurs. 🤨 #lanehutson #noahdobson #5contre3 #powerplay #gohabsgo ♬ original sound - lapochebleue
Et il n’est pas le seul.
L’ancien joueur du CH, Mathieu Dandenault, confirme qu'il s'agissait d'une punition.
« C’est clair que Martin St-Louis a puni Hutson pour son erreur. C’est le seul scénario logique. Ça n’avait rien à voir avec la stratégie. C’était un message. »
Même Steve Bégin a laissé entendre qu’il y avait un malaise :
« Peut-être qu’il y a des choses qu’on ne sait pas… »
Et justement. Ce flou, ce non-dit, ce climat tendu… c’est exactement ce que les partisans dénoncent. Un jeune joueur talentueux, adoré du public, est traité comme un enfant. Pendant ce temps, des vétérans intouchables multiplient les erreurs sans jamais se faire benchés.
Le contexte rend la situation encore plus toxique
Ce geste survient moins de 48 heures après la sortie controversée de Benoît Brunet sur les ondes de RDS, qui affirmait que Hutson "n’était pas un bon patineur". Toute la province s’était levée pour défendre Lane en détruisant Ti-Ben publiquement sur les réseaux sociaux.
Le jeune homme avait besoin d’être soutenu et l'a été par une province en entier.
Mais Martin St-Louis a fait le contraire: il l’a enfoncé jusqu'au cou.
Le message envoyé au vestiaire? Tu fais une erreur, t’es mort. Peu importe si t’es un prodige. Peu importe si t’es celui qui donne une chance à l’équipe de gagner.
Le message envoyé aux fans? On ne vous écoute pas. On ne vous respecte pas.
Selon plusieurs sources, Martin St-Louis serait agacé par le tir jugé "trop faible" de Lane Hutson. On dit qu’il préfère Dobson sur le jeu de puissance parce qu’il "force l’adversaire à respecter son shot."
Mais ce raisonnement est absurde.
Tout le monde dans la LNH sait que Hutson ne base pas son jeu sur la puissance. Il trouve des lignes. Il crée des ouvertures. Il attire les défenseurs à lui. Et ses 40 points en 41 matchs parlent pour lui.
Si l’idée était de lui envoyer un message… c’est le groupe au complet qui l’a reçu en pleine face.
Ce n’est pas simplement une question tactique. C’est une question de psychologie, de leadership, d’humanité.
Lane Hutson vient de vivre un rejet olympique dévastateur. Il a été humilié par USA Hockey, alors que le DG Bill Guerin a crié sous tous les toits que Hutson n'était pas assez physique, qu'il faisait trop d'erreurs et que son tir était trop faible pour représenter les États-Unis.
Et dans les jours qui suivent, au lieu d’un bras autour de l’épaule, il reçoit un coup de bâton dans le dos... de la part de son propre entraîneur.
Les réactions sont explosives sur les réseaux sociaux. Et ce n’est pas un caprice. Le peuple du CH a vu, a compris, et refuse d’accepter cette injustice.
« Tu punis le seul gars qui peut te sortir du trou? Bravo, Martin. Bravo. »
« Même si c’est pour envoyer un message, c’est mal ciblé. Et c’est le powerplay qui en paie le prix. »
« Hutson mérite mieux. Et nous aussi. »
Martin St-Louis, qui se targue d’être un mentor, un communicateur, a oublié le plus important hier soir : la justice.
Et à force de maltraiter ses meilleurs jeunes talents, il joue à un jeu dangereux.
