José Théodore et sa famille vivent un véritable cauchemar public. Des accusations graves ont été projetées au grand jour contre l'ancien gardien, lors du Bye Bye 2025.
Tout commence en mai dernier, bien avant le Bye Bye. Lors d’un épisode du balado La poire et le fromage, animé par Louis Morissette, José Théodore est invité.
Une conversation longue, près d’une heure et demie, qui ne fait aucun sens, entre deux beaux-frères qui se connaissent depuis plus de vingt ans. Ce n’est pas une entrevue journalistique. Ce n’est pas un plateau télé. C’est une discussion libre, intime, sans filtre.... et givrée..
Dès les premières minutes, plusieurs auditeurs remarquent que José Théodore est extrêmement intense. Il parle vite. Il parle beaucoup. Il saute d’un sujet à l’autre. Il raconte des anecdotes en rafale. Il gesticule. Il rit nerveusement. Il est difficile (impossible) à suivre. Tout l’internet se demande s'il n'est pas sur une substance qu'on surnomme "la poudre"... ou "la peanut"...
Très rapidement, la section commentaires de YouTube explose. Puis Reddit. Puis X. Et un vocabulaire codé s’installe.
Personne ne nomme directement quoi que ce soit, mais tout le monde comprend l’insinuation. On parle de « tempête », de « neige », de « ski », de « poudre ».
Des blagues à double sens. Des emojis. Des phrases volontairement ambiguës. L’accusation est là, même si elle n’est jamais formulée noir sur blanc.
À ce moment précis, José Théodore ne dit rien. Il ne réagit pas publiquement. Il ne se défend pas. Il continue sa vie. Mais la perception est lancée. Et dans l’écosystème numérique québécois, une perception répétée devient vite une quasi-vérité pour une partie du public.
Devant l’ampleur des commentaires, Louis Morissette intervient lui-même, directement sous la vidéo. Il défend son beau-frère. Il écrit que José est comme ça depuis toujours. Intense. Exubérant. Passionné. Qu’il est pareil à 9 h le matin. Qu’il n’y a rien d’autre à lire. Cette réaction existe. Elle est publique. Elle est datée de mai. Elle fait partie intégrante de l’histoire.
Mais l’épisode n’est pas retiré. Il reste en ligne. Les extraits circulent. Les montages se multiplient. Et surtout, une vieille image refait surface : celle des années 2000, des « Trois Amigos » avec Pierre Dagenais et Mike Ribeiro, des rumeurs de nightlife à Montréal.
Une image que José Théodore traîne depuis vingt ans, malgré sa carrière médiatique sérieuse, malgré son rôle d’analyste respecté au 98.5 FM malgré sa vie actuelle en Floride, loin de Montréal.
Les mois passent. Et hier, arrive le Bye Bye 2025. Dans un sketch porté par Arnaud Soly (Louis Morissette et Pierre-Yves Roy-Desmarais (José Théodore), l’histoire est parodiée.
Dans le sketch, tout est construit autour de la dépendance de José Théodore. Les répliques s’enchaînent à un rythme volontairement désorganisé, calqué la controverse en mai. On parle de « clés », on insiste sur le verbe « skate » répété de façon quasi obsessionnelle:
"Je fais un arrêt-clé, Mike fait un but-clé. On rentre dans la chambre. On fait des clés. C'est ça la game, Louis. C'est skate,skate, skate, skate, skate, skate."
Faire une clef... tout le monde comprend alors la grave accusation.
Tout est fait pour imiter un homme qui perd la tête, affecté par les substances. Et visuellement, le message est encore plus lourd : on montre le personnage caler une bouteille de vin.
D’un côté, le vocabulaire codé historiquement associé à la « poudre », de l’autre, une représentation d’alcoolisation excessive.
Voici le sketch vidéo qui donne froid dans le dos:
Le Bye Bye accuse José Théodore pic.twitter.com/3GY2svAYLQ
— hockey30.com (@HOCKEY30_com) January 1, 2026
Le Bye Bye ne crée pas l’accusation. Il la met en scène. Il la rend mainstream. Il la sort d’internet pour la placer devant tout le Québec, le 31 décembre, à heure de grande écoute. Ce qui était auparavant des commentaires et des sous-entendus devient une blague nationale vue par des millions de Québécois.
Et c’est là que ça devient extrêmement difficile pour José Théodore.
Parce qu’il n’est plus seulement confronté à des rumeurs sur les réseaux sociaux. Il est maintenant associé publiquement, à très grande échelle, à une insinuation lourde, grave, humiliante. Même sans mot direct. Même sans preuve. Même sous couvert d’humour. Le message est compris. Et il colle.
José Théodore est aujourd’hui père de famille. Analyste. Entrepreneur. Figure publique encore active. Voir son nom, son image, son comportement être ramenés à une insinuation de ce type, des mois après les faits, devant tout le Québec, c’est brutal. C’est violent. C’est déstabilisant. Surtout quand il n’a jamais admis quoi que ce soit. Surtout quand rien n’a jamais été prouvé.
Le plus dur, c’est que José Théodore ne peut pratiquement pas gagner.
S’il se défend trop fort, on dira qu’il se justifie.
S’il se tait, l’image s’installe.
S’il en rit, on dira qu’il assume.
Il est coincé.
Cette histoire-là, dans son ensemble, ce n’est pas une blague. C’est le parcours d’un homme qui a été dépassé par la machine médiatique, d’abord par une entrevue mal encadrée en mai, ensuite par des mois d’insinuations numériques, et finalement par une parodie télé qui vient cristalliser tout ça dans l’imaginaire collectif.
Voilà ce qui s’est passé.
Voilà pourquoi c’est lourd.
Voilà pourquoi, en ce moment même, c’est extrêmement difficile pour José Théodore,
Nos pensées sont avec lui et sa famille.
