Depuis qu'Elliotte Friedman a révélé que Vincent Trocheck souhaite demeurer dans l’Est, le lien avec le Canadiens de Montréal s’est imposé presque naturellement.
Montréal est à deux heures de New York. Même fuseau horaire. Même pression médiatique. Même intensité. Et surtout : un besoin clair dans le top-6.
Dès que Friedman a laissé entendre que Trocheck pouvait pratiquement être rayé de la liste des équipes de l’Ouest, tout le monde a fait le même calcul. Si Trocheck bouge, Montréal devient automatiquement un candidat crédible.
Elliotte Friedman: Re Vincent Trocheck: At this point in time...he would like to stay East, so I don't know that you could consider him a solution for the Kings or anyone else on that side - 32 Thoughts (2/6)
— NHL Rumour Report (@NHLRumourReport) February 11, 2026
Ce n’est pas une confirmation. Mais c’est un signal.
Trocheck a 32 ans, il est signé à 5,625 M$ jusqu’en 2029 et il possède une clause de non-échange partielle lui permettant de bloquer 12 équipes.
Ce détail est important, parce qu’il complique la vie du DG des Rangers de New York, Chris Drury. Plus un joueur contrôle sa destination, plus le levier est du côté de l’acheteur.
Et Trocheck, lui, a clairement indiqué sa préférence géographique.
Sur la glace, le profil est évident : centre two-way établi, intense, capable de produire, utilisé dans toutes les situations, avec trois saisons de plus de 60 points (dont deux au-delà de 75).
Ce n’est pas un joueur « flashy », mais c’est un moteur. Un gars qui joue dur, qui gagne ses batailles, qui met de la pression constante. Oui, il mesure 5’11 et pèse autour de 187 livres, mais Trocheck joue plus gros que son gabarit. Il joue papier sablé. Il a du mordant.
Cela dit, la question demeure légitime : le Canadien doit-il vraiment payer cher pour un autre “petit” joueur?
Parce que Montréal sort d’une série contre Washington où le manque de gabarit a fait mal. Très mal. Le CH doit grossir son noyau s’il veut survivre en séries. Ajouter Trocheck règle un problème au centre, mais ne règle pas entièrement la question physique.
Et c’est là que le nom de Kirby Dach entre en scène.
Dans pratiquement tous les scénarios qui circulent sur les réseaux et dans les milieux bien branchés, Dach apparaît comme la pièce offensive centrale d’un éventuel échange.
Ce n’est pas un hasard. Gros attaquant, ancien haut choix, potentiel encore intrigant malgré les blessures, Dach représente exactement le type de pari que New York pourrait vouloir tenter.
Le problème, évidemment, c’est qu’en envoyant Dach pour Trocheck, le Canadien échange du gabarit contre un joueur plus petit.
Mais soyons honnêtes : malgré son format, Dach n’a jamais réellement imposé sa présence physique de façon constante.
Et s’il faut le sacrifier pour stabiliser le centre du top-6 avec un joueur établi comme Trocheck, Montréal pourrait être prêt à faire ce choix.
Le montage qui circule le plus ressemble à ceci :
Kirby Dach, un choix de première ronde (protégé), un défenseur gaucher de soutien, comme Jayden Struble, si le CH refuse d’inclure Arber Xhekaj ou Adam Engström.
C’est un package crédible. Pas extravagant. Pas vide non plus. Et surtout, il respecte les lignes rouges de Montréal : pas de David Reinbacher, pas d’Oliver Kapanen, pas de Michael Hage.
Reste un autre élément majeur : la relation entre Jeff Gorton et Chris Drury. Les deux hommes ne s’aiment pas, depuis que Drury a joué un rôle dans le congédiement de Gorton à New York.
C’est connu dans la ligue. Mais à un certain point, les égos doivent s’effacer. Et au besoin, Kent Hughes peut très bien mener les discussions directement.
Parce qu’il n’y a pas de fumée sans feu.
Trocheck veut rester dans l’Est. Montréal cherche un centre. Dach circule à New York. Et Drury aimerait clairement se libérer du contrat de Trocheck pour remodeler son noyau.
Tous les ingrédients sont là.
Vincent Trocheck n’est pas une rumeur jetée au hasard. C’est un dossier logique, structuré, qui correspond aux besoins immédiats du Canadien.
Oui, il est plus petit. Mais il joue gros. Oui, il est plus vieux que le noyau. Mais il est encore signé pour plusieurs années et peut aider maintenant.
Et si le prix est Kirby Dach, un premier choix et un défenseur de soutien?
Montréal va écouter.
Parce qu’au final, le Canadien ne cherche pas un projet. Il cherche un joueur capable de stabiliser son top-6 dès maintenant, sans hypothéquer complètement son avenir.
Trocheck coche plusieurs cases.
Reste à voir si New York est prêt à danser, et si Montréal est prêt à perdre du gabarit pour gagner en certitude.
Mais une chose est claire : depuis que Friedman a parlé de l’Est, ce dossier-là est devenu beaucoup plus réel.
