C’est peut-être la confirmation la plus brutale depuis des mois : l’histoire entre Arber Xhekaj et les Canadiens de Montréal semble bel et bien toucher à sa fin.
Et cette fois, ce ne sont plus seulement des impressions, des décisions d’alignement ou des rumeurs de corridor. C’est une déclaration qui vient d’une source qui connaît intimement les coulisses du hockey montréalais.
À BPM Sports, Georges Laraque a lancé une bombe : selon lui, le défenseur aurait été proposé à pratiquement toutes les équipes de la Ligue nationale.
Rappelons que Laraque a été le coach de boxe de Xhekaj. Donc, il sait de quoi il parle.
Quand une organisation commence à faire ce genre de tour de table, le message est clair. On ne parle plus d’un joueur intouchable. On parle d’un actif que l’on tente activement de déplacer.
Et ce qui choque peut-être le plus dans cette histoire, c’est la réalité du marché. Pendant longtemps, Montréal a eu l’impression que Xhekaj possédait une valeur immense ailleurs dans la ligue : défenseur de 6 pieds 4 pouces, plus de 240 livres, capable de frapper, de jeter les gants et d’amener une dimension physique que peu de joueurs offrent encore.
Mais selon les informations qui circulent, l’intérêt aurait été beaucoup plus tiède que prévu. Le Canadien aurait sondé la ligue… sans trouver la surenchère espérée. Autrement dit, le Shérif n’était peut-être pas la marchandise aussi convoitée que certains le croyaient.
Pire encore, il a été proposé à toutes les équipes de la LNH selon Laraque. Et personne n'était intéressé.
Cette réalité s’explique aussi par une chose que tout le monde voit depuis longtemps : Martin St-Louis n’a jamais vraiment été convaincu par son défenseur. Le conflit a même parfois été ouvert ou spectaculaire.
Surtout, il est visible dans chaque décision hockey.
Minutes limitées. Rôle instable. Séjours fréquents dans les gradins. St-Louis préfère les défenseurs capables de lire le jeu rapidement, de relancer proprement et de prendre des décisions sûres sous pression.
Et malgré toutes ses qualités physiques et son tir lourd, Xhekaj n’a jamais réussi à convaincre son entraîneur qu’il pouvait être ce type de joueur sur une base constante.
C’est ce qui rend l’été prochain aussi incertain pour lui. Sur papier, le défenseur deviendra joueur autonome avec compensation.
Le Canadien pourrait le qualifier pour conserver ses droits et tenter de le transiger ensuite. Mais même ce scénario n’est pas garanti.
L’organisation devra décider si elle veut continuer à investir dans un joueur qui ne semble plus correspondre à la direction hockey de l’équipe. Et pendant ce temps, d’autres éléments viennent compliquer la situation.
Le nom de David Reinbacher circule de plus en plus autour d’un rappel potentiel. Le jeune défenseur joue peut-être le meilleur hockey de sa carrière avec le Rocket de Laval, et plusieurs observateurs croient que son arrivée dans la LNH n’est qu’une question de temps.
Si Reinbacher prend un poste régulier à la ligne bleue, la hiérarchie du Canadien pourrait changer très rapidement. Et dans ce scénario, la place de Xhekaj deviendrait encore plus fragile.
Ce qui est fascinant dans toute cette histoire, c’est la vitesse à laquelle la perception a changé à Montréal. Il n’y a pas si longtemps, Xhekaj était l’un des joueurs les plus populaires de l’équipe.
Le Shérif représentait une identité physique que les partisans réclamaient depuis des années. Mais aujourd’hui, le discours commence à évoluer.
Plusieurs comprennent que l’organisation veut aller ailleurs. Le Canadien veut bâtir une défense mobile, disciplinée et capable de gérer la rondelle sous pression. Et dans cette vision, le profil de Xhekaj ne semble plus essentiel.
Pour Kent Hughes, la situation devient presque inévitable. Si un échange ne se concrétise pas immédiatement, l’option la plus logique restera probablement d’attendre l’été pour explorer à nouveau le marché. Mais une chose semble désormais claire : l’organisation ne voit plus Xhekaj comme une pièce centrale de son avenir.
Le Shérif n’a peut-être pas encore quitté Montréal.
Mais tout indique que ses derniers mois dans l’uniforme du Canadien sont déjà en train de s’écrire.
