La défaite de 3-1 du Canadien de Montréal à Detroit fait énormément jaser.
Et pour cause.
Dans un match à quatre points absolument crucial dans la course aux séries, le Tricolore a échappé une occasion en or… dans un classement de l’Est complètement étouffant. Le portrait est simple : six équipes se tiennent à un seul point. Montréal, Boston, Detroit et Pittsburgh à 84 points. Columbus et les Islanders à 83. Ottawa juste derrière.
Ce classement.🥶🥶🥶🥶 pic.twitter.com/7PNU7wvrRg
— Anthony Martineau (@Antho_Martineau) March 20, 2026
Chaque erreur coûte cher.
Très cher.
Et jeudi soir, une seule séquence a tout changé.
Une rondelle mal gérée par Mike Matheson en fin de match. Une perte de possession évitable. Résultat : échappée d’Alex DeBrincat, but… et match terminé.
MIKE MATHESON GIVES IT AWAY AND ALEX DEBRINCAT PUTS THE RED WINGS ON TOP LATE 😱 pic.twitter.com/PHrbiA7EWu
— SleeperNHL (@SleeperNHL) March 20, 2026
La réaction a été immédiate.
Violente.
Et prévisible.
Mais c’est là que le journaliste de TVA Sports, Anthony Martineau, a décidé d’intervenir publiquement. Et disons-le… il n’a pas pris de détour.
Sur les réseaux sociaux, Martineau a carrément dénoncé ce qu’il considère comme un faux narratif profondément ancré au Québec : celui des joueurs québécois « protégés ».
J’espère que le faux narratif des Québécois protégés va un jour arrêter.
— Anthony Martineau (@Antho_Martineau) March 20, 2026
Sincèrement, si vous ne comprenez pas la nuance entre le traitement réservé par un coach à un défenseur numéro un versus celui à des gars de fond d’alignement, je ne sais pas quoi vous dire.
Il n’y a… https://t.co/3mO9FDgQB3 pic.twitter.com/frIPl974mD
Selon lui, ça ne tient tout simplement pas debout.
Il rappelle une nuance essentielle que plusieurs semblent ignorer : on ne traite pas un défenseur numéro un comme un joueur de fond d’alignement.
Matheson joue plus de 25 minutes par soir. Il est utilisé dans toutes les situations. Il transporte littéralement la rondelle et contribue offensivement depuis le début de la saison. Statistiquement, mathématiquement… il est aussi beaucoup plus exposé à l’erreur.
C’est inévitable.
Mais malgré ça, certains ont sauté sur l’occasion pour le démolir.
Et c’est exactement ce que Martineau dénonce.
Encore plus choquant selon lui? Les comparaisons avec Arber Xhekaj.
Lorsque je vois que des gens se servent de la bévue de Mike Matheson pour dire que Martin St-Louis aurait puni et critiqué publiquement Arber Xhekaj pour la même chose, une question résonne sans cesse dans mon esprit: «êtes-vous sérieux?».
— Anthony Martineau (@Antho_Martineau) March 20, 2026
C’est complètement absurde de comparer…
Parce que c’est là que le débat devient carrément absurde.
Comparer le traitement d’un pilier défensif avec celui d’un défenseur qui joue 8 à 10 minutes… et parfois même pas du tout… ça ne tient pas la route.
Et pourtant, le discours circule.
Certains affirment que Martin St-Louis aurait « puni » Xhekaj publiquement pour une erreur similaire.
Mais pour Martineau, cette comparaison est non seulement fausse… elle est dangereuse.
Parce qu’elle déforme complètement la réalité hockey.
Et pendant que Matheson se fait tomber dessus pour une seule bévue, une autre question dérangeante émerge : pourquoi certaines erreurs passent complètement sous le radar?
Ceci=le côté malsain et insensé des RS. https://t.co/EawutCReh5
— Anthony Martineau (@Antho_Martineau) March 20, 2026
Quand Lane Hutson commet une erreur coûteuse dans un autre match, le bruit médiatique est beaucoup plus faible.
Pourquoi?
C’est là que le débat devient encore plus large.
Parce qu’au fond, ce n’est plus seulement une question de performance.
C’est une question de perception.
Et dans ce climat-là, un joueur comme Arber Xhekaj devient un symbole.
Parce que pendant que Matheson est critiqué pour une erreur, Xhekaj, lui, vit une réalité complètement différente.
Il est tout simplement en train de disparaître du portrait.
Match après match, décision après décision, Martin St-Louis envoie un message clair : la confiance n’y est plus.
Jayden Struble s’est installé.
Le système fonctionne sans Xhekaj.
Et dans une équipe en pleine course aux séries, il n’y a plus de place pour l’instabilité.
C’est brutal.
Mais c’est la réalité.
Et c’est là que le mot “injustice” prend tout son sens.
Parce que d’un côté, on critique sévèrement un joueur clé pour une erreur isolée.
De l’autre, on voit un joueur comme Xhekaj perdre complètement sa place… dans un silence presque inquiétant.
Deux réalités opposées.
Deux perceptions.
Un même marché.
Et au centre de tout ça, une pression énorme.
Martineau l’a très bien résumé : remettre en question l’importance d’un joueur pour une seule séquence, c’est passer complètement à côté du portrait global.
Et c’est exactement ce qui se passe en ce moment.
Parce que malgré la défaite, Martin St-Louis lui-même l’a dit : le Canadien contrôlait le match. L’effort était là. Le plan de match aussi.
« Celle-là, elle fait mal. On a été en contrôle un long moment. J’ai aimé notre match.»
— Anthony Martineau (@Antho_Martineau) March 20, 2026
-Martin St-Louis
Mais dans une course aussi serrée…
Une seule erreur peut tout faire basculer.
Et au Québec, cette erreur devient rapidement une histoire.
Parfois trop grosse.
Parfois déformée.
Alors au final, la vraie question est la suivante :
Est-ce qu’on analyse encore le hockey pour ce qu’il est vraiment...
Ou est-ce qu’on cherche simplement un coupable?
Ouch
