Gros malaise à Montréal : Martin St-Louis ignore Joe Veleno

Gros malaise à Montréal : Martin St-Louis ignore Joe Veleno

Par André Soueidan le 2026-03-24

Quelque chose ne tourne pas rond… et ça devient de plus en plus difficile à ignorer.

Dans une équipe en pleine course aux séries, où chaque détail compte, où chaque présence peut faire la différence… un joueur fait exactement ce qu’on lui demande.

Et pourtant… rien ne change.

Joe Veleno est là. Discret. Efficace. Disponible. Mais surtout… invisible dans les décisions.

Et ça commence à déranger.

Parce que depuis son retour dans l’alignement après plusieurs semaines sans jouer, Veleno n’a pas triché. Pas une seconde. Pas une présence où il a semblé perdu. Pas une séquence où il a ralenti le jeu.

Au contraire.

Jeudi à Detroit. Samedi contre les Islanders. Deux matchs où il a fait le travail. Simple. Propre. Sans erreur majeure.

Et dans ce contexte-là… c’est exactement ce que Martin St-Louis demande à ses joueurs.

Alors pourquoi ça ne suit pas?

Pourquoi ce joueur-là reste coincé dans l’ombre pendant que l’équipe cherche encore des réponses dans son alignement?

C’est là que le malaise commence.

Parce que même à l’externe, certains commencent à lever un drapeau.

Renaud Lavoie n’a pas hésité.

« J’adorerais le revoir avec le Canadien la saison prochaine. Si ce n’est pas le cas, il y a 31 autres équipes dans la LNH qui le regardent. »

Ce n’est pas une petite déclaration.

C’est un avertissement.

Parce que ce que Lavoie dit, entre les lignes, c’est simple… le Canadien n’est peut-être pas en train de réaliser ce qu’il a entre les mains.

Et pendant ce temps, ailleurs dans la ligue… on observe.

On prend des notes.

On attend.

Parce que ce genre de joueur-là, ça ne fait pas de bruit. Mais ça gagne des matchs.

Et à Montréal, le timing rend la situation encore plus étrange.

L’équipe est en mode survie. Mode séries. Martin St-Louis lui-même a changé son approche. Plus fermé. Plus intense. Plus calculé.

Chaque décision est supposée être optimisée.

Chaque joueur doit mériter ses minutes.

Et dans cette logique-là… Veleno coche toutes les cases.

« Pour un gars qui n’a pas joué pendant six semaines, il a fait un excellent travail. C’est ça qui est le plus important en ce moment pour lui. »

Même constat.

Même réalité.

Mais toujours pas de récompense.

Et c’est là que la contradiction devient frappante.

Parce que pendant que certains joueurs ont droit à une corde beaucoup plus longue… pendant que d’autres accumulent les erreurs sans perdre leur place…

Veleno, lui, doit se contenter des miettes.

Pourquoi?

Aucune explication claire.

Aucun message envoyé publiquement.

Rien.

Et dans une équipe, ça… ça parle.

Parce que les joueurs voient ça.

Ils voient qui joue.

Ils voient qui est puni.

Ils voient qui a droit à des chances.

Et surtout… ils voient qui n’en a pas.

Alors imagine la scène.

Tu fais tout correctement.

Tu respectes ton rôle.

Tu attends ton tour.

Et quand ton nom est appelé… tu livres la marchandise.

Mais ça ne change rien.

C’est exactement là que le doute s’installe.

Pas seulement pour le joueur.

Pour tout le monde.

Parce que ce genre de situation, ça soulève une question simple… mais lourde.

Est-ce que les décisions sont vraiment basées sur le mérite?

Ou sur autre chose?

Parce que pendant que le Canadien se bat pour chaque point… pendant que la marge d’erreur disparaît tranquillement…

laisser un joueur fiable dans l’ombre devient un luxe que peu d’équipes peuvent se permettre.

Et le plus dangereux dans tout ça?

C’est que le temps joue contre eux.

Joe Veleno sera joueur autonome avec compensation à la fin de la saison.

Et comme Lavoie l’a mentionné… il ne manque pas de regards autour de la ligue.

31 équipes.

31 opportunités.

31 portes ouvertes.

Pendant que Montréal… hésite.

Et dans la LNH, ce genre d’hésitation peut coûter cher.

Très cher.

Parce qu’un joueur que tu ne valorises pas… quelqu’un d’autre va le faire.

Toujours.

Alors oui, pour l’instant, ce n’est qu’un détail dans une saison intense.

Un joueur parmi d’autres.

Une décision parmi d’autres.

Mais parfois… ce sont exactement ces détails-là qui finissent par définir une organisation.

Et à Montréal, en ce moment…

Joe Veleno est en train de devenir beaucoup plus qu’un simple nom sur une feuille d’alignement.

Il est en train de devenir un symbole.

Celui d’une décision qui pourrait revenir hanter.

Ouch…