Kent Hughes perd patience sur le marché des transactions: Pierre LeBrun avoue tout

Kent Hughes perd patience sur le marché des transactions: Pierre LeBrun avoue tout

Par David Garel le 2025-02-25

Si un directeur général de la LNH pense qu’il peut acquérir Jake Evans pour une bouchée de pain, il ferait mieux de ne pas perdre son temps.

Selon Pierre LeBrun sur Insider Trading, les Canadiens et Evans sont encore très loin d’une entente et tout pointe vers un échange. Mais attention : Kent Hughes ne vendra pas son centre défensif à rabais.

Le message du DG du Canadien aux autres équipes est simple et brutal : ne perdez pas votre temps si votre offre est inférieure à un choix de deuxième ronde. 

Un troisième ou un quatrième choix? Oubliez ça. Hughes ne répond même pas aux appels s’il juge que l’offre n’est pas à la hauteur.

Même Pierre LeBrun avait la chair de poule en décrivant la froideur et l’intransigeance de Kent Hughes sur Insider Trading. Il l’a dit avec un ton presque tremblant : Hughes n’a aucun état d’âme et ne cédera pas un centimètre.

Le message du DG du Canadien est d’une brutalité chirurgicale :

"Ne m’appelle même pas pour un choix de troisième ou quatrième ronde, car je vais te raccrocher au nez."

Hughes fixe ses conditions et les autres DG n’ont qu’un choix : payer ou dégager.

La LNH savait que Kent Hughes était un habile négociateur, mais là, il pousse l’art de la transaction à un niveau glacial et impitoyable. Il impose ses règles, écrase les offres ridicules et force les équipes à se plier à son prix.

Dans cette guerre de nerfs, Hughes est le bourreau, et les autres DG sont ses victimes.
Jake Evans sera échangé, mais seulement aux conditions du Canadien. Sinon, il restera à Montréal, quitte à partir pour rien cet été.

Une chose est certaine : les DG de la LNH n’oublieront jamais cette leçon de négociation brutale

Les discussions entre le CH et Evans ont clairement stagné, et avec la montée en puissance d’Owen Beck, il est évident que Montréal se prépare à tourner la page.

Mais cela ne signifie pas qu’Hughes va céder à la pression du marché. Il sait qu’Evans est un joueur convoité : un spécialiste des mises en jeu, un excellent joueur de désavantage numérique et un centre de profondeur fiable. Plusieurs équipes le veulent, et Hughes compte bien en tirer un maximum.

Ce qui se passe ici est limpide : Kent Hughes contrôle le marché. Il sait que certaines équipes cherchent désespérément un centre défensif pour les séries. Il sait aussi que si ces équipes veulent un Jake Evans, elles devront payer le prix fort.

Hughes envoie un message brutal aux DG qui hésitent encore : vous voulez Evans? Sortez le chéquier.

Les Kings de Los Angeles, le Wild du Minnesota, les Devils du New Jersey, et même les Maple Leafs de Toronto ont tous démontré de l’intérêt. Mais aucun d’entre eux ne pourra l’obtenir à rabais.

Et si aucune équipe n’offre un choix de deuxième ronde ou plus? Hughes gardera Evans et le laissera partir sur le marché des joueurs autonomes cet été, plutôt que de le donner pour des miettes.

C’est sans pitié, mais c’est la méthode Hughes.

Avec cette position de fer, le DG du CH prouve une chose : il ne subira pas la pression du marché. Il dicte ses conditions, et les autres devront s’y plier.

Depuis des semaines, Hughes tente de manipuler le marché, de maximiser ses actifs et d’augmenter la valeur de ses joueurs en les emballant dans des transactions stratégiques.

Son grand plan était d’envoyer Joel Armia et Jake Evans ensemble à une équipe en quête de profondeur défensive et de joueurs de désavantage numérique.

Les Kings de Los Angeles, avec leur choix de 24e au total, semblaient être la cible idéale. Armia et Evans sont deux joueurs choisis et défendus par Marc Bergevin, et Los Angeles cherche un centre défensif pour équilibrer son alignement en séries. Tout semblait aligné pour que Hughes réussisse un coup de maître.

Mais voilà le problème : aucune équipe ne veut payer le prix demandé.

Le Wild du Minnesota, le Lightning de Tampa Bay, les Devils du New Jersey… Tous ces clubs cherchent de l’aide pour leur désavantage numérique. Mais aucun ne veut sacrifier un premier choix pour des joueurs de soutien. Les offres reçues par Hughes sont risibles.

Si le DG du CH est obligé de menacer les équipes de ne plus l’appeler si elles offrent moins qu’un choix de deuxième ronde pour Evans, c’est que les offres qu’il reçoit actuellement sont encore pires.

Ce réveil brutal affecte non seulement Evans, mais aussi Joel Armia, David Savard et Christian Dvorak.

Jake Evans : Il pensait qu’il était vu comme un solide centre de troisième trio, capable d’obtenir 3 millions sur cinq ans. Mais la réalité le frappe : il peine à justifier un choix de deuxième tour.

Joel Armia : Lui qui négocie encore une prolongation avec Montréal voit bien que sa valeur sur le marché est quasi inexistante. Il sait qu’il ne pourra jamais obtenir un contrat comparable à son actuel 3,4 millions de dollars.

David Savard : Son déclin est évident. Le Canadien aurait de la difficulté à obtenir un choix de quatrième ronde pour lui, alors qu’il aurait eu une valeur énorme il y a deux ans.

Christian Dvorak : Avec un salaire de 4,45 millions et une production honteuse, il est pratiquement invendable.

Cette réalité brutale change complètement le jeu pour Kent Hughes.

Hughes devra choisir entre humilité et entêtement

La situation est maintenant critique. Hughes espérait ajouter un troisième choix de premier tour pour l’utiliser dans une transaction plus ambitieuse cet été. 

S’il se bat pour obtenir un simple choix de deuxième tour pour Evans, il doit accepter une réalité inconfortable : les directeurs généraux ne veulent pas payer.

Le marché a parlé.

Hughes devra maintenant décider : s’entêter et risquer de perdre Evans sans rien en retour, ou accepter un retour inférieur à ses attentes et sauver la face.

Dans cette guerre de bras de fer, Hughes ne veut pas céder. Mais dans 10 jours, il pourrait être forcé de le faire.