Honte à PK Subban: Brendan Gallagher a raison en le traitant de « fake »

Honte à PK Subban: Brendan Gallagher a raison en le traitant de « fake »

Par David Garel le 2026-02-23

La défaite d'hier a fait mal. Et elle exposent les vraies personnalités.

La perte de l’or olympique du Canada contre les États-Unis, 2-1 en prolongation, sur un but de Jack Hughes, appartient à un cauchemar d'un pay en entier.

Une finale intense, émotionnelle, crève-cœur. Une matinée d’espoir qui vire au silence national. Le genre de match qui reste coincé dans la gorge pendant des années.

Mais ce qui a choqué une immense partie du public canadien, ce n’est pas seulement la défaite.

C’est ce qui est venu après.

Dans les minutes suivant la fin du match, P.K. Subban publie sur X :

« Merci d’être venu. Félicitations. »

Point.

Pas un mot pour le Canada. Pas une pensée pour le vestiaire. Pas une phrase pour les partisans qui viennent d’encaisser un coup dur.

Et surtout, une vidéo où il encense littéralement les Américains. Il parle d’un coming out party pour Hughes. Il compare la victoire à 1980 et au Miracle on Ice. Il lâche même cette phrase lourde de sens : “coeur brisé dans toutes les villes du Canada”, avant de célébrer la montée de la nouvelle génération américaine.

Objectivement, oui, les États-Unis ont mérité leur victoire. Oui, Connor Hellebuyck a été solide. Oui, ils ont saisi leur chance en prolongation.

Mais le ton compte.

Parce que Subban n’est pas un analyste neutre venu d’ailleurs. Ce n’est pas un ancien joueur européen détaché émotionnellement. C’est un Canadien. Un gars qui a porté la feuille d’érable. Un gars qui a gagné l’or avec son pays. Un ancien du Canadiens de Montréal.

Et dans un moment pareil, il choisit d’applaudir le rival avec enthousiasme.

Pour beaucoup, ce n’est pas de l’analyse.

C’est une célébration mal placée.

Et comme si ce n’était pas assez, quelques heures plus tôt, Subban avait partagé sur ses réseaux un message de Donald Trump évoquant le Canada comme potentiel 51e État américain.

Une provocation politique humiliante, relayée sans filtre par un ancien joueur canadien. Déjà là, le malaise était installé.

Puis arrivent les images : Subban dans une loge VIP à Boston, sourire aux lèvres, entouré de la famille Tkachuk. Keith Tkachuk est là. Le clan américain est en fête. Et Subban est assis au milieu.

Pour énormément de partisans, ça a été la goutte de trop.

Les réseaux sociaux ont explosé.

« Reste de l’autre côté. »

« Tu n’as plus le droit de parler au nom du Canada. »

« Bel essai, mais on sait de quel côté tu es maintenant. »

Quand Subban tente ensuite de se raviser, de publier un message plus patriotique après coup, personne n’embarque. Le masque est déjà tombé.

Et c’est là que tout le passé refait surface.

Parce que ce qu’on voit aujourd’hui, c’est exactement ce que Brendan Gallagher voyait déjà à Montréal.

Gallagher a toujours considéré Subban comme un joueur égocentrique, préoccupé d’abord par son image personnelle. Pas par le groupe. Pas par la chambre. Par lui.

Les tensions entre eux n’ont jamais été un secret. À tel point que Gallagher et Max Pacioretty sont allés directement voir Marc Bergevin pour demander la transaction de celui qu’ils percevaient comme leur ennemi de vestiaire. Une réalité que Georges Laraque a ensuite rendue publique.

Pendant des années, Gallagher est passé pour le méchant.

Pacioretty pour le traître.

Bergevin pour l’incompétent.

Aujourd’hui, tout le monde commence à comprendre pourquoi.

Subban lui-même l’a admis récemment, notamment lors de son passage à l’émission de Pat McAfee sur ESPN — ESPN en expliquant que plusieurs de ses coéquipiers étaient mal à l’aise avec sa personnalité flamboyante, ajoutant que la culture du hockey ne tolère pas les joueurs à forte personnalité comme la sienne.

Il ne nomme personne.

Mais quand tu connais l’histoire du CH, tu sais exactement à qui il fait référence.

Puis il en remet une couche à La Poche Bleue, où il règle ses comptes à demi-mot avec Gallagher et Pacioretty, se défendant en disant qu’il n’a jamais voulu se mettre au-dessus de l’équipe.

Sauf que les faits racontent autre chose.

Subban a toujours été un projet personnel. Un personnage médiatique. Un gars plus grand que le jeu dans sa tête.

À Montréal, à Nashville, au New Jersey, il a laissé derrière lui des vestiaires fracturés. Et aujourd’hui, il vient de brûler ce qui lui restait de capital émotionnel au Canada.

Pendant ce temps-là, Gallagher encaisse.

Ses performances déclinent. Les critiques pleuvent. Le mot “rachat” circule déjà pour l’été prochain. Et voilà que Subban le remet indirectement sous les projecteurs, sur un grand réseau américain, puis sur un podcast québécois.

Gallagher n’a rien dit.

Il n’a pas besoin.

Parce qu’au final, il avait raison depuis le début.

Subban était faux. (fake)

Individualiste.

Plus préoccupé par son image que par le logo sur son chandail.

Marc Bergevin s’est fait démolir pour l’avoir échangé contre Shea Weber. Aujourd’hui, beaucoup lui doivent des excuses. Weber a apporté leadership, stabilité, respect. Subban, lui, a terminé sa carrière très jeune, isolé, sans vestiaire, et maintenant sans pays derrière lui.

Hier, ce n’est pas seulement l’or olympique que le Canada a perdu.

C’est le dernier lien émotionnel avec P.K. Subban.

Un effondrement public.

Un malaise historique.

Un point de non-retour.

Et Brendan Gallagher?

Il avait raison. Depuis toujours.