Benoît Dutrizac lance une véritable bombe sur les ondes de Hockey30.
En direct, on a droit à une sortie publique virulente contre le système médiatique québécois, et particulièrement de Radio-Canada.
On y apprend les secrets les plus sombres du réseau:
Dutrizac arrive droit au but : pendant que les médias privés coupent partout, que des journalistes perdent leur emploi et que les salles de nouvelles se vident, Radio-Canada continue de se gaver.
Il parle d’un financement public combiné dépassant largement le milliard, auquel s’ajoutent publicité et revenus numériques, pendant que le privé se fait littéralement saigner. Pour lui, ce n’est même plus une question idéologique : c’est un problème d’équité économique fondamental.
Il martèle un point qui frappe fort : le sport a pratiquement disparu de Radio-Canada. Le département a été démantelé, vidé de sa substance.
Et pendant ce temps, on investit massivement dans des productions comme le Bye Bye, dont le budget exact demeure opaque malgré l’argent public engagé. Sa phrase est cinglante : une fraction du budget du Bye Bye nous donnerait mal au coeur.
Puis il ouvre le capot.
Il raconte comment fonctionnent les comités internes de contenu, comment tout est validé, filtré, approuvé, jusqu’à créer une pensée unique.
Selon lui, ce n’est pas un hasard si certaines cibles sont attaquées sans retenue pendant que d’autres sont soigneusement évitées. Il parle d’une culture éditoriale où « frapper toujours du même bord » est devenu la norme.
Sa critique est claire : ce n’est plus une télé publique pluraliste, c’est une machine à produire une seule lecture du monde.
Et c’est là qu’il fait le lien avec le Bye Bye.
Dutrizac explique que ce type d’humour n’est pas improvisé. Ce sont des décisions prises autour de tables, validées par plusieurs niveaux de direction. Quand un personnage est ridiculisé, caricaturé ou démoli en ondes, ce n’est pas un accident : c’est un choix éditorial collectif.
Pour lui, ce qui choque, ce n’est pas l’existence de la satire, c’est l’absence totale d’équilibre.
Quand le Bye Bye met en scène José Théodore altéré par la poudre, en parlant de « clés », en martelant skate skate skate, et en le montrant caler une bouteille de vin devant tout le Québec… ce n’est pas une improvisation humoristique. C'est une destruction en règle d'un individu, d'un père, d'un mari... d'un être humain...
Imaginez le comité de dizaines de personnes qui se disent que c'est une bonne idée de montrer Théo comme un poudré:
Le Bye Bye accuse José Théodore pic.twitter.com/3GY2svAYLQ
— hockey30.com (@HOCKEY30_com) January 1, 2026
« À Radio-Canada, il y a des comités. Le contenu est regardé, approuvé, validé. Quand quelque chose passe en ondes, c’est un choix collectif. C’est jamais juste une personne. »
Cet extrait vidéo va rendre fou José Théodore:
« On frappe toujours du même bord. Toujours. C’est rendu une pensée unique. »
Dans le cas de José Théodore, la mécanique est limpide : on prend une vidéo virale tournée dans un balado privé avec son beau-frère, on accentue ses tics, on transforme son énergie naturelle en caricature d’intoxication, et on présente ça comme de l’humour grand public.
Et pendant qu’on ridiculise un ancien gardien du Canadien à Radio-Canada, pendant qu’on banalise des propos morbides au 98.5 FM, personne ne s’excuse. Personne ne recadre publiquement.
Dutrizac explique pourquoi :
« Ils ne se remettent jamais en question. Ils se regardent pas dans le miroir. Ils pensent toujours qu’ils ont raison. »
Il enchaîne ensuite sur son propre parcours : congédié de Télé-Québec, passé par le 98,5, puis aujourd’hui pilier de Qub Radio. Il raconte comment Qub est né comme projet web méprisé au départ, promis à l’échec… avant de tranquillement construire son audience, investir TikTok, le numérique, la radio FM, et imposer une autre façon de faire.
Son constat est brutal pour Cogeco : pendant que Qub multiplie les plateformes et rejoint autant les jeunes que les automobilistes, le 98,5 s’enferme dans une posture qu’il qualifie de prétentieuse et déconnectée du public réel.
Quand Geneviève Brouillette se permet de fantasmer publiquement sur la mort de Donald Trump à la radio, accueillie par des rires, sans réel recadrage… ce n’est pas une maladresse... c'est une honte nationale. Et voilà pourquoi le 98,5 FM est en chute libre:
Au @le985fm avec l'animatrice Marie-Claude Lavallée, l'actrice Geneviève Brouillette fait une folle d'elle en souhaitant une infarctus au président américain en 2026 tout en expliquant comment elle va fêter ça.
— Mister White 🏴☠️ (@MisterWhiteRP) December 24, 2025
Ce n'est pas en mettant ces dames avec beaucoup d'expérience mais… pic.twitter.com/zoPUg7KtiN
Il insiste sur une chose : Qub n’est pas une radio « de droite ». C’est une radio qui refuse de faire la morale. Qui accepte la confrontation d’idées. Qui parle autant d’immigration que de hockey, autant de religion que de culture populaire. Et qui ne souhaite pas la mort d'un président.
Il dit applaudir certaines positions progressistes quand elles sont sensées — mais rejeter violemment tout ce qui relève, selon lui, du militantisme aveugle ou de la pensée unique.
Son passage le plus personnel arrive quand il explique pourquoi il dérange.
Parce qu’il parle de laïcité.
Parce qu’il refuse qu’on sacralise des religions.
Parce qu’il défend l’égalité hommes-femmes sans accommodements.
Parce qu’il croit qu’un pays a le droit de protéger sa culture.
Et surtout parce qu’il vient du « vrai monde ». Père vendeur de matériaux, mère femme de ménage, aucune élite médiatique dans son ADN. Il le dit sans détour : il n’aurait jamais dû se retrouver là. Il s’y est rendu en travaillant.
Il revient aussi sur son congédiement du 98,5, sur les tensions internes, sur la façon dont certains patrons préfèrent protéger des structures plutôt que de remettre leurs choix en question. Pour lui, Cogeco vit aujourd’hui les conséquences directes de cette culture.
Son message est limpide : quand tu méprises ton public, il finit par partir.
Et quand tu finances massivement un diffuseur public sans lui imposer de véritable reddition de comptes, tu écrases tout un écosystème privé.
À la fin de l’entrevue, Dutrizac ne se pose pas en sauveur. Il dit être fatigué. Usé. Mais encore debout. Il parle de culture, d’expérience de vie. Il répète que les médias devraient d’abord servir les citoyens, pas les idéologies, pas les appareils politiques, pas les petits cercles internes.
Ce qu’il a livré sur Hockey30, c’est une bombe tranquille.
Un scandale.
Un coup d’éclat.
Un témoignage de l’intérieur, posé, structuré, corrosif.
Et surtout, un rappel brutal : le malaise médiatique québécois ne vient pas de la population.
Il vient d’en haut.
Radio-Canada nous vole notre argent, nos taxes et nos impôts.
Les employés sont coupés partout dans le privé, pendant que le diffuseur public continue d’engloutir des centaines de millions de dollars.
Mais au moins, ces millions servent à montrer Théodore comme un poudré fini. La honte...
