La nouvelle est tombée comme une gifle monumentale pour Montréal.
La Ligue nationale de hockey a officiellement dévoilé les villes qui accueilleront la prochaine Coupe du monde de hockey en 2028 et, contre toute attente, la métropole québécoise est complètement ignorée. Calgary et Edmonton présenteront la portion nord-américaine du tournoi, alors que Prague accueillera le volet européen. Huit nations, un tournoi au mois de février, une finale disputée en Amérique du Nord.
Voici la vidéo d'introductionL
— NHL (@NHL) March 16, 2026
Et Montréal?
Rien.
Absolument rien.
Dans une ville qui se présente depuis des décennies comme la Mecque du hockey, l’annonce est vécue comme une humiliation difficile à avaler.
La colère est réelle. Parce que tout le monde se souvient encore de ce qui s’est passé récemment au Centre Bell lors de la Confrontation des quatre nations. Un événement électrique. Un moment historique pour le hockey international. Le fameux affrontement entre le Canada et les États-Unis avait littéralement fait vibrer la planète hockey. L’ambiance était indescriptible. Le Centre Bell tremblait. Les réseaux sociaux étaient en feu. Les joueurs eux-mêmes disaient n’avoir jamais vécu une atmosphère comme celle-là.
Et pourtant, quelques mois plus tard, la LNH choisit d’organiser la Coupe du monde ailleurs.
À Calgary.
À Edmonton.
Deux villes de l’Ouest canadien qui n’ont jamais été reconnues pour offrir l’intensité, la passion ou l’aura internationale que Montréal apporte naturellement au hockey.
Pour plusieurs partisans, la pilule est extrêmement difficile à avaler.
Parce que si Montréal ne mérite pas un événement de cette ampleur, quelle ville le mérite?
Edmonton? Sérieusement?
Oui, c’est une ville de hockey. Personne ne va nier la passion des partisans des Oilers. Mais sur la scène internationale, Edmonton reste une petite ville isolée dans le nord de l’Alberta. Une ville froide, éloignée, difficile d’accès pour les amateurs et les médias étrangers.
Et soyons honnêtes : ce n’est pas exactement une destination touristique qui fait rêver la planète.
Même chose pour Calgary. On comprend que la LNH veuille inaugurer le nouveau Scotia Place, l’aréna flambant neuf des Flames qui doit ouvrir pour la saison 2027-2028. Mais organiser un tournoi mondial simplement pour promouvoir un nouveau bâtiment… c’est une décision qui laisse plusieurs observateurs perplexes.
Pendant ce temps, Montréal possède déjà l’un des amphithéâtres les plus mythiques du sport mondial : le Centre Bell.
Une aréna qui a accueilli les plus grands événements.
Les séries éliminatoires les plus mémorables.
Les Jeux olympiques de hockey junior.
La Coupe du monde 2004.
La Confrontation des quatre nations.
Chaque fois, l’atmosphère était incomparable.
Chaque fois, la planète hockey en parlait pendant des semaines.
C’est exactement pour ça que l’annonce de la LNH choque autant.
Parce que Montréal venait littéralement de prouver qu’elle pouvait offrir le meilleur spectacle de hockey international sur Terre.
Et malgré ça, la ligue a décidé de regarder ailleurs.
Du côté européen, la décision est plus facile à comprendre. Prague est une ville magnifique, une capitale historique du hockey européen. La Tchéquie respire le hockey et possède une tradition impressionnante. Personne ne remet vraiment ce choix en question.
Mais du côté nord-américain, la décision soulève énormément de critiques.
Pourquoi ne pas inclure Montréal?
Pourquoi ne pas partager l’événement entre l’Ouest et l’Est du Canada?
Pourquoi ignorer une ville qui est littéralement au cœur de la culture hockey mondiale?
Le propriétaire des Canadiens de Montréal, Geoff Molson, avait pourtant manifesté clairement son intérêt d’accueillir le tournoi. La métropole québécoise avait toutes les infrastructures nécessaires. L’expérience récente de la Confrontation des quatre nations démontrait que l’organisation était prête.
Et malgré tout, la ligue a fermé la porte.
Pour plusieurs partisans, le message est brutal : la LNH semble de plus en plus prête à tourner le dos à Montréal lorsqu’il est question d’événements majeurs.
C’est un sentiment qui s’installe lentement depuis plusieurs années.
Les repêchages sont ailleurs.
Les événements internationaux sont ailleurs.
Les grandes vitrines médiatiques sont ailleurs.
Et pourtant, chaque fois que la LNH veut rappeler au monde que le hockey est un sport mythique, elle revient toujours aux images du Centre Bell.
Les chandails des Canadiens.
Les fantômes du Forum.
Les légendes comme Maurice Richard, Jean Béliveau, Guy Lafleur, Patrick Roy.
Montréal reste le symbole du hockey.
Mais visiblement, dans les bureaux de la LNH, ce symbole semble de moins en moins important.
C’est exactement pour ça que la réaction des partisans montréalais est si intense.
Parce qu’on parle d’une ville qui respire le hockey 365 jours par année. Une ville où les enfants apprennent à patiner avant même de savoir marcher. Une ville où un simple match du mardi soir peut faire vibrer toute une province.
Et pourtant, pour la Coupe du monde 2028, Montréal regarde le spectacle à la télévision.
Pour plusieurs amateurs, c’est incompréhensible.
Et pour d’autres, c’est carrément insultant.
La Mecque du hockey laissée de côté.
Pendant que le tournoi ira s’installer dans l’Ouest canadien.
Une décision qui risque de continuer à alimenter la frustration pendant longtemps dans la métropole québécoise.
