Le vent commence tranquillement à tourner autour de Jacob Fowler à Montréal. Pas de panique, pas de verdict final, mais un changement de perception bien réel. Et ça, dans un marché comme celui des Canadiens de Montréal, ça va vite.
Parce qu’il y a quelques semaines à peine, Fowler était vu comme la solution évidente. Le gardien du futur. Celui qui allait s’imposer naturellement au sommet de la hiérarchie. Et aujourd’hui, après une soirée difficile contre les Devils du New Jersey, les questions commencent à sortir.
Anthony Martineau n’a pas hésité à le dire clairement : « très mauvais but ». Une séquence qui a marqué les esprits. Et surtout, une tendance inquiétante qui s’est installée dans le même match : « deuxième but où la rondelle passe entre les jambes de Fowler ».
Un but que Jacob Fowler voudra revoir 🧐 pic.twitter.com/zeZw820nL1
— TVA Sports (@TVASports) April 5, 2026
Deux fois dans la même soirée. Même si Mike Matheson a été pointé du doigt sur une des séquences, le constat restait le même : « j’ai encore l’impression que Fowler aurait pu faire mieux ».
Deuxième but où la rondelle passe entre les jambes de Fowler.
— Anthony Martineau (@Antho_Martineau) April 6, 2026
Matheson a mal géré la séquence en entier, c’est indéniable.
Mais j’ai encore l’impression que Fowler aurait pu faire mieux.
Et c’est là que le doute s’installe.
Parce que ce n’est pas juste une mauvaise soirée. C’est la nature des buts accordés. Des rondelles qui passent entre les jambes, des lectures imparfaites, un gardien qui semble parfois un peu “petit” dans son filet. Et ça, ce n’est pas nouveau comme critique.
Je sais pas qui mais un journaliste a dit ca aussi sur le premier but et il avait raison🤫 pic.twitter.com/iWyeoVPdIC
— Emond Christian (@EmondChristian) April 6, 2026
Dany Dubé l’avait déjà soulevé, de façon assez directe. Il parlait d’un gardien qui pouvait paraître « grassouillet », compact, avec un gabarit qui ne correspond pas aux standards modernes ultra-athlétiques.
Pas pour le ridiculiser, mais pour soulever une réalité : son corps, son centre de gravité, sa gestion de l’espace sont différents.
Et quand ça fonctionne, ça donne un gardien solide, qui prend beaucoup de place. Mais quand ça décroche… il peut paraître plus vulnérable qu’un géant parfaitement structuré.
Même Martin Biron avait utilisé une image frappante récemment en disant qu’il avait l’air « minuscule » dans son filet sur certaines séquences. Ce n’est pas anodin quand plusieurs observateurs arrivent au même constat.
Et maintenant, une autre couche s’ajoute.
Des équipes adverses commencent à cibler une faiblesse. Le jeu entre les jambières. Ce n’est pas un hasard si deux buts passent exactement au même endroit dans un même match. Dans la LNH, les informations circulent vite. Les attaquants analysent. Ils testent. Et quand ils trouvent quelque chose… ils y retournent.
Ouch.
Ça ne veut pas dire que Fowler est un mauvais gardien. Loin de là. À 21 ans, c’est même complètement normal de vivre ce genre de passage. Mais ça rappelle une chose essentielle : le développement d’un gardien n’est jamais linéaire.
Et pendant que Fowler traverse ce moment d’ajustement…
Jakub Dobeš, lui, gagne.
Il est stable.
Il est structuré.
Il vole des matchs.
Et surtout, il ne donne pas ce genre de buts.
Alors forcément, la question commence à circuler, même si personne ne veut encore la poser trop fort.
A-t-on été trop vite avec Fowler?
A-t-on projeté trop rapidement un statut de numéro un?
Peut-être.
Et surtout : est-ce que le véritable gardien d’avenir des Canadiens de Montréal… ce ne serait pas finalement Jakub Dobeš?
C’est encore trop tôt pour trancher. Mais une chose est certaine : pour la première fois depuis longtemps, Fowler ne fait plus l’unanimité.
Et à Montréal, quand le doute s’installe… il ne disparaît jamais complètement.
