Graves accusations contre Jean-René Dufort: Richard Martineau brise le silence

Graves accusations contre Jean-René Dufort: Richard Martineau brise le silence

Par David Garel le 2026-03-29

Richard Martineau a lancé une véritable bombe médiatique. Il a directement visé, sans le nommer, un animateur vedette de Radio-Canada, et en quelques minutes à peine, tout le Québec médiatique avait compris qu’il parlait de Jean-René Dufort.

Martineau décrit un homme toujours en poste, respecté, installé dans le paysage médiatique, malgré un passé qu’il juge problématique. Il évoque des comportements toxiques envers une coanimatrice, une dynamique de travail qui aurait dégénéré au point de provoquer une détresse importante chez cette dernière.

“Ce gars-là est à Radio-Canada, actuellement, où on se parle. Il a une très brillante carrière. Il n’est pas embêté par personne dans le milieu.”

Puis il ajoute une couche, en donnant suffisamment de détails pour orienter clairement les soupçons :

“Les gens savent qu’il y avait des comportements toxiques avec la coanimatrice, tellement qu’elle a fait une dépression nerveuse puis elle a décroché. Puis elle n’est même plus dans le milieu aujourd’hui.”

Il ne le nomme pas. Mais il n’en a pas besoin.

En quelques minutes, les réseaux sociaux explosent. Le nom de Jean-René Dufort circule massivement. Les internautes font immédiatement le lien avec un épisode bien précis : le conflit survenu en 2005 à CKOI, impliquant Dufort, Normand Brathwaite et Roxane St-Gelais.

Une histoire connue dans le milieu, mais rarement discutée publiquement.

À l’époque, la situation avait dégénéré au point de se retrouver devant les tribunaux, avant de se régler hors cour. Une entente formelle avait été conclue entre les parties : ne plus en parler publiquement.

Depuis, silence complet. Même Normand Brathwaite, pourtant reconnu pour sa franchise, a toujours refusé de rouvrir ce dossier, répétant que “l’incident est clos”.

Mais en 2026, Martineau vient briser cet équilibre.

Et le timing... est cruel...

Il intervient en pleine controverse entourant Julien Lacroix, au moment où l’humoriste annonce qu’il abandonne sa carrière, incapable de survivre à la pression du milieu et de l’opinion publique. Pour Martineau, l'injustice est trop grande pour être ignorée.

D’un côté, un humoriste qui n’a jamais été accusé formellement et qui quitte, épuisé, incapable de travailler.

De l’autre, une figure bien en place à Radio-Canada, associée à un épisode controversé du passé, mais qui n’a jamais vu sa carrière réellement freinée.

Le message de Martineau est clair : il dénonce un double standard.

Mais ce qui frappe encore plus, c’est la réaction immédiate du public.

Sur les réseaux sociaux, la machine s’emballe. Le nom de Dufort devient tendance. Des extraits, des souvenirs, des bribes d’informations refont surface.

Des gens affirment que “tout le monde le savait”. D’autres dénoncent le fait que cette histoire n’ait jamais été exposée de la même manière que d’autres dossiers plus récents.

En quelques heures, un dossier vieux de plus de vingt ans revient au cœur de l’actualité.

Sans qu’aucune nouvelle information concrète n’ait émergé.

C’est ça, le véritable impact de la sortie de Martineau.

Il n’a pas révélé quelque chose de nouveau. Il a remis en circulation quelque chose d’ancien, dans un contexte où la tolérance sociale face à certains comportements a complètement changé.

Et ce geste-là soulève deux réactions opposées.

Certains appuient Martineau, estimant qu’il met enfin en lumière le côté sombre de Dufort : pourquoi certaines figures publiques sont-elles protégées alors que d’autres sont écartées sans appel ?

D’autres dénoncent la méthode, jugée irresponsable : insinuer sans nommer, relancer une affaire réglée, laisser les réseaux sociaux faire le travail de tribunal populaire.

Parce qu’au final, c’est exactement ce qui s’est produit.

Martineau n’a pas prononcé le nom.

Mais il savait très bien que les réseaux sociaux s’en chargeraient.

Et c’est ce qu’ils ont fait, avec une rapidité et une intensité pour relancer la tempête.

Dans tout ça, une chose est certaine : en voulant dénoncer un système à deux vitesses, Richard Martineau a lui-même déclenché une nouvelle vague de jugement public.

Et cette fois, c’est un dossier vieux de vingt ans qui s’est retrouvé ramené, de force, dans le présent.

Cruel pour Dufort et sa famille.

Mais... Martineau a raison sur un point: la clique de Radio-Canada... doit arrêter d'être protégée contre les démons du passé.