Le scénario devant le filet du Canadien vient de prendre une tournure beaucoup plus intéressante que prévu… et Samuel Montembeault pourrait se retrouver au centre d’un plan qui dépasse largement la prochaine saison.
Dans son plus récent texte publié dans La Gazette, Stu Cowan revient sur l’avenir du gardien québécois et avance une possibilité qui pourrait complètement changer la hiérarchie devant le filet à Montréal.
Après une saison difficile, Montembeault pourrait commencer la prochaine campagne dans un rôle différent, pendant que Jakub Dobeš et Jacob Fowler poursuivent leur progression.
Cowan ne présente pas cette idée comme une certitude, mais son raisonnement mérite qu’on s’y attarde.
Selon lui, il ne serait pas surprenant de voir Montembeault commencer la saison comme adjoint de Dobeš, alors que Fowler serait envoyé au Rocket de Laval.
« À ce stade, je ne serais pas surpris si Montembeault commençait la saison comme auxiliaire de Jakub Dobeš », écrit Cowan.
Cette phrase arrive seulement quelques jours après les commentaires beaucoup plus sévères de Brendan Kelly, également de La Gazette, qui souhaitait carrément voir le Canadien tourner la page avec Montembeault.
Deux opinions différentes, mais qui convergent vers la même réalité : le Québécois n’a plus le filet garanti qu’il avait encore il n’y a pas si longtemps.
La différence, cette fois, c’est que Cowan voit une utilité possible à Montembeault même s’il ne commence pas la saison comme numéro un.
Le gardien pourrait avoir une dernière occasion de faire monter sa valeur.
It's looking more and more likely that Samuel Montembeault will be starting this next season with the #GoHabsGo #thesickpodcast @TonyMarinaro @StuCowan1 pic.twitter.com/VKLYCuy8Jm
— The Sick Podcast with Tony Marinaro (@thesickpodcasts) August 13, 2026
Après une campagne catastrophique sur le plan statistique, Montembeault a encore une année de contrat à 3,15 millions de dollars.
Ses chiffres de 2025-2026, avec une moyenne de 3,43 et un taux d’efficacité de ,872, ont fait mal à sa réputation.
Pourtant, Cowan rappelle une donnée que plusieurs semblent déjà avoir oubliée : avant cette saison difficile, Montembeault venait de connaître trois campagnes solides avec des taux d’efficacité de ,901, ,903 et ,902.
Autrement dit, le Canadien doit maintenant déterminer si la dernière saison représentait une véritable tendance… ou simplement une énorme sortie de route.
Kent Hughes pourrait donc avoir intérêt à ne pas précipiter les choses.
Une bonne séquence de Montembeault dans un rôle de réserviste derrière Dobeš pourrait éventuellement modifier la perception autour de sa valeur.
Le directeur général pourrait alors disposer d’un actif beaucoup plus intéressant à quelques mois de la date limite des transactions.
Cowan utilise d’ailleurs une expression très révélatrice lorsqu’il parle de cette possibilité : « gestion d’actifs ».
Le terme est important. Montréal n’aurait pas nécessairement besoin de décider immédiatement que Montembeault appartient au passé.
Le Canadien pourrait plutôt lui donner un rôle précis, surveiller sa performance et voir comment la situation évolue.
Pendant ce temps, Jacob Fowler aurait enfin l’occasion de jouer régulièrement à Laval.
C’est probablement l’élément le plus logique de tout le scénario. Fowler n’a que 21 ans et n’a aucun problème de ballottage à franchir.
Le garder dans les estrades à Montréal simplement pour conserver trois gardiens dans la LNH ne ferait pas beaucoup de sens pour son développement.
Cowan rappelle d’ailleurs que Fowler doit jouer des matchs.
Sa seule apparition en séries éliminatoires, où il n’avait disputé que quelques minutes comme adjoint de Dobeš, n’a pas réellement contribué à son développement.
La hiérarchie pourrait donc devenir très claire : Dobeš devant le filet, Montembeault derrière lui et Fowler avec le Rocket pour accumuler les départs.
Mais cette configuration pourrait aussi ouvrir une autre porte pour Kent Hughes.
Si Montembeault retrouve suffisamment de confiance pour redevenir un gardien fiable, sa valeur pourrait remonter. Un gardien québécois de 29 ans, avec une dernière année de contrat raisonnable et une expérience importante dans la LNH, pourrait alors intéresser une équipe à la recherche de profondeur devant le filet.
C’est précisément ce qui rend le scénario intéressant. Montréal n’aurait pas besoin de déclarer publiquement que Montembeault est devenu indésirable. Il pourrait simplement lui donner une nouvelle mission… et attendre de voir ce qu’il en fait.
Après tout ce qui s’est dit sur son avenir depuis quelques semaines, le prochain chapitre pourrait être très différent de celui que plusieurs imaginaient.
Samuel Montembeault n’aurait peut-être pas perdu sa place à Montréal.
Il pourrait plutôt être en train de changer de rôle… pendant que Kent Hughes regarde déjà beaucoup plus loin.
À suivre ...
