Injustice dérangeante : Samuel Blais humilié et ignoré par Kent Hughes

Injustice dérangeante : Samuel Blais humilié et ignoré par Kent Hughes

Par William Petit Lemay le 2026-03-19

Il y a des décisions hockey.

Et il y a des décisions qui deviennent impossibles à défendre.

En ce moment, du côté du Canadien de Montréal, le dossier Samuel Blais commence sérieusement à tomber dans la deuxième catégorie.

Parce que pendant que le Rocket de Laval roule à plein régime et vient tout juste d’assurer sa place en séries éliminatoires, un nom ressort constamment… celui de Samuel Blais.

Un joueur en mission.

Un joueur en colère.

Un joueur qui domine clairement le niveau de la Ligue américaine.

Et pourtant, à Montréal, silence radio.

Aucune opportunité.

Aucune récompense.

Aucune reconnaissance.

C’est là que le malaise commence.

Samuel Blais ne fait pas que bien jouer. Il impose sa présence. Il produit. Il frappe. Il dérange. Il contrôle le tempo. Avec 26 points en 26 matchs cette saison avec le Rocket (10 buts, 16 passes), il prouve une chose très simple : il est trop fort pour ce calibre.


Et surtout… il joue avec quelque chose dans le ventre.

De la frustration.

Depuis sa rétrogradation juste avant la pause olympique, tout indique que Blais a pris la décision personnellement. Pendant que ses coéquipiers profitaient d’un congé bien mérité, lui se retrouvait dans un autobus de la Ligue américaine.

Pas de plage.

Pas de repos.

Pas de traitement de joueur de la LNH.

Un message clair de l’organisation.

Et depuis ce moment-là, il répond de la seule façon qu’un joueur comme lui peut le faire : sur la glace.

Mais malgré tout ça… rien ne bouge.

Et là, la situation devient encore plus incompréhensible.

Josh Anderson est blessé. Une place se libère dans l’alignement. Une opportunité parfaite pour injecter de l’énergie, de la robustesse et de l’intensité sur un quatrième trio.

Exactement le rôle de Samuel Blais.

Exactement son identité.

Exactement ce qu’il fait mieux que personne dans cette organisation.

Et pourtant… tout indique que le Canadien regardera ailleurs.

Joe Veleno est une option.

Un joueur honnête. Responsable. Utile dans certaines situations.

Mais soyons honnêtes deux secondes.

Est-ce que Veleno apporte ce que Blais apporte en ce moment?

La réponse est non.

Et Patrik Laine?

On peut pratiquement fermer le dossier.

À moins d’un scénario complètement inattendu, il ne fait plus partie des plans immédiats. Son nom circule, son rôle a disparu, et même quand des ouvertures se présentent, il ne monte pas dans l’alignement.

Donc la vraie question est simple.

Pourquoi Samuel Blais est-il encore à Laval?

Parce que tout, absolument tout, indique qu’il mérite une place à Montréal.

Son style correspond parfaitement à ce que le Canadien a perdu avec la blessure d’Anderson. De la lourdeur. De l’intensité. De la présence physique. De la constance dans l’effort.

Ce sont des éléments essentiels à ce moment-ci de la saison.

Surtout quand chaque match devient une bataille.

Mais au-delà de l’aspect hockey, il y a quelque chose de plus dérangeant.

Quel message envoie Kent Hughes en ce moment?

Qu’un joueur peut tout faire correctement… et quand même être ignoré?

Qu’un vétéran peut répondre parfaitement à une rétrogradation… et ne jamais être récompensé?

Parce que c’est exactement ce qui se passe.

Samuel Blais fait tout ce qu’on demande d’un joueur de profondeur dans la LNH.

Il accepte son rôle.

Il travaille.

Il produit.

Il ne se plaint pas publiquement.

Et malgré ça, il reste coincé entre deux mondes.

Trop bon pour Laval.

Pas assez considéré pour Montréal.

Et ça… c’est la pire place où être pour un joueur.

On parle souvent de culture. De mérite. De responsabilité.

Mais dans un cas comme celui-là, la culture est mise à l’épreuve.

Parce qu’un vestiaire voit ça.

Les joueurs voient qu’un gars qui donne tout n’est pas rappelé.

Les jeunes voient qu’il n’y a pas toujours de lien direct entre performance et opportunité.

Et ça crée un doute.

Un doute dangereux.

Pendant ce temps, Samuel Blais continue de jouer comme un homme qui veut prouver quelque chose.

Mais la vraie question est maintenant ailleurs.

Est-ce que quelqu’un, à Montréal, écoute encore?

Parce qu’à force d’ignorer un joueur qui fait tout correctement, on ne parle plus seulement d’une décision hockey.

On parle d’une injustice.

Et elle devient de plus en plus difficile à justifier.

Et si le Canadien nous préparait finalement un revirement de dernière minute? Une carte cachée… bien gardée à l’interne.

Parce qu’à Montréal, on le sait, les décisions peuvent tomber à la toute dernière seconde… et ne soyez pas surpris si le nom de Samuel Blais surgit soudainement, quelques heures avant l’échauffement.

À suivre...