Honte publique: Brian Gionta humilie Martin St-Louis en direct

Honte publique: Brian Gionta humilie Martin St-Louis en direct

Par André Soueidan le 2026-03-17

Une phrase. Une seule… et tout le système du Canadien vient de se faire exposer au grand jour.

Pas par un partisan en colère. Pas par un chroniqueur frustré.

Par un ancien capitaine du Canadien de Montréal.

Brian Gionta.

Et ce qu’il a dit… ça fait mal.

Très mal.

Parce que pendant que Martin St-Louis s’entête avec son fameux système homme à homme en zone défensive, pendant que les erreurs s’accumulent et que le Canadien se fait ouvrir dans sa zone… voilà qu’un joueur qui a tout vécu dans la LNH vient mettre des mots sur ce que tout le monde voit.

Et surtout… sur ce qui ne fonctionne pas.

Invité sur le podcast Hockey with an Accent, Gionta n’a pas tourné autour du pot.

Quand on lui demande s’il a déjà joué du homme à homme en zone défensive, la réponse est immédiate.

« Non. On n’a jamais fait ça… et je n’ai jamais été un grand fan. »

Déjà là… le ton est donné.

Mais il ne s’arrête pas là.

Gionta explique exactement pourquoi ce système est problématique. Et en le faisant… il expose directement ce qu’on voit présentement à Montréal.

« Moi, j’ai toujours joué dans des systèmes avec des couches… des “layers”. Si quelque chose brise, il y a une autre barrière derrière. »

Voilà.

Tout est là.

Dans le système actuel du Canadien, il n’y a pas de filet de sécurité.

Pas de deuxième vague.

Pas de protection.

Et Gionta donne même un exemple concret qui fait encore plus mal.

« Sur le but gagnant, Hutson s’engage et se fait battre… mais il n’y a personne derrière lui. »

C’est exactement ça le problème.

Exactement ça que les partisans voient depuis des semaines.

Un joueur se fait battre… et c’est terminé.

Chance de qualité.

But.

Rideau.

Et là où ça devient carrément accablant, c’est quand Gionta enfonce le clou.

« Le homme à homme, c’est difficile. Par moments, ça peut étouffer l’adversaire… mais la plupart du temps, ça laisse beaucoup trop de chances dans ta zone. »

Beaucoup trop de chances.

Et là, la vraie question fait peur… qu’est-ce qu’on fait avec ça? Parce que ça ne fait pas trois semaines que ce système est en place. Ça fait trois ans et demi que Martin St-Louis installe cette identité-là, que les jeunes l’apprennent, que l’organisation la prêche.

Et là, au moment précis où le Canadien commence enfin à entrevoir une fenêtre… où on parle de devenir compétitif, de viser les séries, éventuellement la Coupe Stanley… on réalise soudainement que la fondation elle-même est peut-être fissurée. Parce que ce système-là, en saison régulière, peut survivre. Mais en séries?

Quand chaque erreur est punie, quand le jeu devient hermétique, physique, structuré… tu te fais exposer. Et si c’est le cas, ça veut dire quoi?

Que ça fait trois ans et demi que tes jeunes apprennent les mauvais réflexes.

Trois ans et demi à jouer un style qui ne gagnera jamais au printemps. Et là… il est peut-être déjà trop tard pour reculer.

C’est le constat.

Et c’est exactement ce que les chiffres et les performances du Canadien démontrent depuis la pause.

Des revirements.

Des couvertures ratées.

Des joueurs qui courent partout.

Des séquences interminables dans leur zone… incapables de reprendre le contrôle.

Parce que oui… ce système demande une exécution parfaite.

À la moindre erreur, tout s’écroule.

Et dans la LNH d’aujourd’hui, où les équipes maîtrisent le cycle comme jamais, c’est une recette pour se faire punir.

Ce qui rend cette sortie encore plus lourde, c’est le profil de celui qui parle.

Brian Gionta, ce n’est pas n’importe qui.

Ancien capitaine du Canadien.

Un gars reconnu pour son intelligence, sa rigueur, sa discipline.

Un joueur formé dans l’école du New Jersey… celle de la structure, de la trappe, du hockey hermétique.

Bref, quelqu’un qui comprend EXACTEMENT ce que ça prend pour gagner.

Et lui, ce qu’il dit, c’est clair.

Le système actuel… expose les joueurs.

Et quand on regarde le Canadien aujourd’hui, difficile de ne pas faire le lien.

Lane Hutson qui se fait prendre hors position.

Les défenseurs qui poursuivent leur homme jusqu’au coin… laissant le centre de la glace ouvert.

Les attaquants qui arrivent une seconde trop tard.

Et les gardiens… abandonnés.

Encore.

Et encore.

Et encore.

Mais le vrai malaise, il est ailleurs.

Parce que ce n’est pas comme si Martin St-Louis ne voyait pas le problème.

Il l’a lui-même admis.

Son équipe est trop soft.

Son équipe manque de robustesse.

Son équipe perd des batailles.

Mais pendant ce temps… il continue d’imposer un système qui amplifie ces faiblesses.

Un système qui demande justement de gagner ces batailles.

Un système qui exige une précision constante.

Un système qui ne pardonne rien.

Et maintenant, ce ne sont plus seulement les partisans qui le disent.

Ce sont d’anciens joueurs.

Des anciens capitaines.

Des gars qui ont gagné.

Et ça… ça change tout.

Parce qu’une critique interne, ça peut se gérer.

Une critique externe, ça peut s’ignorer.

Mais quand un ancien capitaine du Canadien sort publiquement pour démonter ton système… ça résonne.

Dans le vestiaire.

Dans les bureaux.

Et surtout… dans la tête des joueurs.

Parce qu’eux aussi, ils le voient.

Eux aussi, ils le vivent.

Eux aussi, ils savent que la moindre erreur peut leur coûter cher.

Trop cher.

Et à ce moment précis de la saison, avec une course aux séries qui se resserre, avec une pression qui monte de partout…

Ce genre de doute peut devenir explosif.

Parce que ce n’est plus seulement une question de système.

C’est une question de confiance.

Et en ce moment…

cette confiance est en train de s’effriter.

Ouf…