Images inacceptables à TVA Sports: Pierre-Karl Péladeau doit intervenir

Images inacceptables à TVA Sports: Pierre-Karl Péladeau doit intervenir

Par David Garel le 2026-04-21

Le ciel tombe encore sur la tête de TVA Sports.

Et cette fois, ce n’est pas une simple critique isolée. Ce n’est pas une phrase mal placée. Ce n’est pas un malaise qui dure deux secondes. C’est une accumulation.

Les séries devraient être une célébration.

Mais ce matin, ce n’est pas de ça dont tout le monde parle.

Ce sont les images.

Ce sont ces segments visuels générés par intelligence artificielle qui ont complètement dérapé. Pas un détail. Pas un petit ajout.

Une série complète de séquences qui ont donné l’impression d’un produit bricolé, déconnecté du moment, presque amateur dans sa présentation.

Un capitaine comme Nick Suzuki transformé en pilote de voiture de course qui dépasse d’autres joueurs comme dans un jeu vidéo des années 90.


Des gants de hockey qui se métamorphosent en doigts humains dans des animations qui créent un malaise visuel immédiat.

Ivan Demidov et Lane Hutson couronnés comme des rois, sceptre à la main, dans un univers qui n’a rien à voir avec l’intensité des séries.

Il faudrait aussi leur dire que leur Ivan Demidov "version AI" ressemble à un jeune Guy Carbonneau:

Et puis ce moment-là, inacceptable.

Cette tentative de surfer sur l’imaginaire des super-héros. Lane Hutson transformé en Black Panther. Juraj Slafkovsky en Captain America. Une idée qui, sur papier, voulait probablement être moderne, accrocheuse… mais qui à l’écran est devenue le point de rupture.


TVA SPORTS back on the AI video bullshit
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u/JustFred24 in
Habs

Choisir Hutson (un joueur blanc) pour incarner Black Panther a créé un scandale sans précédent.

TVA Sports fait du « whitewashing ». La communauté noire du Québec est outrée... avec raison...

Tout sonne faux.

Le choix des personnages. L’exécution. Le contexte. Rien ne colle avec ce que les séries représentent. Et très rapidement, le mot s’est imposé partout : honte.

Les comparaisons ont fusé instantanément. Des animations dignes d’allées de bowling des années 90. Du contenu “cheap”. Du “cringe” pur et dur. Et surtout, une incompréhension totale : comment un diffuseur officiel, avec les droits exclusifs, peut livrer un produit perçu comme inférieur à ce qu’on retrouve gratuitement ailleurs?

Même Radio-Canada a détruit TVA Sports:

"Les critiques fusent de partout. Des internautes tirent à boulets rouges sur la scène. On dit que c’est une honte qu’un diffuseur sérieux diffuse une telle chose et que le montage ne vaut même pas l’eau qu’on a dû utiliser pour le créer. Que non seulement les images étaient mauvaises mais elles n'avaient aucune utilité.

Des internautes affirment avoir écrit à la chaîne pour demander que l'IA ne soit plus jamais utilisée d'une telle façon. Parmi les centaines de commentaires que j'ai lu sur le sujet, je n'en ai trouvé qu'un seul qui n'était pas négatif." affirme le journaliste, Julien-Poirier Malo.

Parce que c’est ça, le cœur du problème.

TVA Sports a l’exclusivité. Une position que tous les diffuseurs rêvent d’avoir. Le contrôle total sur la narration des séries en français. Et malgré ça, l’expérience proposée pousse les gens à regarder ailleurs.

Pendant que le public s’attend à être plongé dans l’intensité, on lui sert des animations qui brisent complètement l’immersion. Pendant que l’émotion devrait monter, elle est remplacée par de la confusion.

Et ce n’est pas un accident isolé.

C’est la continuité d’une série de décisions qui donnent toujours la même impression : vouloir en faire trop, au mauvais moment, de la mauvaise façon.

Même la description de Félix Séguin n’échappe pas à ça. L’utilisation du surnom « Demi-God » pour Ivan Demidov est insupportable.

Encore une tentative d’ajouter une couche, de créer une signature, alors que tout le monde déteste le pauvre Félix et veut Pierre Houde à la place.

Le problème, ce n’est pas l’idée d’innover.

Le problème, c’est de ne pas comprendre le moment.

Les séries éliminatoires n’ont pas besoin d’artifices. Elles n’ont pas besoin d’effets spéciaux pour exister. Elles sont déjà plus grandes que tout ce qu’on peut ajouter autour.

Et là, tout dérape en même temps.

Les visuels. Le ton. Le rythme. L’approche.

Pour Félix Séguin, la situation devient presque impossible. Ce n’est pas lui qui décide des segments visuels. Ce n’est pas lui qui valide ces concepts. Mais il reste la voix associée au produit. Le visage. Celui qui encaisse, encore une fois, une tempête qui le dépasse.

Et cette tempête-là est plus large que d’habitude.

Parce qu’elle touche directement la crédibilité du diffuseur.

Les réseaux sociaux ne pardonnent rien, mais ici, la réaction dépasse la simple moquerie. On parle d’un rejet clair. D’une fatigue. D’un sentiment que le produit ne respecte pas l’importance du moment.

Et à ce niveau-là, en séries, c'est tout simplement inacceptable.

C’est un signal d'alarme.

Ce n’est plus une question de détails techniques. Ce n’est plus une question de goût. Le problème est rendu trop gros pour être réglé à l’interne, dans une salle de production.

À ce stade-ci, c’est Pierre Karl Péladeau qui doit intervenir. Le "big boss" qui a mis plus d'un milliard de dollars dans cette aventure... et qui en a perdu 300 millions jusqu'à maintenant.

À un moment donné, il faut trancher.

Arrêter de vouloir impressionner avec des artifices.

Arrêter de surproduire.

Arrêter de manquer le moment.

Revenir à la base. Le hockey. L’émotion. Le respect du téléspectateur.

Parce que si personne en haut ne dit stop maintenant, la suite est prévisible : les gens vont continuer de décrocher, même avec les séries, même avec les droits.

Et quand tu perds le public dans le moment le plus fort de ton année…

C'est que ta station est rendue une honte nationale.