Pendant que les transactions s’enchaînent partout dans la LNH, les Canadiens de Montréal continuent de regarder le marché passer sous leurs yeux.
Et plus les heures avancent vers la date limite des transactions, plus une réalité devient impossible à ignorer : les défenseurs droitiers disparaissent comme des petits pains chauds.
Les équipes se battent pour mettre la main sur ce type de joueur. Les prix explosent. Les directeurs généraux paient une fortune pour sécuriser un défenseur capable de jouer du côté droit.
Pendant ce temps, Montréal reste immobile.
Et c’est là que le dossier Logan Mailloux devient impossible à ignorer.
Parce que pendant que les équipes paient des fortunes pour obtenir un défenseur droitier… Mailloux est en train d’exploser avec les Blues de Saint-Louis.
Encore hier, il a marqué un but spectaculaire sur un wraparound, tout en disputant 22 minutes 52 secondes de temps de glace.
Look at this wraparound from Logan Mailloux! 👀 😱 pic.twitter.com/v1UZMvg9Wc
— St. Louis Blues (@StLouisBlues) March 5, 2026
Match après match, il prend confiance, il prend de l’assurance et il commence à démontrer pourquoi il avait été repêché aussi haut.
Bref, Mailloux est en train de devenir exactement ce que toutes les équipes recherchent présentement : un défenseur droitier capable de jouer de grosses minutes.
Et c’est précisément pour cette raison que plusieurs observateurs commencent à se poser la même question.
Pourquoi Kent Hughes a-t-il échangé Mailloux l’été dernier… au lieu d’attendre la date limite des transactions?
Parce qu’aujourd’hui, avec la frénésie actuelle autour des défenseurs droitiers, sa valeur aurait explosé.
Quand on voit ce que Buffalo s’apprêtait à payer pour Parayko qui a finalement refusé de lever sa clause de non-échange (Radim Mrkta et un choix de 1ère ronde)… il devient facile d’imaginer ce que Montréal aurait pu obtenir avec Mailloux dans un marché aussi affamé.
The Blues almost got Radim Mrtka (9th in 2025) and another first-round pick for Colton Parayko, but he declined to waive his no-trade clause.
— PuckEmpire (@puckempire) March 5, 2026
It's his right, can't hate on it at all. But brutal for STL. pic.twitter.com/IqaPitnBfu
Un attaquant top-6.
Un défenseur droitier de premier plan.
Ou même un élément clé dans une transaction beaucoup plus grosse.
Imaginez simplement un instant si Mailloux avait été disponible dans les discussions entourant Robert Thomas avec les Blues.
Dans un marché comme celui-ci, un défenseur droitier jeune et offensif comme Mailloux aurait pu devenir une pièce maîtresse dans un package majeur.
Mais Montréal a plutôt décidé de l’échanger plus tôt… pour obtenir Zachary Bolduc.
Et aujourd’hui, la réalité fait mal.
Bolduc se retrouve présentement coincé dans un rôle de profondeur, utilisé principalement sur un quatrième trio... ou dans les gradins...
Pendant ce temps, Mailloux devient tranquillement un défenseur de premier plan à Saint-Louis.
Et au moment même où les équipes de la LNH paient des fortunes pour trouver un défenseur droitier… les Canadiens de Montréal regardent le marché sans avoir cette carte dans leur main.
Dans un marché aussi fou que celui que l’on voit présentement, une chose est certaine.
Si Kent Hughes avait attendu la date limite des transactions pour bouger Logan Mailloux… le retour aurait probablement été complètement différent.
Et ce qui rend ce retournement encore plus déchirant, c’est tout le contexte qui entourait Logan Mailloux lorsqu’il a quitté Montréal.
Pendant des mois, le discours était devenu extrêmement dur autour de lui. On disait qu’il ne comprenait pas le jeu défensif, qu’il était constamment hors position, qu’il n’allait jamais être capable de corriger ses lacunes.
Quand il a été échangé par le Canadien, son ton avait surpris plus d’un observateur.
Il parlait comme quelqu’un qui tournait la page sans regret, presque comme si Montréal lui avait fermé la porte trop tôt. Il affirmait qu’il n’aurait jamais eu une « chance honnête » avec le Canadien à cause de la congestion en défense, et qu’il était « vraiment chanceux d’être à Saint-Louis pour avoir une opportunité ».
Le message était clair : il voyait son départ comme une libération. À l’époque, plusieurs avaient trouvé le ton extrêmement "cocky" pour un joueur qui n’avait même pas encore fait sa place dans la LNH.
À un certain moment, il avait même évoqué des comparaisons avec des défenseurs établis comme Alex Pietrangelo et se disait supérieur défensivement à Evan Bouchard pour expliquer le type de défenseur qu’il pensait pouvoir devenir. Dans un marché comme Montréal, ce genre de déclaration avait été l'objet de moqueries.
Certains partisans ont pris ces propos comme une forme d’arrogance envers l’organisation qui l’avait repêché et développé. À Saint-Louis, la pression est rapidement montée lorsque ses premières semaines ont été difficiles.
Les erreurs défensives s’accumulaient, son différentiel chutait et les critiques devenaient de plus en plus virulentes.
Sur les réseaux sociaux, des partisans des Blues s'en prenaient même à sa famille en traitant Mailloux de "fils raté".
Plusieurs épisodes ont alimenté la perception négative autour de lui. On parlait de ses retards à l’entraînement, de certaines frustrations dans le vestiaire, de l’impression qu’il croyait déjà être établi alors qu’il était encore en train d’apprendre le métier.
Mais la LNH a souvent cette façon brutale de renverser les narratifs.
Parce que pendant que Bolduc est devenu un plombier, Mailloux est devenu un stud à Saint-Louis.
Ouch. Honte à Kent Hughes...
