Gros malaise : le journaliste de The Athletic s’excuse auprès de Montréal

Gros malaise : le journaliste de The Athletic s’excuse auprès de Montréal

André Soueidan
Le 2026-08-21
canadiens

La controverse n’est finalement pas morte après quelques heures.

Confronté directement par un partisan du Canadien, Corey Pronman est revenu sur ses propos qui avaient fait grincer des dents à Montréal… et le journaliste de The Athletic a reconnu qu’il regrettait la façon dont il avait formulé son opinion.

Quelques jours plus tôt, Pronman avait fait beaucoup réagir avec son analyse du classement U23 de The Athletic, particulièrement lorsqu’il avait expliqué pourquoi Zach Benson, des Sabres de Buffalo, occupait le 124e rang de son palmarès regroupant les 156 meilleurs joueurs de moins de 23 ans.

Le jeune attaquant avait pourtant connu une série intéressante contre le Canadien au printemps, mais Pronman avait tenu à expliquer que Benson avait affronté deux équipes qu’il considérait comme étant de calibre médiocre en séries éliminatoires.

Le Canadien faisait partie de ces deux formations.

La phrase avait rapidement circulé parmi les partisans montréalais, d’autant plus qu’elle arrivait après un parcours qui avait mené le CH jusqu’à la finale de l’Est.

Sur Reddit, un partisan a donc décidé de revenir directement sur cette déclaration avec Pronman lors de sa séance de questions.

La question était assez simple.

Comment pouvait-il qualifier Montréal de mauvaise équipe de séries alors que le Canadien avait placé trois joueurs dans le top 11 de son propre classement U23?

Et surtout, comment cette perception pouvait-elle influencer son évaluation de Benson?

La réponse de Pronman a changé le ton de la discussion.

« Je regrette la façon dont j’ai dit ça sur le balado. Montréal était 23e dans la LNH pour le pourcentage de Corsi, Boston était 19e et la Caroline était première. C’était davantage mon point… la différence entre ces équipes et la Caroline. »

Voilà qui est assez différent de la première formulation.

Le journaliste ne prétend donc plus que Montréal était simplement une mauvaise équipe incapable de rivaliser avec les meilleures formations du circuit.

Son argument portait plutôt sur les statistiques de possession et sur l’écart qui séparait le Canadien des équipes les plus dominantes à ce chapitre.

Une précision importante, surtout lorsqu’on se rappelle le chemin parcouru par Montréal.

Le Canadien n’a évidemment pas joué des séries parfaites.

L’équipe de Martin St-Louis a connu des passages difficiles et Tampa Bay a causé de sérieux problèmes au premier tour. Montréal a toutefois trouvé une façon d’éliminer le Lightning avant de faire subir le même sort aux Sabres de Buffalo. Le parcours s’est ensuite poursuivi jusqu’à la finale de l’Est.

Pour les partisans, la nuance n’est donc pas secondaire.

Qualifier une équipe qui atteint le carré d’as de la LNH de formation de calibre médiocre peut rapidement devenir une drôle de façon de raconter son printemps.

Surtout lorsque cette même équipe élimine deux adversaires avant de s’incliner face à une formation qui allait poursuivre sa route vers la finale de la Coupe Stanley.

Le cas de Benson ajoute une autre dimension à l’histoire.

Le jeune attaquant de Buffalo n’a pas été un simple figurant pendant cette série.

Son implication et son énergie avaient été remarquées, au point où Benson lui-même avait raconté à quel point l’ambiance entourant les matchs à Montréal l’avait marqué. Les chants des partisans étaient même restés dans sa tête jusque pendant son sommeil.

Pronman demeure néanmoins catégorique sur son classement.

Lane Hutson, par exemple, se retrouve au 11e rang de son palmarès U23, malgré une saison qui lui a permis de terminer sixième au scrutin du trophée Norris.

Son évaluation du jeune défenseur continue donc de susciter des débats chez les partisans du Canadien, particulièrement lorsqu’on considère l’impact offensif qu’il a déjà eu dans la LNH.

Cette fois, toutefois, Pronman a choisi de revenir sur ses propres paroles.

C’est probablement ce qui rend cette nouvelle discussion beaucoup plus intéressante que la première polémique. Le journaliste de The Athletic n’a pas simplement ignoré les réactions ou défendu chaque mot prononcé sur son balado.

Confronté à la question d’un partisan montréalais, il a reconnu que sa formulation était mauvaise et a expliqué ce qu’il voulait réellement dire.

La controverse n’efface donc pas son opinion sur le Canadien, ni son classement de Benson ou de Hutson.

Elle prend plutôt une autre direction… celle d’un journaliste qui réalise que certains mots ont dépassé sa pensée.

À Montréal, les partisans pourront toujours être en désaccord avec son évaluation.

Mais cette fois, Pronman leur a au moins donné quelque chose qu’ils n’attendaient probablement pas… des excuses.

Ouch…