Illusion à Montréal : Dany Dubé lance un signal d’alarme à Martin St-Louis

Illusion à Montréal : Dany Dubé lance un signal d’alarme à Martin St-Louis

Par André Soueidan le 2026-03-27

Quelque chose cloche… même quand tout semble fonctionner.

Parce que oui, à première vue, le Canadien de Montréal avance. Les victoires s’accumulent. Le premier trio produit. L’ambiance est bonne. Et tranquillement, on commence à parler de séries éliminatoires comme d’une possibilité réelle.

Mais derrière ce décor encourageant… Dany Dubé vient de lancer un avertissement qui fait réfléchir.

Un avertissement qui ne saute pas aux yeux… mais qui pourrait tout changer.

Dans les pages du Journal de Montréal, Dubé est catégorique sur un point : on ne touche pas au premier trio. Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky forment une unité qui fonctionne, et surtout, une unité essentielle.

« Séparer le premier trio signifierait de renvoyer Slafkovsky aux côtés de Demidov… mais Slaf est devenu un élément primordial », explique-t-il en substance.

Et il a raison.

Juraj Slafkovsky n’est plus un projet. Il est devenu une pièce centrale. Un joueur capable de protéger la rondelle, de gagner ses batailles, de créer de l’espace pour Cole Caufield et Nick Suzuki.

Une vraie colonne vertébrale.

Parce que c’est ça, le cœur du message de Dubé.

Avant de rêver à quatre trios dominants… ça prend une base solide. Un premier trio élite. Un quart-arrière en défense comme Lane Hutson. Et un gardien capable de voler des matchs comme Jakub Dobes.

Sur papier… le Canadien a tout ça.

Et pourtant…

Le danger est là.

Silencieux.

Insidieux.

Dubé le dit lui-même… et c’est là que le signal d’alarme retentit :

« Sa production à cinq contre cinq me chicotte… ils devront trouver un moyen de produire davantage à égalité numérique. »

Voilà.

Toute l’histoire est là.

Parce qu’en ce moment, le Canadien donne l’impression d’être une bonne équipe… mais une bonne équipe dans un contexte précis. Une équipe qui peut faire mal en avantage numérique. Une équipe rapide, créative, dynamique quand l’espace est là.

Mais à cinq contre cinq?

Ça se complique.

Les revirements s’accumulent. Les sorties de zone deviennent hésitantes. Les séquences défensives s’allongent. Et trop souvent… ça finit derrière leur gardien.

Et ça, c’est un problème majeur.

Parce que les séries éliminatoires… ce n’est pas ça.

Les arbitres rangent le sifflet. L’espace disparaît. Le jeu ralentit. Chaque erreur coûte cher. Et les équipes qui survivent sont celles capables d’imposer leur rythme à cinq contre cinq.

Pas celles qui attendent un avantage numérique pour respirer.

C’est là que le message de Dubé devient un message direct à Martin St-Louis.

Pas besoin de changer les joueurs.

Pas besoin de tout brasser.

Mais quelque chose doit changer.

Dans la recette.

Dans la préparation.

Dans les détails.

Parce que ce groupe-là a le talent. Personne ne peut le nier. Mais le talent seul ne suffit pas quand le jeu se referme.

Il faut apprendre à gagner autrement.

À gérer le rythme.

À limiter les erreurs.

À jouer simple quand ça devient compliqué.

Et surtout… à être constant.

Parce que Dubé le souligne aussi : jouer 60 minutes complètes, ce n’est pas encore acquis.

Et ça, pour un entraîneur, c’est le genre de détail qui empêche de dormir.

Le Canadien est sur la bonne voie.

Mais il n’est pas arrivé.

Pas encore.

Parce qu’en ce moment, il y a une illusion qui s’installe. L’illusion que tout est en place. Que la recette fonctionne. Que le groupe est prêt.

Alors que dans les faits… il manque encore un ingrédient essentiel.

La maîtrise à cinq contre cinq.

Et tant que ce détail-là ne sera pas réglé…

Tout le reste pourrait s’écrouler au pire moment.

Ouch…