Jonathan Marchessault à Montréal gratuitement: ça chauffe entre le CH et les Predators

Jonathan Marchessault à Montréal gratuitement: ça chauffe entre le CH et les Predators

David Garel
Le 2026-07-16

Pendant des mois, le nom de Jonathan Marchessault semblait appartenir au passé. Le Québécois avait choisi les Predators de Nashville plutôt que le Canadien lorsqu’il était joueur autonome à l'été 2024, acceptant un contrat de cinq ans d’une valeur totale de 27,5 millions de dollars, soit 5,5 millions de dollars par saison jusqu’à la fin de la campagne 2028-2029.

À l’époque, plusieurs avaient compris la décision.

Aujourd’hui, tout a changé.

Les Predators viennent de remodeler complètement leur attaque. Depuis son arrivée, Chris MacFarland a ajouté Ross Colton, Jack Drury, Mavrik Bourque, Nils Höglander, Alexander Kerfoot, Chase Bradley et Adam Edstrom. La profondeur offensive de Nashville est soudainement devenue beaucoup plus jeune, plus rapide et plus axée sur le jeu défensif.

Jonathan Marchessault ne semble plus avoir sa place dans les plans de l’organisation. Non seulement il est à échanger, mais il est pratiquement à donner sur le marché des transactions tellement il est sur la pente descendante.

Les dirigeants des Predators eux-mêmes ont reconnu que toutes ces acquisitions pourraient mener à d’autres transactions. MacFarland a même admis que l’amélioration de son équipe passerait probablement par « des décisions difficiles ».

Le nom de Marchessault revient donc naturellement dans les discussions d'échange.

Ce n’est plus vraiment une question de savoir si Nashville est prêt à l’échanger.

La véritable question est plutôt de savoir où Jonathan Marchessault accepterait d’être échangé, puisque sa clause de non-mouvement lui donne un contrôle important sur son avenir.

À 5,5 millions de dollars par année, Marchessault représente environ 5,3 % de la masse salariale d’une équipe avec un plafond fixé à 104 millions de dollars pour la prochaine saison.

Certains vont dire que c'est minime. D'autres vont affirmer que’c'est un investissement considérable pour un joueur qui risque maintenant d’être relégué à un rôle plus limité.

Les chiffres expliquent parfaitement pourquoi Nashville réfléchit.

À sa première saison avec les Predators, Marchessault a inscrit 21 buts et 56 points en 78 matchs, une moyenne de 0,72 point par rencontre.

La saison dernière, sa production a chuté à 12 buts, 19 passes et 31 points en 62 matchs, soit une moyenne de 0,50 point par match, une baisse de plus de 30 %.

Oui, les blessures, son utilisation et les nombreux changements apportés à l’équipe expliquent en partie cette diminution.

Mais les Predators savent aussi qu’un ailier de 36 ans dont la production ralentit risque de perdre encore davantage de valeur si son rôle diminue.

C’est pourquoi plusieurs équipes surveillent maintenant la situation.

Et Montréal revient constamment parmi les destinations évoquées.

Malgré son âge, Marchessault possède exactement ce que le Canadien recherche encore : un vétéran capable d’aider immédiatement une jeune équipe qui aspire maintenant à franchir une nouvelle étape.

Il peut évoluer autant à droite qu’à gauche.

Il lance de la droite.

Mais il mesure 5 pieds 9 pouces.

Reste qu'il possède un curriculum vitae que très peu de joueurs disponibles sur le marché peuvent présenter.

En carrière, il totalise 778 matchs dans la LNH, avec 263 buts, 311 mentions d’aide et 574 points.

En séries éliminatoires, il est encore meilleur.

En 102 matchs, il a récolté 36 buts et 76 points, tout en affichant un impressionnant différentiel de +37.

Il a remporté la Coupe Stanley avec les Golden Knights de Vegas en 2023.

Il a également mis la main sur le trophée Conn-Smythe, remis au joueur le plus utile des séries éliminatoires.

Ce genre d’expérience n’a pas de prix dans un vestiaire rempli de jeunes joueurs comme celui du Canadien.

Évidemment, son contrat demeure le principal obstacle.

À 5,5 millions de dollars, plusieurs équipes hésiteront.

C’est précisément pourquoi un scénario où Nashville accepterait de retenir une partie de son salaire prend de plus en plus de sens.

Si les Predators retenaient 25 % de son contrat, l’impact sur la masse salariale tomberait à 4,125 millions de dollars par saison.

À ce prix, Marchessault devient soudainement beaucoup plus attrayant pour un aspirant à la Coupe Stanley.

Si Nashville allait jusqu’à retenir 50 % de son salaire, son impact tomberait à seulement 2,75 millions de dollars.

Dans un tel scénario, son marché exploserait probablement, même si les Predators devraient conserver 2,75 millions de dollars de salaire retenu pendant encore trois saisons.

Selon plusieurs recruteurs, Montréal demeure l’une des destinations les plus logiques si Marchessault accepte de lever sa clause de non-mouvement.

Le Canadien dispose actuellement d’environ 9,8 millions de dollars d’espace sous le plafond salarial. Kent Hughes possède donc la flexibilité nécessaire pour absorber un contrat comme celui de Marchessault, surtout si Nashville accepte d’en conserver une partie.

Il ne faut pas oublier non plus que les propos de Marchessault lorsqu’il avait choisi Nashville avaient été mal reçus par plusieurs amateurs québécois.

En expliquant qu’il recherchait un environnement moins intense pour sa famille et ses enfants, il avait suscité beaucoup de réactions négatives au Québec.

Après tout, il a refusé un contrat de deux ans de Kent Hughes:

« À Montréal, si tu ne marques pas pendant six ou sept matchs, tu es immédiatement dans des rumeurs d’échange. La pression est immense. Je devais aussi penser à mes enfants et à leur bien‑être 

« À Nashville, il y a une passion pour le hockey, mais ce n’est rien comparé à Montréal. Ici, mes enfants peuvent mener une vie normale. À Montréal, on les aurait écoeurés. »

Venant d'un Québécois...

La provine n'a jamais accepét ces propos.

Marchessault a aussi décrit Montréal comme un e ville toxique.

« Jouer à Montréal, c’est comme jouer avec un poids sur les épaules à chaque présence. T’as une mauvaise semaine et on parle déjà de t’échanger ».

Aujourd’hui, si les circonstances devaient finalement l’amener à Montréal, il aurait l’occasion d’écrire un tout nouveau chapitre de son histoire avec les partisans.

Marchessault regretterait de ne pas avoir signé avec le CH en 2024 et son désir premier est de se faire échanger au CH.

Après tout, malgré une saison plus difficile, Jonathan Marchessault demeure un gagnant, un joueur de caractère et un compétiteur reconnu.

Dans une équipe jeune qui aspire maintenant à gagner, son expérience des grands rendez-vous pourrait avoir une valeur bien supérieure à ce que ses statistiques des derniers mois laissent croire.

Surtout, il s'excuserait aux Québécois de la meilleure des façon.