Honte publique pour Samuel Montembeault: la pitié va trop loin

Honte publique pour Samuel Montembeault: la pitié va trop loin

Par David Garel le 2026-03-29

Il y a quelque chose de profondément malaisant dans ce qu’on voit circuler en ce moment autour de Samuel Montembeault. Pas juste parce que ça ne correspond pas à ce qu’on voit sur la glace… mais parce qu’on sent presque une tentative forcée de renverser un narratif qui, lui, est pourtant assez clair.

On voit passer des graphiques, des statistiques avancées, des classements sur les “10 derniers matchs” qui le placent parmi les meilleurs gardiens de la ligue.

Et là, soudainement, certains essaient de nous faire croire que Montembeault serait encore un gardien performant, qu’il mériterait sa place, qu’il serait victime d’une perception injuste.

Mais le problème, c’est que ça ne tient pas quand tu regardes les matchs.

Parce que les chiffres, aussi sophistiqués soient-ils, ne racontent pas tout. Ils ne racontent pas les buts faibles. Ils ne racontent pas le manque de confiance. Ils ne racontent pas les séquences où un gardien donne l’impression de ne plus contrôler son filet.

Et surtout, ils ne racontent pas une décision très simple prise par une organisation en pleine course aux séries : ne plus l’utiliser.

Et ça, c’est le vrai indicateur.

Parce que si Samuel Montembeault était réellement en train de performer au niveau que certains essaient de vendre avec ces statistiques-là, il jouerait. Point.

Dans une équipe qui se bat pour chaque point, qui vit des matchs à pression maximale, tu donnes le filet à celui qui te donne la meilleure chance de gagner.

Et en ce moment, ce n’est pas lui.

Ce n’est même plus une question de débat. Il est devenu le troisième gardien. Il ne suit même plus l’équipe dans certaines situations. Il n’est plus dans la rotation immédiate. Et ça, aucune statistique avancée ne peut le masquer.

C’est là que ça devient délicat.

Parce qu’à force de vouloir défendre un joueur à tout prix, à coups de graphiques et de séquences isolées, on finit par créer un décalage encore plus grand avec la réalité. Et ça peut donner l’impression que certaines voix proches du joueur tentent de sauver l’image plutôt que d’accepter la situation.

Et au final, ça n’aide personne.

Ni le joueur.

Ni l’équipe.

Ni le débat.

Samuel Montembeault n’est pas le premier gardien à vivre une chute de confiance. Ça arrive. Dans toutes les carrières. Mais à Montréal, ça se voit plus vite, ça se ressent plus fort, et ça se règle plus brutalement.

Et en ce moment, malgré tous les chiffres qu’on peut sortir pour tenter d’adoucir le portrait, la réalité reste la même :

Samuel Montembeault est le pire gardien de la LNH...