Honte publique à Brossard: Patrik Laine envoyé comme porteur d'eau

Honte publique à Brossard: Patrik Laine envoyé comme porteur d'eau

Par David Garel le 2026-03-23

L’humiliation de Patrik Laine vient de franchir un autre cap. Et cette fois, ce n’est même plus subtil.

On n’est plus dans le “on le laisse de côté”. On n’est plus dans le “il est en extra”. Là, on est rendu ailleurs. On l’utilise carrément comme accessoire d’entraînement.

Sur la glace, pendant que les unités régulières roulent, pendant que les vrais joueurs prennent leurs répétitions, Laine se retrouve à servir de figurant.

À pratiquer les tirs voilés.

Comme un joueur de soutien. À aider Marco Marciano dans les exercices, pendant qu’un autre gardien joue le rôle de l’adversaire qui bloque la vue de l'autre gardien. Ouch.

On parle de Patrik Laine.

Un ancien marqueur élite de la LNH.

Et aujourd’hui, il sert à simuler du trafic devant le filet.

Pire encore, l’image qui frappe le plus, c’est celle-là : Patrik Laine réduit au rôle de porteur d’eau. Littéralement. On le voit traîner les bouteilles, les distribuer à ses coéquipiers, rester en retrait pendant que les autres enchaînent les répétitions importantes.

Ce n’est pas une figure de style, c’est la réalité quotidienne à Brossard. Un ancien marqueur élite, payé des millions, relégué à des tâches de soutien comme un joueur en trop qui n’a plus de place nulle part.

Et quand tu ajoutes ça au reste, les drills où il sert de figurant, les unités spéciales où il n’existe plus, ça donne une scène qui dépasse le hockey. Ça donne l’impression d’un joueur qu’on garde autour… mais qu’on a complètement vidé de son statut.

C’est dur à regarder.

Parce que c’est exactement le genre de rôle que tu donnes à un joueur en fin de banc, à un call-up, à un gars qui ne fait pas partie du plan. Pas à un joueur qui, il n’y a pas si longtemps, était censé être une pièce offensive majeure.

Et malgré tout ça… il ne bronche pas.

C’est peut-être ça le plus frappant.

On l’a vu après la victoire contre les Islanders de New York. Dans le vestiaire, il était là. Présent. Sincèrement content. Le premier à féliciter ses coéquipiers, à taper sur les épaules, à sourire. Aucune amertume visible. Aucune frustration exposée.

Une attitude irréprochable.

Mais ça rend la scène encore plus lourde.

Parce que tout le monde sait ce qui se passe.

Tout le monde voit ce qui s’en vient.

Il ne rejouera plus à Montréal.

Et pendant que cette réalité s’installe tranquillement, on continue de le traiter comme un joueur en trop. Comme un corps de plus à placer dans les drills. Comme quelqu’un qui est là… mais qui ne compte plus.

C’est ça, le plus dur.

Ce n’est même plus une décision hockey.

C’est une mise à l’écart complète… en pleine lumière.

Et à ce point-ci, ce n’est plus juste une gestion de vestiaire.

C’est devenu une scène.

Et elle est franchement gênante.