Honte à la LNH : Kent Hughes voit le mur se dresser

Honte à la LNH : Kent Hughes voit le mur se dresser

Par André Soueidan le 2026-03-28

Un match que les Sénateurs n’avaient tout simplement pas le droit d’échapper… et pourtant, ils l’ont fait.

Pire encore.

Ils ont mené 2 à 0.

Et ils ont tout laissé s’écrouler.

À Tampa Bay, Ottawa avait le contrôle. Dylan Cozens et Jordan Spence donnent les devants. Le timing est parfait. Le scénario est idéal. Tu sens que l’équipe peut enfin entrer dans le portrait des séries.

Et en face?

Un Lightning affaibli.

Pas de Nikita Kucherov.

Pas de Nick Paul.

Une occasion en or.

Et malgré tout ça… les Sénateurs ont implosé.

Brandon Hagel embarque. Jake Guentzel suit. Puis Emil Lilleberg vient planter le clou en troisième.

4 à 2.

Terminé.

Deuxième défaite de suite.Et surtout… occasion ratée.

Parce que ce soir, Ottawa pouvait rentrer dans le portrait des séries.

Ils pouvaient dépasser Columbus.

Ils pouvaient se coucher en se disant « les boys, on est dedans ».

Mais non.

Et cette défaite-là… elle change tout.

Parce qu’en gagnant, Tampa Bay reprend la tête de sa division. Le classement se rebrasse. Les affrontements potentiels changent.

Et là… pendant quelques secondes… à Montréal, on regarde ça… et on se dit que c’est peut-être une bonne nouvelle.

Mais ça ne l’est pas.

Pas du tout.

Parce que ce que ça ouvre comme scénario… c’est encore pire.

Buffalo.

Une série Canadien contre les Sabres.

Et là… c’est là que Kent Hughes commence à comprendre que peu importe ce qui arrive… le mur est déjà là.

Parce que regarde ça froidement.

Le Canadien approche les 90 points.

90 points.

Dans une autre époque, dans un autre système… tu es pratiquement qualifié.

Mais pas cette année.

Pas dans cet Est-là.

Pas dans ce système-là.

Là, on parle d’une équipe qui pourrait devoir aller chercher 100 points… peut-être plus… juste pour entrer en séries.

Et une fois que tu y arrives…

Tu te fais récompenser comment?

Avec Buffalo.

Une équipe top 5 dans toute la LNH.

Une équipe rapide.

Une équipe qui a déjà le numéro du Canadien cette saison.

Une équipe construite exactement pour détruire un système homme à homme.

Parce que pendant que le Canadien court après le jeu… Buffalo, eux, attaquent en vague.

Transition.

Vitesse.

Exécution.

Et là, tu regardes ça… et tu te dis que ça n’a aucun sens.

Parce que ce n’est pas juste Montréal.

Regarde le reste de la ligue.

Tampa Bay… top 4 dans la LNH… joue à saute-mouton dans le classement.

Les Hurricanes dominent.

Buffalo est cinquième.

Le Canadien est dans le top 7.

Et pourtant… ces équipes-là pourraient s’affronter dès la première ronde.

Dans l’Ouest?

Edmonton contre Vegas.

Une série de deuxième… voire de troisième ronde… dès le départ.

Dallas et le Wild dans le même genre de scénario.

C’est quoi ça?

C’est quoi ce système-là?

Ce n’est plus du hockey basé sur le mérite.

C’est du hockey basé sur la géographie.

Divisions fermées.

Moins de voyagement.

Moins de coûts.

Et le spectacle?

On s’arrangera avec ça.

Parce que la réalité… elle est brutale.

Kent Hughes le voit.

Tu peux bâtir une équipe.

Tu peux accumuler les points.

Tu peux faire tout ce qu’il faut…

Mais si le tableau est mal fait… tu frappes un mur pareil.

Et ce mur-là, en ce moment, il s’appelle Buffalo.

Pas parce que le Canadien n’est pas bon.

Mais parce que le matchup est mauvais.

Parce que le système défensif du Canadien se fait exposer contre des équipes rapides.

Parce que le style ne match pas.

Et parce que la LNH a décidé que c’était ça, la récompense.

Un classement 1 à 16 réglerait tout.

Simple.

Les meilleurs contre les moins bons.

Du vrai hockey.

Mais non.

On préfère créer des duels artificiels… et appeler ça du suspense.

Et pendant que les Sénateurs rentrent chez eux avec une défaite qui aurait pu tout changer…

À Montréal, personne ne respire mieux.

Parce que la vraie nouvelle… elle est là.

Peu importe l’adversaire…

Peu importe le classement…

Le Canadien s’en va directement vers un mur.

Et cette fois… ce ne sera pas une surprise.

Ouf…