Kent Hughes ne pliera pas : l’affaire Michael Hage prend une autre dimension

Kent Hughes ne pliera pas : l’affaire Michael Hage prend une autre dimension

Par William Petit Lemay le 2026-02-14

La date limite approche.

Et avec elle, les rumeurs explosent.

À Montréal, un nom revient constamment : Robert Thomas.

Centre droitier établi.

Productif.

Fiable.

Le genre de joueur qui aide immédiatement une équipe qui veut passer un cap.

Sur papier, ça fait du sens.

Mais en arrière-scène, une autre réalité s’impose.

Michael Hage.

Et c’est là que le débat devient intéressant.

Hage n’est plus seulement un espoir intrigant.

Il est en train de forcer la main à tout le monde.

Trois passes contre Penn State.

Un but en fusillade digne d’un vétéran.

Une performance dominante dans un duel attendu face à Gavin McKenna.

37 points en 28 matchs.

Neuvième meilleur pointeur de toute la NCAA.

À son âge.

Au Championnat du monde junior, il a confirmé que ce n’était pas un feu de paille.

Deux buts.

Treize passes.

Quinze points en sept matchs.

Vision exceptionnelle.

Patin explosif.

On parle d’un centre complet.

Et c’est là que la comparaison avec Robert Thomas devient délicate.

Thomas est établi.

Il produit.

Il a prouvé qu’il peut évoluer dans un top-6.

Mais il approche son sommet.

On connaît son plafond.

On sait ce qu’il est.

Hage, lui, ne l’a pas encore atteint.

Son potentiel est plus large. Plus moderne. Plus rapide. Il cadre parfaitement avec la direction que Martin St-Louis veut imposer : vitesse, créativité, intelligence.

Sacrifier un joueur comme Hage pour un centre établi, c’est accélérer aujourd’hui… au risque de freiner demain.

Et Kent Hughes le sait.

Depuis son arrivée, il mise sur la patience stratégique.

Il accepte de vivre avec la progression naturelle du groupe.

Il refuse les mouvements impulsifs.

Il construit un noyau qui pourra gagner longtemps, pas seulement surprendre une saison.

Les rumeurs autour de Robert Thomas sont logiques.

Montréal veut compétitionner.

Le club progresse.

Les séries éliminatoires ne sont plus un rêve lointain.

Mais la question est simple.

Faut-il compromettre l’avenir pour gagner quelques mois?

Hage représente plus qu’un espoir.

Il représente une continuité.

Une profondeur au centre qui pourrait devenir une arme majeure derrière Nick Suzuki.

Un duo capable de stabiliser l’équipe pendant une décennie.

Et il y a un autre élément.

La valeur de Hage monte.

Chaque match dominant augmente son importance interne.

Chaque performance internationale renforce la conviction du département hockey.

Il ne s’agit plus seulement d’un bon choix au repêchage.

Il s’agit d’un pari qui commence déjà à payer.

Les dirigeants le voient.

Les autres équipes aussi.

C’est justement pour cette raison que son nom circule.

Parce qu’il a de la valeur.

Parce qu’il attire l’attention.

Mais c’est aussi la raison pour laquelle Kent Hughes ne pliera pas.

Une transaction peut améliorer un alignement.

Un mauvais sacrifice peut le déséquilibrer pendant des années.

Montréal pourrait bouger. Montréal écoute. Montréal analyse.

Mais sacrifier Michael Hage pour une solution à court terme ne correspond pas au plan.

Et à mesure que la date limite approche, une chose devient claire.

L’affaire Michael Hage ne se limite plus à une simple rumeur.

Elle définit la direction du Canadien.

Et il ne faut pas oublier un détail majeur.

Si sa saison universitaire se termine tôt, rien n’empêche Michael Hage de signer son contrat d’entrée et de rejoindre le Canadien dès la fin de l’année.

Le scénario est très réel.

On l’a déjà vu avec d’autres espoirs dominants dans la NCAA.

Imaginez l’impact : un centre en pleine confiance, propulsé directement dans un vestiaire qui pousse pour les séries.

Ce n’est plus un rêve lointain.

C’est une possibilité concrète.

Le verdict viendra plus vite qu’on le pense...